‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 13 sur 41 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Publiée ‘par le D' MARTINEAU).

Une jeune femme, enceinte de quatre mois et demi, est atteinte de pleuro-pneumonie. On lui applique deux jours de suite des ventouses scarifiées. Le lendemain, on voit se déclarer des douleurs expulsives et un écoulement sanguin abondant. La fausse couche était imminente. À 3 h. äu matin, on administre un lavement avec 1 gram. de chloral. À 8 h.,on en donne un second, et le soir un troisième. Les douleurs et l'écoulement diminuent rapidement, puis cessent tout à fait.

Besnier ‘, commentant ces deux cas, a tenté d’en donner une explication. Quand l'utérus, dit-il, est à terme, deux éléments provoquentses contractions: 1°la pression de la tête du fœtus sur le col; 2° la douleur. Si l’on administre du chloral en cet instant, l’élément douleur disparait, tandis que la première cause excitante persiste. De là, la continuation du travail. Dans la fausse couche au contraire, un seul élément provoque les contractions. Et il est évident quesile chloral peut combattre cette cause, il empêchera tout effet de se produire.

Tels sont les cas où le chloral, avant le commencement du travail, a pu donner de bons résultats. Nous n’hésitons pas à le répéter: pour les deux derniers cas, nous ne voulons pas tirer de conclusion ; nous avons voulu seulement mettre sous les yeux de nos lecteurs des faits acquis, avec l'espoir que de nouvelles recherches viendront peut être étayer cette action thérapeutique.

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