‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 3 sur 41 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Quand nous nous sommes décidé à prendre pour sujet de notre Thèse inaugurale l'Étude du Chloral et ses applications à l'Obstéirique, nous n'avons pas eu la prétention de produire un travail entièrement nouveau. Depuis douze ans, le chloral a été l’objet de recherches sérieuses de la part d’un grand nombre de praticiens éminents. Ses propriétés, ses effets physiologiques et thérapeutiques, le plus grand nombre de ses indications, sont parfaitement connus. On s'est plu à louer ses avantages, et cependant nous avons cru remarquer, en France surtout, une certaine hésitation dans l'emploi de ce médicament en clinique obstétricale. Nous avons cherché à nous expliquer cette hésitation, et nous croyons pouvoir la rapporter à trois causes distinctes.

En premier lieu, nous plaçons l'abus des anesthésiques, préconisé par certains accoucheurs. Ces grands mouvements, qui entraînent soudain les idées vers un point nouveau, ont toujours le privilège de faire dépasser le bnt, et d'amener, par suite, un violent besoin de réaction. Le chloral est donc un peu la vistime de l'engouement qu'a provoqué le chloroforme ; mais la réaction commence à se produire.

En scond lieu, bien que tous les observateurs français s'accordent à reconnaître que dans leurs mains le chloral n’a jamais donné lieu à aucun accident,un grand nombre de praticiens sont encore sous

l'influence de certaines complications fatales et imprévues dues aux

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anesthésiques en général et au chloroforme en parliculier. Je citerai enfin, comme troisième raison, ce sentiment de haute réserve qu'inspire tout moyen nouveau. Cest à ce sentiment si louable que la médecine doit sa marche, lente parfois, sûre loujours.

De nombreuses expériences paraissent déjà établir l'innocuité absolue du chloral. De nouvelles observations sont nécessaires pour dissiper les derniers doutes. C'est pour contribuer à cette œuvre que nous avons entrepris ce travail, Nous avons essayé aussi d'élargir le champ d'action du chloral en mettant en lumière quelques cas où ce médicament nons paraissait indiqué, et que nous n'avons vus traités dans aucun des Mémoires parus jusqu'à ce jour.

La tâche, pour nous, aurait été ardue, peut-être même inabordable, sans les excellents conseils qu'a bien voulu nous donner M. le professeur agrégé Grynfeltt. C’est à lui que nous devons d’avoir pu observer nous-même les effets du chloral dans differents cas. Nous lui en sommes profondément reconnaissant. Qu'il nous permette de lui offrir ici tous nos remerciements.

Quelques ouvrages nous ontété particulièrementutiles. Citons entreautres les thèses des docteurs Napieralski, Pellissier, Fauny, Franca y Mazorra, et les publications de MM. Bourdon, Charpentier, Pajot, Blot, etc., etc., auxquels nous avons fait de nombreux emprunts que nous signalerons d’ailleurs soigneusement au fur et à mesure que l'occasion se présentera.

Nous avons divisé notre travail en deux parties. Dans la première, nous faisons un rapide exposé de l’histoire des anesthésiques en obstétrique; non moins rapidement, nous metlons sous les yeux de nos lecteurs le mode de préparation, les propriétés

k PRIS, physiologiques et thérapeutiques du chloral. Dans notre seconde partie, de beau oup la plus importante, nous nous occupons de l'emploi du chloral en clinique obstétricale. Chaque indication fait l'objet d’un chapitre spécial. Nous terminons par un examen critique des divers modes d'administration, et par un parallèle établi : 1° entre le chloral et le chloroforme; 2° entre le chloral et lopium. |

Nous espérons que les imperfections de notre œavre seront amoindries aux yeux de nos Maitres par le soin que nous avons apporté dans nos recherches et le désir de bien faire qui nous à constamment animé. pa

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