‹ De l'enseignement à l'école et dans les classes élémentaires des lycées et collègesChapitre 186 sur 262 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

II est bon, quand l'idée d'une dynastie ou d'un règne se présente à l'esprit, que celle de sa durée s'y présente en même temps ; aussi faut-il les associer de bonne heure, de telle sorte que par l'habitude elles

deviennent inséparables.

Pour y réussir, un des moyens les plus sûrs est la comparaison des dynasties entre elles et des règnes entre eux sous le rapport de la durée. La comparaison en effet met en lumière les ressemblances et les différences, et lorsqu'on a remarqué, soit que deux règnes ont une étendue égale ou presque égale, soit

qu'ils sont l'un très long et l'autre très court, ils se

trouvent ainsi unis dans la mémoire par un lien solide ; il devient presque impossible de penser à l'un sans songer à l'autre ; les deux souvenirs ne font qu'un ; l'on a appris deux choses à la fois et, comme on dit, fait d'une pierre deux coups.

Cette comparaison si utile des règnes entre eux au point de vue de la durée peut sans doute se faire en suivant l'ordre des temps ; mais il y a un moyèrî plus facile et plus court. Ce moyen consiste adresser la liste des règnes, non plus d'après leur place dans l'histoire, mais d'après leur durée relative, en commençant par le plus court ou par le plus long. L'élude d'un tableau ainsi fait prête à des remarques curieuses, provoque des rapprochements qui frappent l'esprit et impriment dans la mémoire des souvenirs ineffaçables.

Voici l'un de ces tableaux.

Page 1