‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 7 sur 41 · CS · texte numérisé non relu

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Demarquay, ayant ouvert des animaux qui se trouvaient sous l'influence du sommeil chloralique, a constaté ane congestion intense des vaisseaux abdominaux; les muqueuses étaient injectées, le système nerveux central (cerveau, cervelet et moelle) était fortement congestionné. Il n’a pas pu examiner le grand sympathique à cause de sa petitesse (il opérait sur des lapins). Le pouls présente tous les caractères d’une tension artérielle exagérée. Il est petit, serré, augmente de fréquence. Il peut monter de 80 à 100 et 120 pulsations. La peau se sèche aux extrémités. Il y a diminution dela perspiration cutanée. La température peut s’abaisser de quelques dixièmes de degré. Dieulafoy et Krishaber ont bien cité le cas dans lequel ils ont vu la température descendre de 40° à 29°. Mais le lapin qu’ils observaient est mort, et il est évident que nul animal ne pourrait sup-

. porter impunément une pareille perte thermique.

Les fonctions digestives ne sont pas troublées. Sur 120 enfants dont l'observation est rapportée dans le Bulletin de Thérapeutique, 2 seulement ont vomi le médicament. Chez les 118 autres, on n’a constaté ni gastralgie, ni coliques, ni diarrhée. Aussi devonsnous rapporter aux impuretés du caloralles accidents qu'éprouva Laborde expérimentant sur lui-même, accidents dont il a communiqué le détail et dont il a fait un si noir tableau. La sécrétion urinaire subitune modification remarquable : le lendemain, l'urine est plus dense qu’à l’étatnormal (1032). Sion la soumet à l’ébullition, en présence de sels de cuivre, ceux-ci sont réduits. Cependant on n’y trouve pas de glycose, mais bien du chloral, qui jouit également de propriétés réductrices pour les sels de cuivre.

Après quelques heures du sommeil que nous venons de décrire, le malade se réveille: ce réveil se fait peu à peu, sans troubles gastriques ni lourdeur de tête.

À doses excessives, on constate d'emblée de la stupeur, la pàleur des téguments. En même temps, les contractions cardiaques s’affaiblissent, la respiration se ralentit. À doses toxiques, il y a

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