OBSERVATION XVI
(Hawez, de Baltimore; Americ. Journ. of med. Sc., 1879. In Franca v Mazonra.)
Mr M.., enceinte pour la deuxième fois, déclare que dans son premier accouchement l'emploi du forceps fut nécessaire. À l'heure actuelle, le col est dilaté : les douleurs sont fortes et continues ; la tête s'engage. A partir de ce moment, le travail n'avance plus, malgré des contractions très énergiques. Après quelques heures, fatiguée, la malade demande l'emploi des fers. On donne 1€r,30 de chloral ; bientôt après, les parties se relâchent, les douleurs sont presque nulles, et, deux heures et demie après, l'accouchement se fait naturellement.
6° Opératisns manuelles owinstrumentales. — Avant de traiter ce chapitre, nous devons expliquer notre pensée. À nos yeux, le chloral n’est pas une panacée universelle en obstétrique ; aussi, quand nous parlons de son emploi dans les opérations, nous sommes loin de vouloir l’imposer dans toutes les opérations. Il est évident que l'opération césarienne (pour ne parler que d’une seule) exige une anesthésie beaucoup plus profonde et beaucoup plus rapide que celle que peut procurer le chloral. C'est à une véritable opération chirurgicale que l’on a affaire, et le chloroforme reprend ici tous ses droits. Quels sont donc les cas où nous trouverons l'indication du chloral ?
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En premiéreligne nous plaçons toutes les opérations manuelles, Le médecin est souvent obligé d'introduire la main, soit dans le vagin, soit même dans l’utérus de la femme. Dans ces cas, plusieurs raisons nous engagent à prescrire le chloral. Tout d’abord l'accoucheur se trouve souvent gêné par les mouvements désordonnés et brusques d’une malade indocile ou effrayée,
En second lieu, la main introduite dans des parties qui sont le siège de douleurs très vives, exaspère ces douleurs et provoque, par suile, des contractions, des spasmes, qui viennent gêner ses mouvements.
Au contraire, la femme chloralisée reste immobile ; les réflexes sont considérablement diminués, sinon détruits, et la main peut à son aise arriver à son but et remplir sa lâche. Les cas où la chloralisation nous paraît le plus neltement indiquée sont ceux où l’on doit pratiquer la version, ou, d’une facon plus générale, tous les cas de mauvaise présentation du fœtus. Viennent ensuite les cas où l'on doit terminer promptement l’accouchement, par exemple quand une hémorrhagie se produit par décollement prématuré du placenta; enfin quan il faut aller chercher ou bien la placenta ou bien des débris de membranes. Nous répétons ici que nous ne prescrivons le chloral qu'à titre d’auxiliaire : il donne plus de liberté el de facilité à l’accoucheur.
En second lieu, nous trouvonsles indications fournies par les opérations obstétricales proprement dites. Mais ici notre champ se trouve très limité, car, en dehors de l’application du forceps, nous ne voyons que des cas chirurgicaux justiciables du chloroforme.