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ou bien une excitation violente ou bien un arrêt brusque du
cœur, qui reste en diastole.
Au point de vue de la sensibilité, le sommeil chloralique peut se diviser en trois périodes. Dans la première, le cerveau. seul est atteint. Dans cette phase, la moelle conservant son activité, les mouvements réflexes sont conservés et même exagérés. C’est en ce moment que Demarquay faisait ses expériences. Mais nous pouvons affirmer que déjà, à cette période, la sensibilité est fort obtuse, sinon complètement abolie, Les malades de Demarquay avaient oublié à leur réveil les manœuvres qu'ils avaient subies. De même, dans une observation consignée dans le Bulletin de Théræpeutique : Un enfant de 10 ans, soumis à l'influence du chloral, a subi l’avulsion de deux dents. Pendant l'opération, qui n’a pas interrompu son sommeil, il a fortement gèné, par des mouvenents désordonnés des bras ct de la langue, les mains de l’opérateur. Réveillé, il déclare n’avoir ressenti aucune douleur.
Dans la seconde période, l’action du chloral gagne la moelle. À cetinstant, qui est d’ailleurs très court (1 h. pour un sommeil de 8 h.), l’anesthésie est complète, ainsi que la résolution musculaire. Nous pourrons citer, à ce sujet, les observations de Liebreich, dont deux surtout sont typiques. Dans la première, il s'agit d’un aliéné dont le chloral seul a pu se rendre maître. Dans la seconde, une femme atteinte d’une arthrite du poignet excessivement douloureuse, fut endormie au moyen du chloral. Pendant son sommeil, Liebreich put appliquer un appareil plâtré qui fut très bien supporté,
Nous sommes heureux de pouvoir joindre à ces deux cas une remarquable observation qui nous a été communiquée par M, le professeur agrégé Grynfeltt. Il s’agit ici d’un jeune enfant atteint d’une coxalgie horriblement douloureuse. Le malade passait toutes ses nuits sans sommeil. M. Grynfeltt, ayant prescrit le chloral, vit