CONCLUSION
De tout ce qui précède, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
Le chloral, par sa triple propriété d’hypnotique, anesthésique et antispasmodique, mérite d'occuper une large place dans la thérapeulique obstétricale.
Son emploi mérite d'autant plus de se généraliser que, dans les mains de nombreux praticiens, il n’a jamais donné un seul cas de mort.
Il n’a aucuneinfluence fâcheuse sur la santé de la mère ou de l’enfant. (Les trois cas de mort signalés par M. Franca sont survenus chez des enfants malades ; rien ne nous prouve par conséquent que l’on doive les attribuer au chloral.)
Les services qu’il rend en obstétrique sont de plusieurs ordres. Comme anesthésique, il supprime la douleur, et, par suite, évite l'épuisement nerveux.Toujours comme anesthésique, il provoque la résolution musculaire et pe rmet ainsià l’accoucheur de pratiquer facilement une foule d'opérations que n’entravent plus les résistances ou les mouvements désordonnés de la femme.
Tous ceux qui l’ont employé reconnaissent que son action sur l'utérus est favorable, puisqu'elle arrête des contractions inutiles pour laisser toute leur puissance aux contractions vraies.
Nous ferons remarquer, de plus, que ce médicament paraît agir bien mieux quand on le donne à fortes doses (4 gram. d'un
it
seul coup). Il faudra tenir compte d’ailleurs de l’observation Ge Demarquay. Il agit plus vite et plus puissamment chez les gens débilités.
Enfin, une dernière propriété qui ne nous paraît pas encore entièrement démontrée, est de procurer un prompt rétablissement et de prévenir les conséquences souvent fâcheuses de l’accouchement. Dans ce cas, agirait-il comme anesthésique ou comme antiseptique ? Nous croyons que de nouvelles recherches sont nécessaires pour éclairer ce point important.
Vu : Vu, bon à imprimer, Le Président-Censeur, Le Doyen, DUMAS. J. BENOIT.
Permis d'imprimer.
Le Recteur de l’Académie.