‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 36 sur 41 · CONTRE -INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE -INDICATIONS

On a signalé pour le chloral presque autant de contre-indications que pour le chloroforme. On a dit que son action élait redoutable dans les affections du tube digestif, à cause de ses propriétés caustiques. On a de plus conseillé de ne pas l’employer dans les affections cardiaques ou pulmonaires. Qu’il nous suffise Ge rappeler que le chloral a été prescrit dans toutes ces lésions, et toujours avec succès. Aussi croyons-nous que l’on s’est laissé un peu entraîner, pour formuler ces contre-indications, par le souvenir du chloroforme.

Cependanl il est deux cas, à notre avis, dans lesquels il faut

1 Head; British medical Journal, 1870.

me, 7 EN

employer le chloral avec beaucoup de prudence. Le premier est signalé par M. Franca y Mazorra. Il faut, dit-il, suspendre l’emploi du chloral quand on s’aperçoit que l’enfant qui va naître souffre dans le sein de la mère. À l'appui de son dire, il cite trois cas dans lesquels l'enfant paraissait souffrir. Le chloral ayant été administré, chaque fois l’enfant est venu mort. Ces trois cas sont-ils bien convaincants ? Est-ce bien au chloral qu’il faut rapporter cette issue fatale ? Nous ferons d’ailleurs remarquer combien il est souvent difficile de reconnaître l’état du cœur du fœtus. La femme crie, se lamente, s’agite sur son lit. Elle prétend en général que le moindre contact exagère ses souffrances. Dans ces cas-là, pourra-t-on se rendre exactement compte du nombre des pulsations fœtales ou de leur régularité ?

Le second cas (et celui-ci nous paraît le plus sérieux) nous est offert par une femme affaiblie, présentant une tendance au coma. Ici, la contre-indication est fort nette et nous pensons même que c'est le seul cas où le médecin doive complètement s'abstenir.

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