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Il hnllc avec une llamine verle quand on plonge lino bagiiello de verre qui en est hiirncclôe dans la llamme d’iino lampe à alcool.
Lorsqu’on le l'ail passer à travers un tube incandescent, il se décompose en donnant du charbon, de l’acide chlorhydrique cl un corjis cristallisé en longues aiguilles.
Si Ion présente à la flamme d’une lampe à alcool l’ouverture d’une cloche courbe dans laquelle on chaufl'c du chlorofoi-me, sa vapeur brûle avec une flamme jaune verdâtre et fuligineuse.
Ce sont là les principaux moyens médicaux de reconnaître le bon chloroforme ; on pourrait cependant ranger dans la même catégorie l’essai par l’acide sulfurique concentré, qui, en petite quantité, donne au mélange une teinte brune si le chloroforme contient un peu d’huile chlorée ; il n’y a aucun changement de couleur dans le cas contraire.
Quant aux moyens chimiques, M. Robert a consigné dans ses conférences de clinique chirurgicale (1) deux procédés signalés par M. Berlhé, mais qu'il n’est pas aussi facile d’employer que les précédents.
Le premier consiste à ajouter à du chloroforme qui contient du chlorure d’Elaïleun peu de potasse; on transforme alors le composé en chlorure d’acélyle dont l’odeur infecte dénote immédiatement la présence.
S’il s’agit de rechercher tous les autres composés qui peuvent se trouver mêlés au chloroforme et notamment
(t) Conférences de clinique chirurgicale 5 l’Hûtel-Dieu recueillies parle docteur Doumic , Paris, Germer Baillière. 1860.
l’alcool , on y parvient facilement en broyant dans un vase quelconque une petite quantité de bichromate de potasse au milieu d’un peu de chloroforme et en ajoutant à ce mélange quelques gouttes d acide sulfurique.
Si le chloroforme est pur , il se forme un précipité rouge hrun’d’acide chromique ; s il nest pas pur, 1 acide est réduit, tandis que le dépôt et quelquefois le liquide lui-même prennent une couleur verte due à la présence du sesqui-oxyde de chrome.
Mais je dois faire remarquer que dans une note toute récente de M. Lepage, pharmacien à Gisors(i), ce dernier mode d’essai (que l’auteur attribue à un chimiste étranger, M. Catel,) doit être complètement rejeté comme n’offrant point de garanties de certitude.
M. Lepage donne avant tout la préférence aux procédés de Soubeiran et de M. Roussin , professeur au Valde-Grâce.
Le premier consiste à agiter le chioroforme dans un tube avec de l’huile d’amandes douces ; si le chloroforme est exempt d’alcool, le mélange reste transparenl; dans le cas contraire, il est plus ou moins laiteux.
On ne réussit toutefois que si le composé renferme au moins 5 ou 6 pour cent d’alcool.
Dans le mode proposé par M. Roussin, on met dans un tube fermé par un bout ou dans un petit flacon à l’émeri quelques grammes de chloroforme, puis quelques
(l)UoiDarque sur qiielqins-uns des moyens propres pour coùslaler la présence de l'alcool dans le chloroforme. Journal de Pharmacie cl de Chimie, t. 38, 3e série, 19e année, p. 93,
ccnligrammcs de Inmlro-sulfiire de fer (1) ; on agile elon laisse rejioser une on deux minnles ; si le chloroforme est pur, il reste limpide ; mais s’il renferme de l’alcool , il prend une leinle brune plus ou moins foncée selon la proportion do colle substance (2).
Du chloroforme qui sérail souillé par de l’élher,de l’aldéhyde, do l’alcool mélhylique ou amylique se colorerait par le môme réactif qui est excessivement soluble dans cas divers composés.
Les alcalis se transforment au contact du chloroforme en formiates et en chlorures.
Ce liquide peut contenir des combinaisons chlorées auxquelles on a attribué les accidents , et tout spécialement les vertiges, observés quelquefois pendant son administration ; on peut découvrir ces produits en chauffant le chloroforme dans une capsule sur un bain d’eau chaude ; les composés chlorés étrangers restent les derniers et se reconnaissent à la différence de leur odeur.
Le nitrate d’argent décèle aussi dans le chloroforme la présence des corps chlorés, le précipité de chlorure d'argent, qui ne se forme pas dans ce produit pur, permet de les reconnaître et de les doser.
Le papier bleu de tournesol est rougi par le chloroforme contenant de l’acide chlorhydrique, tandis qu’il est blanchi par celui qui renferme de l’acide hypochloreux. L’aldéhyde confère au perchlorure de formyle la pro-
(1) Pour sa préparation, assez difficile du reste, voyez Journal de pharmacie et de chimie, t. 34.
(2) La sensibilité du réactif de M. Roiissin est telle qu’un millième, d’alcool,d’esprit de bois on d’éther, contenu dans le chloroforme, fieut être facilement accusé.
priélé de réduire l’oxyde d’argent hydraté; le chloroforme altéré par l’aldéhyde prend une couleur brune après qu’on l’a additionné d’une faible quantité de potasse en solution.
Les composés du méthyle rendent le chloroforme odorant, mais cette odeur, au lieu d’être douce et suave, est forte, désagréable, caractéristique.
L’Ether sera reconnu dans le chloroforme à l’aide de l’eau iodée ; le chloroforme pur, en dissolvant une petite quantité d’iode, prend une couleur violette très belle, comparable à la vapeur d’iode; tandis que si ce liquide est mêlé d’éther sulfurique , il présente une couleur vineuse et même une couleur rouge caramel.
Nous terminons cette note en adressant tous nos remerciements à M. Roux , r*" pharmacien en chef de marine, à Rochefort, auquel nous avions soumis cette partie de notre mémoire et qui a bien voulu nous aider de ses conseils pour en rendre la rédaction plus complète.