AVANT-PROPOS
Depuis le mémoire classique de M. Netter sur l’endocardite pneumococcique, aucun travail d'ensemble n’a été publié sur ce sujet, tout au moins en France, ce qui s'explique tout naturellement étant donné la perfection de ce travail dont les conclusions peuvent être considérées comme définitives.
Cependant, depuis que la pratique de l’hémoculture a permis de préciser les rapports de la septicémie pneumococcique avec la pneumonie, il était intéressant de reprendre l’étude de l’endocardite, précisément à la lumière de cette hémoculture.
Deux observations inédites que nous devons à notre Maître, M. le Professeur agrégé Aubertin, ont été le point de départ de ce travail : dans l’une d’elle, où la localisation des végétations au niveau d’une lésion congénitale représente déjà un fait unique, l’hémoculture a montré la présence dans le sang d’un pneumocoque particulièrement virulent dont l’étude bactériologique a été faite par M. Lévy-Brühl, de lInstitut Pasteur, à l’obligeance duquel nous devons un résumé des plus intéressants de cette étude.
Sur les conseils de M. le Professeur agrégé Aubertin nous avons recherché toutes les observations d’endocardite pneumococcique publiées depuis la guerre, dans lesquelles l’hémoculture a pratiquement toujours été faite : Nous en avons retrouvé 34.
Nous nous proposons de confronter ce groupe d’observations à celles publiées par MM. Netter et Preble. Nous mettrons particulièrement en évidence outre la quasi-constance de la septicémie pneumococcique la fréquence relative des lésions mitrales et du cœur droit, et des lésions portant sur des valvules multiples.
Nous ne pouvons terminer cet avant-propos, sans exprimer, ici, à notre Maître, M. le Professeur agrégé Aubertin, toute notre reconnaissance pour la bonté qu’il nous a toujours témoignée.
Nous tenons également à remercier son assistant, M. le Docteur Robert Lévy, pour son aide obligeante grâce à laquelle nous avons pu mener à bien ce travail.