‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 37 sur 41 · MODES D’'ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

MODES D’'ADMINISTRATION

L'hydrate de chloral peut être administré par trois procédés différents : les injections sous-cutanées, la voie gastro-intestinale, et les injections intra-veineuses. Liebreich employa d’abord la première méthode. Les effets qu’il obtint furent toujours excellents. Il n’eut jamais d’accidents ; de plus, le médicament ainsi introduit a une promptitude d’action remarquable.

Il se servait de la solution suivante :

Hydrâte da chloral ts. ARR se LUCE SD Handisuléssiennre uen CRAN CR et

qu'il injectait en trois fois sous la peau du bras.

Vamias, médecin à l'hôpital de Venise , a souvent employé l'hydrate de la même manière à la dose de 14,5 à 2? gram. Il n’a jamais eu non plus d'accidents locaux. Selon lui, cette

Ur

méthode a l'avantage u’être très rapide et lrès sûre, à la condition de n’employer que du chloral pur et acide. Malheureusement, à côté de ces faits heureux nous pourrions enregistrer une foule d'observations dans lesquelles la méthode sous-cutanée a donné lieu à de graves phlegmons, des abcès, des eschares. Aussi ne saurions-nous recommander cette méthode. Nous avons pu voir d’ailleurs, d’après nos Observations, que l'introduction par la voie intestinale est suivie d’un effet tout aussi prompt, puisque le sommeil se montre en général dans le premier quart d'heure qui suit l'absorption du médicament. De plus, une autre objection élevée par Lecacheur est la suivante : « On arrive à donner des doses telles de chloral, que la méthode sous-cutanée devient impraticable ».

Dansla méthode gastro-inteslinale, deux modes d’administration ont été préconisés : on a donné le chloral en potion ou capsules ; on l’a donné aussi en lavements. Les potions ont un dé-agrément : le gout âcre et désagréable, l'odeur nauséeuse, l’action irritante du chloral, rendent son emploi assez incommode. Cependant on est arrivé à le faire tolérer assez facilement au moyen de quelques correctifs. On a employé dans ce but le sirop d’écorces d’oranges amères, le sirop de groseille et le sirop de Tolu. Liebreich donnait :

Hydrate de/Chloral"" 2" Sn. LE 79.100026 5 Eau distillée,....... De OS PTS SO OP Por

; . x & & 15 gram.

Sirop d'écorces d’oranges amères.........

à prendre en une fois.

Demarquay donne ? à 4 gram. de chloral dans 80 ou 60 gram. de sirop de Tolu, à prendre, soit en une fois, soit par cuillerées à bouche toutes les demi-heures.

Gubler donne 1 gram. de chloral dans 15 g 2m. d'eau sucrée ; ou bien en julep:

Hydrate de chloral.........,.,.,...... 15. 279) ET. Julep gommeux............ dinde LUE

On peut aussi l’associer aux opiacés. Jastrowitz prescrivail:

Hydrate dé :chloral 1.39. a. RutmiOieräme Décoctdomauye sites d00 Chlorhydrate de morphine............. … O',10

par cuillerée à bouche toutes les heures.

On a fait aussi des sirops (Follet-Chamouin) dosés de façon à donner { gram. de chloral par cuillerée. Limousin a fabriqué des capsules renfermant 0tr,33 du médicament. Mais ce moyen est infidèle et Lecacheur cite deux cas dans lesquels il avait prescrit ces capsules et dans lesquels le chloral n’a pas produit d'effet. Une de ses malades ressentit même de violentes douleurs d’essomac qu'il croit pouvoir rapporter à l’action irritante de ce médicament.

Les lavements ont tous les avantages des potions, mais nous verrons plus loin que dans quelques cas il faut recourir à ces dernières. Nous rapellerons seulement, pour mémoire, la méthode de Richardson (inhalations d’éther dans lequel on a fait dissoudre du chloral) et le procédé du D' Mandl', qui fait famer aux phtisiques des cigareltes chloralisées.

Nous n’insisterons pas davantage sur les injections intra-veineuses, préconisées surtout par le D' Oré (de Bordeaux). Cette méthode, qui expose à de graves accidents, ne nous paraît légi-

time que dans des cas à peu près désespérés où il faut agir avec

énergie et rapidité. Ce n’est jamais le cas en obstétrique, car, même dans l’éclampsie, le médecin a toujours le temps d'intervenir.

Nous avonsdéjà, dans cette rapide étude, fait pressentir de quel côté se trouvaient nos préférences. Nous croyons qu’en obstétrique les potionset les lavements répondent à toutes les exigences, à toutes les indications. Le médecin pourra choisir entre ces deux

1 Dr Mandl; Gaz. des Hôpitaux, 1869,

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