‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 11 sur 41 · PREMIÈRE OBSERVATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OBSERVATION

(Communiquée par M. le Dr GRYNreLrr.)

M"° X..., âgée de 32 ans, a eu une enfance maladive; à l'heure actuelle, elle a une excellente constitution. Il y a trois, ans elle devint enceinte une première fois. La grossesse fut interrompue par des vomissements incoercibles, et l'avortement se produisit spontanément au deuxième mois. Il y a dix-huit mois environ, une seconde grossesse a donné lieu à de nouveaux vomissements. C’est à ce moment que M. le D' Grynfeltt fut appelé. L'intolérance pour tous les aliments était absolue. Plusieurs moyens furent mis e1 usage: boissons gazeuses glacées, belladone à l’intérieur et en pommade sur le creux épigastrique, badigeonnage du col utérin avec l'extrait de belladone et même avec une solution concentrée de nitrate d'argent, recommandée par Simpson; tout cela fut inutile. Les vomissements continuaient et la malade dépérissait rapidement. C'est alors que M. Grynfeitt songea à l’'hydrate de chloral. IL prescrivit des lavements contenant 1 gram. à 18,50 de cet agent, à prendre trois fois par jour. Sous l'influence de ce moyen, les vomissements diminuèrent d’abord de fréquence et d'intensité, puis disparurent complètement.

Nous devons ajouter que, un mois après, on vit se produire une hémorrhagie utérine accompagnée de l'expulsion de l'œuf, sans que l’on pût invoquer d'autre cause qu'un abaissement considérable de l'utérus, dont le col reposait presque complètement sur le plancher périnéal. C'est à ce contact continuel que M. Grynfeltt rapporte l'excitation réflexe qui à amené ces vomissements.

29 En second lieu, le chloral peut être employé avec avantage pour calmer l'agitation extraordinaire qui s'empare de certaines femmes avant le commencement du travail. Cette agitation va quelquefois jusqu’à produire des crises nerveuses et ne fail

RS De d’ailleurs que s’accroître au moment où les douleurs apparais-

sent.

3° Albuminurie. — Dans ce cas, l'emploi du chloral ne peut pas se déduire à priori. Nous devons pourtant signaler un fait que relate M. Léon Dumas' dans sa Thèse d’agrégation. On ne peut, de ce cas unique, tirer une règle de conduite; mais nous devons dans cette Thèse, consacrée au chloral, ne négliger aucun fait capable d'amener à une nouvelleindication de ce médicament.

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