‹ De l'endocardite maligne pneumococciqueChapitre 16 sur 21 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

Les symptômes de l’endocardite pneumococcique ne présentent pas de différence marquée avec ceux des autres endocardites malignes infectieuses.

D'une manière générale elle se présente sous l’aspect d’une septicémie à évolution aiguë qui aboutit en quelques semaines à une issue fatale : les signes de la septicémie dominant à ce point la scène que les symptômes purs d’endocardite apparaissent au second plan, quand ils ne font pas complètement défaut.

Le début de l'affection survient généralement quelques jours après un épisode pulmonaire aigu, dans l'immense majorité des cas une pneumonie qui a paru évoluer normalement avec sa crise, sa défervescence.

Plus rarement le développement de l’endocardite est contemporain de celui de la pneumonie et ses signes disparaissent derrière ceux de la pneumonie.

Exceptionnellement l’endocardite est primitive, tout au moins en apparence.

Dans les cas typiques, une pneumonie banale évolue normalement, la défervescence se produit, elle est brusque et nette et la maladie évolue en deux actes séparés : survient alors une période d’apyrexie variable pendant laquelle l’état général, loin de se relever,

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reste mauvais, s'aggrave même : sa durée est généralement de quelques jours (3 à 4), mais parfois se prolonge 6 jours (obs. I), 10 jours, voire même 3 semaines. MM. Netter et Salanier rapportent même un cas d’endocardite survenue deux ans après une pneumonie cliniquement guérie ; d’autres fois cette durée est écourtée (1 jour, 2 jours).

À cette période d’apyrexie, succède, généralement annoncée par un frisson, une nouvelle élévation de la température, qui atteint souvent des chiffres supérieurs à ceux observés au cours de la pneumonie et prend rapidement tous les caractères d’une fièvre d’infection; cette reprise va de pair avec une altération rapide et progressive de l’état général. Elle persiste plus ou moins longtemps jusqu'à l'issue fatale qui surviendra rarement en 5 à 6 jours, plus souvent en 3 à 4 semaines, parfois même en plusieurs mois (6 mois dans l’observation n° 27, 8 mois dans l’observation no).

La fièvre est donc pratiquement constante bien que Lesage et Pineau ait rapporté un cas d’endocardite pneumococcique ayant évolué pendant 3 mois, sans qu’il y ait eu à aucun moment une élévation de température. Le plus souvent elle est irrégulière, désarticulée, accompagnée de frissons répétés à des intervalles variables, dépassant, fréquemment, 39°, voire même 40°; elle peut être tantôt continue, tantôt régulièrement intermittente.

Lorsque le développement de l’endocardite est contemporain de celui de la pneumonie, ce qui est, répé-

RICHARN ;

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