FaMerz(}es
Ces minéraut se eomportent dîtersemeat dana
les mêmes circonstances, et se divîsettl en deUK classes s l'une composée de ceux cjui dégagent de Tarsenic, et l'autre de ceux qui dégagent de Tantîmoine durant le grillage. Quelques espèces fuiuleiit, bouillonnent, et fument tout à la fois; d'autres fondent d'abord coniplctemeut et se boursuflent ensuite, en formant des excroissances qui offrent en petit Taspect du chou-fleur , mais qui
5UM CAKAGTÀEB8 PTROeilO&TlOUBS
fondent à un feu vif; toutes donnent un grain de cuivre métallique, lorsqu'on les traite par la soude après un grillage préalable. Traités par les flux , les fahlen offrent les réactiooB da fer et da eutvre*
10* Oandide de cuivre ei
il. Oxidede euwre, (Voyez page 145,)
iâ. Le sulfate de cuivre neutre , aioeiqne le sous-salfate^ se décolore au feu , et dégage de la Tapeur d'eau. Le sel neutre devient blanc, et le Boufl-sel noir. On reconnaît la présence de Tacide Bulfurique, dans Tun ou dans l'aotre^ en pulvérisant la matière grillée, la mêlant avec de la poussière de charbon, et la chauffant à Textrémité d*un tube fermé à la lampe; une grande quantité d*acide sulfureux se développe, etse fait connaître tant par son odeur que par son action sur un papier de Fernainbouc humecté, que l'on introduit dans le tube. Cet effet est très-marqué lors même que Ton opère sur un grain de sous-sulfate de ^suivre, dont la grosseur n'excède pas celle d'une ^tête d'épingle.
43. Sous^muritUe de cuivre, Gu'M + 4Âq; arénacé et compacte du Chili.
Seul, colore fortement la flamme en bleu, et ses bords en vert. Un dépôt rouge pulvérulent se forme sur le charbon, autour de la mntière d'essai; ce dépôt colore la flamme en bleu, dans la partie
DDS MINÉRAUX. 205
qui rase lasurface du support. La matière fond ,
se réduit, et donne un grain de cuivre entouré de scories. Le muriate de cuivre pulvérulent jette plus de scories 'que le muriate compacte. Ces flcoriès offirent la réaction du cuivre et celle du fer; on voit distinetement cette dernière sur le verre où la réduction s'esL opérée, lorsque la réaction du cuivre ne s'est pas encore manifestée par le refreidiseement.
Avec les flux ^ ce muriate se comporte comme Toxide de cuivre.
li. Phasphaie de cuivre, d'Ehrenbreitstein* • • •
Cu' P -j- X Aq.
Seul, ne colore pas la flamme ; se réduit en pou* dre sous un feu vif et brusque , mais conserve sa
cohérence sous une caléfaction lentement progressive; noircit et fond en conservant sa couleur noire; au centre du grain on aperçoit un petit globule de cuivre métallique* Ce noyau de cuivre jette un vif éclat, ou un éclair y au moment de sa congélation , à peu près coiuine l'or et l'argent, quand ou les passe à la coupelle.
Avec le sel de phosphore et le boraœ, il se comporte
de même que Toxide de cuivre pur.
Avec la soude, un phénomène d'un genre par* ticulier se présente. Une petite portion de soude
donne une boule liquide. St Ton ajoute une nouvelle quantité de soude» la masse se gouile pour
un inetant, puis s^î liqucUe de nouveau; et ù chaque àim nouvelle que ïon ajoute à la manaei lô mèma phénonèoe le rôproduU ^ Juiqii'à oe go W fin elle«e dilata, ae aolidifieet de?iaiit inAisiblt*
Avec uuc fraude quantiti: de soude , la masse ga»*
line â eofomee d»m k lilmboup et kim du auivia & la «urfaoe*
La réaction qui forme le caractère principal du phosphate de cuivre, est oaiia que produit, en fondant avec oa phoaphntet un volume de plomb métallique à peu près égal au sien. Si Ton expoee le mélange à un Irès^bon feu do réduction, la totalité du cuivre se sépare à l'étal métallique , et il se forme autour du régule une masse de phosphate de plomb fondu , qui cristallise en refroidissant. Si après la congélation de ce phosphate , on enlève le métal plombifère relativement plus fusible, et que Ton refonde ensiiite la masaoïoa obtient une boute plus sphérique et dont les facettes de orietftUisa-
àonsont plus lar^eâ.
15, Cminmate i9 evim Tirtet bien. CuG 4- Aq
et Gu Aq' 4- 2 Cu C%
Seulf dans lematras, donne de Teau et noircit.
Sur le charbon, fond et se comporte en tout comme Foxide de cuivre pur (page 145).
CoruwalK
L'anAniatad^ottiyreseocMBpQrCe, en gétiéral,
avec les ilux , de la même manière que l'oxidc
cuivre I mais répand , aafeUf une forte odeur d'aneoiq, et donne» lorsqu'on le réduit «oui ou avec la aoude
sant*
a» L'anéniate ▼ert-griefttre , qui crUtalKse en
aiguilles capillaires, étant ciiauiïc seul dans le mairas, ne dégage point d'eau, et a éprouve aucune altéoration. Sur leeharbon , il ee réduit» au HUK oient de la fusion , en produisant une détonation »
par l'effet de laquelle il péoètre très-avaat àam U masse du charbon, d'où l'on retire eosuite un
grain métallique blanc, qui devient rouge par le refroidissement, La couleur rouge est due à uno
mince couverte d'oxidule de cuivre ; le grain est blanc daud l'intérieur , et se casse sous le marteau.
b. L'arséniato cristallisé dont la couleur est d'un vert sombre, se comporte à peu près de la même manière, mais jette une scorie fondue au»
tour du grain métallique réduit , ainsi que le fait voir un examen attentif. QueTou ajoute du plomb, que l'on décante le métal fondu après la ooogéia» tion de la scorie, laquelle adhère naturellemeati
lasurOacedu support, et que Ton fiBuise subir à cette scorie une nouvelle f uâion , on obtient alors
du pbospbate de plomb i dont la fiouleur cet
208 GAEàCTfalBS PYEOGKOSTIUUES
blanche I et qui cristalliae au moment de ea con-" gélation.
c. L'espèce verte et compacte , un peu huileuse en son intérieur, offre les mêmes phénomènes, mais donne ayec le plomb une quantité plus oonsidérable de phosphate de plomb.
d« La belle variété à cristaux bleu-clair , dégage beaucoup d^eau dans le matras, fond imparfait
tement, et ne se réduit pas avec détonation; mais donne pour résidu une masse de scories dans laquelle on aperçoit quelques grains métalliques blancs. Elle n'offre point, avec les flux, de réaction
indicative du fer.
R. Celte dernière variété renferme donc, avec Toxidede cuivre, une autre base qui n*est pas ré*
ductihle.