‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 44 sur 179 · Quant à Vacide borique > je n'ai pu trouver · texte numérisé non relu

Quant à Vacide borique > je n'ai pu trouver

encore aucun réactif propre à signaler sa présence, chose très-désirable cependant , vu que cet acide se rencontre souvent, ainsi que 1 acide iluorique, dans des minéraux dontil ne constitue qu*ùne trèspetite partie , et où sa présence , en quelque sorte adventice , échappe très-souvent à l'observation dans les analyses faites ()ar la voie humide*

{}. Les lujd raies ou combinaisons de l'eau avec les corps oxidés, se reconnaissent aisément en chauffant la matière d'essai dans un petit matras; les moindres traces d'eau se condensent alors dans le col. H n'est ^uère de substances assez peu hygrométriques pour ne pas dégager dans cet essai une petite quantité de vapeur aqueuse.

iO« Les silicales sont décomposés par le sel de phosphore ; ia silice est mise en liberté, et la base

DBS ACIBB8. 165

se combine avec Tacide phosphorique ; lorsqu'on n'emploie qu'une petite quantité de sel de phosphore, il arrive le plus souvent que la silice se gonlie au moment de la décomposition, et absorbe la masse liquéûée ; en mettant une plus grande quan-titéde fondant) on peutconvenir le tout en une boule qui tient en 8us|>enBÎon de la silice tuméfiée demitrans|)arorilo. On i ajit'u nit mieux lorsque le vt'rre est eo ignition qu aprèâ le rei'roidissement. La plupart des silicates donnent un verre transparent à l'état liquide, et qui prend l'aspect de l'opale en refroidissant. Cela n'arrive pas avec la silice pure. Lorsque la matièred'essai ne contient pas beaucoup de silice, celle-ci se dissout presque toujours complètement dans le flux.

Toute substance terreuse ou pierreuse, qui, traitée par la soude, fond avec effervescence et donne naissance à on verre transparent, doué de la propriété de consei^ver sa transparence après le refroidissement, est ou de lasilice, ou un silicate dans lequel Toxigène de la silice est, en général, à Toxigène de la base, comme 2 (au moins) est à l« Le verre de silice et de soude adonc la faculté de dissoudre jusqu'à la base que la soude a enlevée à la silice. Mais si la matière d'essai ne renferme qu'une petite quantité de silice; si, par exemple, les quantités d'oxigène sont égales dans la silice et la base, alors la décomposition du silicate et la formation du verre

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ont bien lieu, mais la quantité qui s'en forme ne suffît plus à la dissûlutioa de laba,»fi| (tout 1^ pores absorbent le yerre» Souvent alors un phénomène se présente, dont l'énoneé semble tout4r{ait paradoxal» savoir qu'un fossile peut, avec une très-petite quantité de soude, ibrmer un verre transparent qui devient opaque avec un peu plus de soucie et infusible pour une quantité eneore plus eonsidérable* Ce phénomène a lieu oitlinairement avec les silicates fusibles, dont la base, quoique iniui»ibie par eUe-même, forme un verre avec la silioe, aussi bien que la soude. Une petite quantité de soude chasse bien une petite partie de la base infusible ; mais celle-ci reste encore en dissolution; chaque fois que Ton ajoute ensuite de la soude, on met en liberté une nouvelle portion' de la base, et la masse s*épaissit et se gonfle de plus en plub.

Cette relation entre les phénomènes qui résultent de différentes proportions de silioe, ne souffre aucune exception et se reproduit constamment dans les silicates de même base j mais des bases différentes se comportent sous ce rapport d*une manière différente. €k>mme les silicates sont pour la plupart des sels doubles dont les bases sont souvcul cuuibinées dans des proportions inégales, il arrive que deux bases qui, dans un certain rapport, forment aisément on verre avec la soude, n*en produisent que très-difficilement dans un autre. Par exemple,

quand la base est C-hSA , on vitriûe le silicate avee la même facilité que le biailicate ou le tirisilicate; mais quand la base est C-h2i4, le silicate

ne donne pas de verre avec la soudo. Quand la base est C-hM, le bisilicate a déjà beaucoup de- pe|pe à se vitrifier par la soude, et si ceUe base est Ch-SM y on ne peut plus amener le bisilicate à un état de iiquidilc [h'irl'aite. La étant C-\-f ou C:tmg, la vitrification aura lieu, au contraire, avec une grande facilité. îkipmh que Ton peut àéf* duire les proportions de silice de la forme des cristaux dans un grand nombre des silicates les plus communs, la fusibilité avec la soude e^t devenue uo bon moyen de déterminer approximativemeutdan,? certains cas les quantités relatives des basée.

il. Les félénialeâ, \e$ tvrsématêg, les molybda^ (es, tiêngstaies et chromâtes, et les combinaisons

dans lesquelles les oxides de lUane et de tantale jouent le rôle d'acides , se reconnaissent aux caractères que j'ai tracés précédemment. Ainsi les séléniates et les arséniates se reconnaîtront à Todeur qu'ils développent au feu de réduction , de même que les séléniures métalliques et les alliages d'arsenic ; les antres sont suffisamment caractérisés par les réactions que leurs acides produisent » réactions que j'ai décrites pour chacun d'eux.

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