‹ De l'enseignement antialcoolique a l'ecoleChapitre 7 sur 11 · D $ ME A · texte numérisé non relu

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| occupe au programme. Il peut en effet être là comme un à leurre. De fait, les instituteurs et les institutrices se seront

conformés à l'obligation que leur impose Ie programme

d’études d'enseigner l'antialcoolisme si, au cours des huit années que comporte le programme, une fois, la 5° ou la 6° année (cours intermédiaire) ils ont enseigné aux 3 élèves quelques notions que ceux-ci peuvent apprendre en 1 ANNE une heure. UNE HEURE EN 8 ANS! — Je répète qu’à la rigueur il peut en être ainsi, et l’enseignement antialcooli- | que aura été donné dans toute l'intégrité exigée par le 4

programme.

Qu'on détrône donc cette prétendue methode d’enseigne- PO ment, si élastique qu'elle permet de n’enseigner aucune- rs ment la tempérance tout en étant scrupuleusement fidèle sa

au programme d’études qui impose cet enseignement. Que mettre à la place? L'enseignement spécial donné durant les huit années des études ?

Il ne paraît pas que ce soit possible. Le programme est déjà surchargé, assure-t-on, et il répugne au Comité çcatho- = lique d’v ajouter; et le tableau des heures est lui-même tellement rempli qu’il semble difficile d'y intercaler, du moins quotidiennement, un nouvel item. ni D'ailleurs, cet enseignement spécial de tous les jours ee

s est il nécessaire pour former des convictions antialcooliques chez l'élève, et surtout pour former en lui un cœur et une âme de tempérant? Pour ma part, je n’en suis pas

persuadé. N'est-il pas même à redouter — un peu —

à qu’une méthode aussi sévère ne soit fastidieuse pour l’é- ‘

lève? S'il en était ainsi, le but poursuivi serait manqué, Fe

et J’enfant aurait appris une doctrine qui l'aura éclairé, | est vrai, sur les funestes effets de l’ intempérance, mais

e l'aura pas attiré à la pratique de la tempérance..

donne cette idée pour ce qu'elle vaut; peut-être pourraiton la creuser avec avantage.

Mais si l’enseignement antialcoolique de huit ans et de tous les jours ne me paraît guère possible, non plus que très désirable, il n’en va pas de même de cet enseignement donné la dernière année de chacun des trois cours primaïres! | :

Beaucoup d'enfants quittent l’école soit après le cours élémentaire, soit après le cours intermédiaire ou modèle. Peu poursuivent leurs études jusqu’au cours académique. En somme, à peu près 30,000 enfants, garçons et filles, dans notre Province, laissent l’école, en juin de chaque année, pour n’y plus Jamais revenir. Ne serait-il pas nécessaire que ces 30,000 enfants recussent, la dernière année de leur stage scolaire, un enseignement spécial qui les prémunît de façon plus directe contre les séductions de l'alcool! ?

Le Catéchisme de M. Rousseau est précisément distribué en autant de demandes et réponses qu'il y a de jours de classe dans une année scolaire; il suffirait donc d'un enseignement journalier de 10 ou 15 minutes pour repasser ce manuel dans une année.

[pourrait étre aussi décidé, selon que l’écrivait ME Magnan dans le no de mai 1907 de l'Enseignement Pri maire, ‘‘que les exercices scolaires à base antialcoolique fussent fixés un ou deux jours déterminés, chaque semaine (pour les finissants de chaque cours). Ce jour ou ces jours-là : lecture, dictée, analvse, arithmétique, comptabilité, hygiène, etc., tout roulerait sur l'éducation antt alcoolique.”

l'est utile de noter que les autres enfants plus jeunes du cours profiteraient eux aussi, indirectement, de cet enseignement donné à leurs aînés. Or ces leçons se donnant annuellement aux finissants, il arriverait que tous les

ôt ne d' une année HO te | , il semble go que soit aussi décrété l’ enseigne-

vue is occasionnel — qui ne surchargerait en aucune façon

ee programme des études. On connaît cette méthode ; c'est celle qui paraît surtout en vigueur en France. A l'occasion et par le moyen de toutes les matières du programme d’études, l’antial:oolisme est enseigné. Tai | préconisé cette méthode et en ai détaillé l'application facile, He e dans une conférence que j'ai eu l'honneur de donner en Re 1906 devant l'Association des Instituteurs catholiques, * a section de Québec.

Cet enseignement occasionnel est très fécond en résul-

tats, il est possible, aisé même, mais encore faut-il pour

qu’il se donne partout et toujours, qu’il soit officiellement Drome. She TS décrété. Et cela ne suffirait pas à en assurer la pratique. Fi ta 54 Ste faudrait, comme fait le Ministre de l’Instruction publiie

: que en France, que des circulaires du Surintendant du

à Conseil vinssent fréquemment y attirer l'attention du per-

sonnel enseignant, en insistant sur l’application des di- verses. matières du programme — tantôt sur l’une, tantôt

sur une autre — à cet enseignement antialcoolique. Il faudrait encore, pour que l’enseignement — direct et occa- £ sionneél — recût toute son efficacité, qu'il fût sanctionné ne l'inscription parmi les matières des examens — de tous les examens, ceux du brevet également —, et qu’enfin 2 les Inspecteurs d'écoles eussent à faire rapport sur Ps cette matière, Ds, Ces messieurs y sont Lee car ils sont entièrement F gagnés à la cause de l’enseignement antialcoolique. Ils déclaraient, en effet, dans leur mémoire présenté au Conseil Exécutif, à la Législature et au Comité catholique de se

Instruction Te Le leur Convention des LE ct. 2e 4

es

sympathique à fa croisade en faveur de la tempérance. Chacun de ses membres s'engage à favoriser ce mouvement dans la mesure de ses moyens.”

Nous avons vu qu’une motion de Sa Grandeur Mor Bruchési, contenant en principe tous les desiderata plus haut exprimés, fut adoptée en 1907 par le Comité cathohque. Il reste au Comité à donner une suite efficace à cette motion qu'il a unanimement approuvée, en réglementant l’enseignement antialcoolique.

Nos Seigneurs les Evêques le veulent, l’opinion publique le demande, le personnel enseignant y est préparé, le pays en a besoin.

Espérons donc qu'il y aura bientôt un nouveau pas de fait vers un enseignement plus efficace de l’antialcoolisme, et une sanction imposée à cet enseignement.

Ce jour-là, la Province de Québec prendra place à côté de la France, de la Belgique, de la Norvège et des Etats- Unis dans l’éducation antialcoolique sérieuse de l'enfance et dans la régénération du pays par la formation de citoyens sobres et prémunis contre les dangers de l’alcool. Ajoutons que notre personnel enseignant réussira dans cette noble tâche beaucoup mieux que le personnel enseignant de certains autres pays, parce que chez nous il y a un élément de succès qui ne se rencontre plus partout: la religion et la morale chrétienne à l’école.

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ER F PES Dr nn” ;

devant l on des Tab catholiques el Es D (section québecquoise) réunies à la salle re No, Quebec. -

s AI choisi pour sujet de cette conférence ‘‘l’Enseigne- “ie » nent antalcoolique à l’école." Plusieurs motifs 20. ce choix. RAR la quo de Re

+ Eve

| tont-puissant Mon de la Do he ce sujet devait donc tout naturellement se présenter à mon esprit SE une conférence à des institutrices.

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