‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 28 sur 41 · ÉCLAMPSIE PUERPÉRALE · texte numérisé non relu

ÉCLAMPSIE PUERPÉRALE

Avec Cazeaux, je dirai : « Je comprends seulement, sous le nom d’éclampsie, une affection puerpérale caractérisée par une série d'accès dans lesquels presque tous les muscles de la vie de relation, souvent aussi ceux de la vie organique, sont contractés, accès, de plus, ordinairement accompagnés ou suivis de l’abolition plus ou moins complète et plus ou moins prolongée des facultés sensorielles et intellectuelles. »

Le pronostic de cette affection est extrêmement grave. On a remarqué que cette névrose se développe plus particulièrement chez les femmes dont le système nerveux est très irritable, qui s’effraient des douleurs ou des dangers de l'accouchement, dans les cas de dystocie occasionnée par une étroitesse du bassin, une présentation difficile, une rétention du placenta. Mais ce ne sont pas seulement ces lésions, ces accidents concomitants, qui chargent le pronostic. La femme succombe souvent dans le coma, et l'on peut dire, d’après les stastistiques établies de tout côté, que l’éclampsie est mortelle une fois sur trois. Aussi voyonsnous de tous temps les accoucheurs s'occuper sérieusement de cette question.

On a essayé divers lraitements. Le premier de tous, le plus ralonnel peut-êlre, mais non le plus efficace, est de hâter la délivrance. Une autre méthod® consisle dans l'emploi desrévulsifs, des purgatifs, des émissions sanguines. Depuis longtemps, pour un grand nombre de praticiens, une large saignée sert de base à tout traitement de l’éclampsie.C'est, en somme, un excellent moyen thérapeutique qui peut rendre de grands servicesen faisant tomber la tension artérielle et soulageant, par suile, la circulation intra-crânienne. En dernier lieu, on a essayé les anesthésiques. On employa d’abord l’éther et le chloroforme. Depuis 1857,

SORTE époque à laquelle parut le savant travail de M. Blot , les faits se sont multipliés.

En 1869, Saint-Germain employa pour la première fois le chloral, qui ne tarda pas à passer dans la pratique. Cette indication du chloral est assurément celle qui a donné lieu aux plus nombreux travaux. En 1870, M. Demarquay communiquait à la Société de Chirurgie les résultats obtenus par le D° A. Sené. A peu près à la même époque, en Allemagne, Rabl Ruckardt publiait deux cas heureux. À Montpellier, M. le professeur agrégé Grynfeltt obtenait également un succès dont nous donnons plus loin l'observation. En Angleterre, Campbell, Milne, Dacre, Fox, publiaient des résullats identiques. Depuis lors, More-Madden, Lambert (d'Édimbourg), Raymond, Widborne, Tarnier, Furley, Bourdon, Lecacheur, Maxwell, Philipps, Bouchut, ont fait connaître plusieurs cas favorables à cette méthode. Cette étude a pris une telle extension que M. Charpentier, dans son récent ouvrage ?, a pu dresser une stastistique el former, des résullats oblenus, le tableau que nous exposons ci-desso us.

Mortalité.

lDraiement révise AR EN R" 1, + OUR 2. Émissions SONSULRES RL do Re 20 D PPULSALEMN SUN Tee a PTT MR ES 56 4, -Saignées et PUTBALIS 2. + .. . :.. nus 17.3 DirAnosthésiques, PR CNE ANRT RU RRRS 0: Traitementrehirurgical: . Me Det JHONIOPALSOUN ARRET ENS Sr RER ETES 4 8: Chloralietsaienée Lie PSE er 9.01 9. Chloral et autres médicaments . . . . .. 13.32

M. Charpeutier, admettant l’éclampsie par œdème cérébral, conclut quo le meilleur traitement doit consister en une légère émission sanguine accompagnée de l’emploi du chloral. C’est

1 Blot; Thèse de concours pour le professorat, 1857. ? Traité pratique des accouchements. Paris, 1883.

en Ke

aussi ce que M. Grynfellt nous a toujours enseigné. Dans les observations qui suivent, nous allons voir que l'expérience vient confirmer ces idées.

Page 1