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cette acidité rend les injections très douloureuses, impraticables ; à l’état cristallisé, le sel se conserve mieux, mais un certain nombre de précautions sont nécessaires. | | |
Après la préparation, les cristaux seront desséchés lentement à 40 degrés et livrés en tubes scellés, à l'abri de l'air et de l'humidité. C'est seulement au moment de l'emploi que ces tubes seront ouverts et qu'on fera, dans l’eau froide, la solution habituelle-. ment usitée à d °/,.
Remarque. — On a souvent tendance à confondre la Persodine Lumière avec le persulfate de soude. La Persodine n’est pas une solution de persulfate de . soude, mais une préparation à base de persulfate de soude et d’ammoniaque, possédant un léger degré d’acidité et par suite inutilisable en injection. D’ailleurs, la Persodine est exclusivement destinée à être employée par la voie gastrique contre l’anorexie.
3° Toæicité. — Richard Friedlander rapporte in Therapeutische Monatshefte (février 1889), les résultats obtenus dans des expériences sur la grenouille et le cobaye.
M. J. Nicolas, ayant administré le sel par les voies | sous-cutanées et intraveineuse chez le lapin, le cobaye et le chien, communique ses résultats à la Société de Biologie, en mai 1900.
De ces expériences et de celles qui furent faites dans la suite, particulièrement au laboratoire de MM. Lumière, on peut tirer les conclusions suivantes:
Le persulfate de soude injecté dans les veines est doué d'une toxicité assez faible.
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L'intoxication se traduit surtout par des troubles respiratoires et circulatoires et par des variations de température.
Le coefficient de toxicité paraît être chez le lapin de 0 gr. 40 environ ; chez le chien il varie de Ogr. 75 à 1 gramme.
En injections sous-cutauées, la toxicité est encore plus faible. Le phénomène le plus évident est la chute de la température qui descend rapidement à 36°, 34° et même au-dessous.
À l’autopsie, on trouve un sang noirâtre et de la congestion des divers organes.
A partir de 0 gr. 20 et au-dessous, l'injection souscutanée de persulfate de soude n’est plus mortelle.
4° Mode d'emploi. — Il faudra éviter l’emploi des solutions déjà vieilles ; nous avons vu, en effet, qu'au bout d’une dizaine de jours la solution a perdu une partie de son activitéet a acquis un degré d’acidité qui pourrait rendre les injections douloureuses et inefficaces.
On se servira de persulfate en tubes scellés, renfermant 5 grammesde sel pur et neutre. Le tube sera ouvert seulement au moment de l'emploi ; on versera le persulfate dans un flacon aseptique et contenant 100 grammes d’eau distillée, stérile et froide.
On injectera chaque fois sous la peau 10 cc. de cette solution (0 gr. 50 de persulfate) ; on pourra renouveler l'injection deux fois par jour.
Les persulfates attaquant les métaux, il sera bon de laver la seringue et l'aiguille de suite après l'usage.
rose B). Etude expérimentale.
MM. Nicolas et Lesieur avaient fait sans résultat, en 1900, des essais de neutralisation de la toxine tétanique par l'hyposulfite de soude.
En 1901, Sieber avait constaté l'effet neutralisant in vivo du peroxyde de calcium et des oxydases animales et végétales naturelles vis-à-vis de la toxine tétanique.
MM. Lumière et Chevrotier ont communiqué, la même année, à l'Académie des Sciences, un mémoire concernant l'influence des oxydases artificielles sur la toxine tétanique. Leurs expériences ont porté sur les oxydants les plus divers {nitrate de soude, eau oxygénée, hypochlorite de soude, permanganate de potasse, chlorure de chaux, composés du manganèse, du fer, du cérium).
Ces auteurs ont poursuivi pendant plusieurs années cette étude expérimentale et le 5 mai 1913, dans une nouvelle communication à l’Académie des Sciences, ils ont montré les heureux résultats obtenus par l’action des oxydants et en particulier du persulfate de soude sur la toxine tétanique.
Les expériences ont été faites principalement sur le cobaye et sur le chien.
Dans une première série d'expériences, des animaux tétanisés ont reçu du persulfate de soude.
À d’autres, on a injecté un mélange de toxine tétanique et de persulfate avec ou sans durée de contact. Enfin, à des animaux tétanisés on a fait l’injection d’un mélange de persulfate et de sérum antitétanique.
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1° INJEGTIONS DE PERSULFATE DE SOUDE APRÈS TÉTANISATION DE L'ANIMAL.
Expérience 1. — Deux cobayes, pesant chacun 360 grammes. ; Injection de 1/100 de cc. de toxine. Huit heures après la toxine et avant les contractures, injection de 0,01 par kgr. de persulfate de soude neutre ; puis deux injections quotidiennes les deux jours suivants.
Raïdeur de la patte injectée au bout de 24 heures. Mort en 60 heures et en 84 heures.
N° 1 poids 25 kg.200 Expérience I1. — 3 chiens. ! N°2 — 24kg. »
N°3 — 26 kg. »
à chacun il est fait, dans la cuisse gauche. une iniection sous-cutanée de 20 cc. de toxine tétanique.
Le chien n° 1 (témoin) après 4 jours est légèrement contracturé. Cette contraction va en augmentant progressivement et, le 10° jour, le chien meurt après avoir présenté un état très grave avec dyspnée intense et contracture généralisée.
Le chien n°2 présente le 4° jour une légère contracture. On lui fait deux injections de 0 gr. 50 de persulfate (sel. à 5 0/0) qu'on renouvellera jusqu’à sa mort. Malgré ce traitement, les contractures augmentent (lentement il est vrai) et l’état devient grave. Le chien meurt 14 jours après, avec de la contracture généralisée.
Le chien n° 3 est légèrement contracturé au 4°
jour. Il est soumis au même traitement que le chien n° 2. La contracture reste stationnaire et au bout de quelque temps l’état général s'améliore. 36 jours après, le chien est complètement guéri.
Expérience III. — 11 s’agit d’une chèvre apportée du dehors au Laboratoire de MM. Lumière avec du trismus et des contractures généralisées dues à un tétanos accidentel. Cet animal a pu, après 2 injections de persulfate, marcher et s’alimenter. Mais au bout de 8 jours, on vit de nouveau apparaître les contractures qui entraînèrent une issue fatale.
Expérience IV. — Elle est constituée par une observation de M. Jagot-Lachaume, vétérinaire à Monplaisir, sur un cheval atteint de tétanos généralisé et guéri par les injections hypodermiques de persulfate. ;
Il s'agissait d’un cas de tétanos à forme lente qui aurait probablement guéri tout seul. Mais l'emploi du persulfate a hâté la disparition de la contracture, car l’auteur a constaté une détente dans cette contracture un quart d'heure après l'injection et surtout une décroissance progressive rapide de cette même contracture dans les 10 jours pendant lesquels il a pratiqué des injections.
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