‹ De l'enseignement à l'école et dans les classes élémentaires des lycées et collègesChapitre 199 sur 262 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

liberté. C'est l'association qui a tiré le peuple de l'isolement du servage et Ta constitué en commune; c'est le courage qui lui a fait sa place dans les armées à côté de la noblesse ; c'est la fermeté qui lui a ouvert les états généraux ; c'est la loyauté et la fidélité qui lui ont assuré l'appui du pouvoir royal; c'est l'intelligence qui l'a fait arriver aux hauts emplois et jusque dans les conseils de la royauté; c'est l'activité, c'est l'initiative qui, parle commerce et l'industrie, l'ont conduit à l'indépendance. Et le moment venu, quand l'aristocratie se fut usée dans les plaisirs, quand la royauté se fut affaiblie par l'abus même de sa puissance, alors à Faide de ce peuple mûri, fortifié, ennobli, un grand mouvement se fit, le trône tomba, la royauté disparut, la noblesse avec elle, et le peuple régna. Mais «es vengeances, ses excès^ ses divisions hâtèrent sa chute ; il tomba à son tour, et, pendant près d'un siècle encore, il dut apprendre, par des épreuves nouvelles et de cruelles leçons, que la modération dans la puissance est la condition de sa durée. Une tyrannie militaire et glorieuse répandit le sang français par l'Europe et s'écroula victime de sa propre ambition; ramenée par l'étranger, l'ancienne royauté rémonta sur son trône ; perdue par ses vengeances et «on intolérance, elle fit place à une royauté plus •douce, que perdirent à son tour une résistance aveugle à des aspirations légitimes et l'inintelligence

des temps.

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