XX. — Elisabeth P mourut en 15 minutes après avoir pris un
lavement avec une infusion de 32 grammes de tabac.
XXL — Une décoction de 64 grammes de tabac à fumer, en lavements, à déterminé la mort d’une dame âgée de 28 ans.
XXII. — Une jeune femme de ans, lourmenléc pai’ une constipalion opiniâtre, mourut trois quarts d’iieuro ajirès avoir pris un lavement prépani avec 48 gi'ammes de tabac.
M. Chantourcllc et un grand nombre de médecins ont observé dos faits du même genre.
Empoisonna nenls par les voies pulmonaire el cuianee. — XXIII. — Des Chinois, marchands de tabac, avaient transporte dans la journée, à leur demeure (jui était aussi leur atelier, deu.x fardeaux de tabac, d’un poids lotal de 60 kilogrammes environ. .Xprès avoir ouvert un do CCS paquets, et ]>réparé des feuilles' à riiumidité, pour les rouler en cigares, ils s’endormirent, le soir venu, en laissant toutes les portes fermées. Les émanations narcotiques du tabac les surprirent et les frappèrent de stupeur et de [)aralysie. Deux moururent. Un troisième ne dut la vie qu'au traitement énergitjuo dont il fut l’objet. Il fut très-long à se rétablir et conserva, après cet accident, un état d’hébétude et de faiblesse de la sensibilité générale. Le malade n’a pu rendre comj)te de ce qui s’était passé en lui, mais, au désordre qui l’entourait, M. Depierris jugea qu’il avait dû se débattre dans dos convulsions, pendant un certain temps. (H. -A. Depierris. — Le labac et la nicotine.)
.XXIV. — Un contrebandier, s’étant couvert la peau de feuilles de tabac qu’il voulait soustraire à l’impôt, olfrit les symptômes d’un A^éritable empoisonnement : faiblesse extrême du pouls, sueurs froides, défaillances, etc. A l’aide d’un traitement excitant, le malade no tarda pas à se rétablir. (Namias, Note à l’Académie des sciences. — Gazette des Hôpitaux, 1864.)
.XXV. — Hildebrand rapporte un cas plus remarquable encore : En 1801, tous les hussards d’un escadron s’étant entouré le corps de feuilles de tabac, dans l’intenlion de fraudei-, ('prouvèrent, quoiciu’ils fussent tous grands fumeurs, les symi)tôir.es suivants : vertiges, maux de tête, vomis '.ement, etc.
XXVI. -- - M. Mercier cite, d’après M. Fortier {Bulletin de la Faculté, 1819), r(!xcmplc d’un homme atlcint de gale, qui se frottait, malin et soir, les membres et le tronc avec la décoction d’une demionce de tabac. Le second jour, il survint dos nausées et des besoins (1 miner ti((s-lre(]uenls ; la quantité des urines excédait de beaucoup celles des boissons. Le malade étail poursuivi par un goût do labac. comme s'il en eût mâché; des vomissements se joignirent à ces incommodités; il (lui cesser le remède.
.XXVII. — A la suite do l’application externe de feuilles de labac
clioz uno lemnip do oO ans, on ol).serva los pliénomènns d’inloxicalion, suivants : nausées, vomissements, lio(iuets, accès (io sull'ocalion prostration excessive, froid aux extrémités, sueur visqueuse et froide, pouls lent ôt intermittent. (Gallavardin.)
XXVIII, — Des feuilles de tabac, enduites de miel, ayant été appliquées sur les membres d’un paysan âi(é de 37 ans, sujet au rhumatisme chronique, on observa les symptômes suivants: mal de tète, visage injecté, vertiges, tremblement des membres, nausées, vomissements, pouls petit, un peu accéléré. (Gallavardin.)
ün a encore encore observé des cas d’empoisonnement :
Par l’application du jus de tabac sur un exantlième chronique du cou, ou sur des ulcèi’es teigneux;
Fardes frictions sur la tête d’enfants teigneux, avec un liniment composé de beurre et de tabac ;
Par renvelo[)pement des bras, des mains, des cuisses, avec des linges trempés dans une forte décoction de tabac. (Leféburc.)