‹ De l'enseignement à l'école et dans les classes élémentaires des lycées et collègesChapitre 134 sur 262 · Dialogues de Platon, de Xénophon, de Lucien, de Cicéron · texte numérisé non relu

Dialogues de Platon, de Xénophon, de Lucien, de Cicéron

critiques s'en sont servis et s'en servent pour exposer leurs doctrines et leurs systèmes; on a composé des dialogues sur toutes les matières de renseignement; renseignement lui-même n'est ou ne devrait être qu'un long dialogue; des genres entiers, comme la tragédie, la comédie, le drame, etc., n'ont pas d'autre , forme; enfin il se retrouve dans tous les autres genres, dans l'épopée, dans la satire, dans la fable, dans la lettre et surtout dans le roman, dont il est la forme préférée ; bref, il est partout. On a donc grande- .ment raison d'exercer les enfants à composer des

* dialogues, puisqu'on les prépare ainsi à juger tant d'œuvres littéraires et à converser eux-mêmes.

Il semble, au premier abord, que le dialogue, étant chose si naturelle, doive aussi être chose facile; il n'en est rien pourtant. De même que dans la lecture à haute voix il est difficile de ressaisir le ton ordinaire, ainsi dans le dialogue écrit il est difficile de retrouver et de garder le ton de la conversation parlée, de la bonne conversation s'entend; il est malaisé aussi de diriger la conversation dans un sens indiqué et vers un but marqué ; de répartir les idées d'un sujet entre deux ou trois interlocuteurs en tenant compte de leur âge, de leur tour d'esprit,

* de leur caractère, de leur éducation; enfin bref, s'il n'est pas toujours aisé de bien conduire un cheval,

de Malebranche, etc. Dialogues de Cicéron, 4e Tacite, de Féne- Ioq sur l'éloquence, de Fontenelle, etc.

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