LAPS
‘*(6) Utiliser les tableaux de statistique, l’imagerie anttalcoolique (2) (il faudrait d’abord l'acheter), comme puissant moyen de persuasion ;
‘‘(7) Développer, favoriser la constitution de Sociétés de tempérance, de ligues contre l'usage des spiritueux.”
Tel est le programme que proposait M. l'abbé Perrier aux éducateurs de Montréal.
On le voit, la question de l’enseignement antialcoolique n'est pas chose étrangère à notre personnel enseignant; à maintes reprises on y a attiré son attention, et il n’est pas un instituteur où une institutrice qui pourrait plaider ignorance totale en cette matière. Appels des évêques, prédications et conférences antialcooliques, conférences pédagogiques, littérature de tempérance distribuée à foison partout, que sais-je enfin — l'opinion publique entière profondément orientée vers la tempérance — tout cela n’a pu manquer d’éveiller dans l’âme de nos éducateurs primaires ét autres lé sentiment de la part si large de responsabilité qui leur incombe dans Îa lutte antialcoolique.
Mais il convient par-dessus tout de mentionner Îles inlassables efforts de la revue l'Enseignement Primaire pour tenir sans trève devant la pensée du personnel enseignant de notre Province le sujet de l’antialcoolisme. Les conférences pédagogiques sur la tempérance, les rapports, les documents officiels ayant trait à cette matière ont toujours trouvé place dans l'Enseignement Primaire depuis quatre ans. En outre, le zélé directeur de cette revue, M. C.-J. Magnan, a de temps à autre pris sur lui d'appeler l'attention des instituteurs et des institutrices sur l’enseiynement antialcoolique. Enfin et surtout, depuis six ans,
(2)Les Sœurs du Saint-Rosaire, de Rimouski, viennent
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d'éditer un tableau mural d'images antialcooliques, qui a aussi été réduit en un fascicule de 16 pages. :
dr IS ans en re de ne ayant trait à l a
ee On ne peut en dire autant de l’Educational Record,
. revue protestante qui correspond à notre Enseignement
Primaire.
Or cette dernière, on le sait, est reçue dans ee quelque 6,500 écoles catholiques de la Province, et généralement
mes ou d'école le constatent — le personnel
= enseignant s'en inspire pour son enseignement, et + puise = les sujets des devoirs scolaires.
N'est-il pas permis de conclure que nos éducateurs ayant, depuis quatre ans, vécu et enseigné au sein d’une atmosphère saturée d'idées de tempérance, ils se trouvent eux-mêmes imprégnés de ces idées, et tout orientés vers 2 enseignement antialcoolique? Et cela étant, comment ne pas conclure à l'opportunité d’une législation scolaire antialcoolique ?
| ete. terrain est préparé. C'est le temps ou jamais, semble-t-il, pour le Comité catholique, de reconnaître officiellement ce qui se fait dans les écoles, en prenant la tête du mouvement pour généraliser et canaliser les efforts indi-
viduels et locaux vers un but nettement défini, par la sancde in de méthodes pédagogiques bien déterminées.
7% À l'heure actuelle, l’enseignement antialcoolique, légair ement ignoré, S Le sur à direction pot ne. Nes
S . bts à cette direction, sur le zèle .
scolaires, et surtout sur la libre coopération du personnel
enseignant. Le fondement, pour solide qu'il soit, offre É Les: Rue rer 2 ie reconnaissance
volonté du personnel enseignant ne faiblisse sous la fatigue d'efforts, que souvent ne semblent pas récompenser les résultats apparents et immédiats chtenus chez l'enfant, et que la loi de son côté regarde comme non avenus parce qu’elle ne les sanctionne point.
Il me reste, pour embrasser l’objet de ce rapportsa rechercher quel est le meilleur mode d'enseignement antialcoolique. — Bien présomptueux serais-je de sembler tracer leur voie à nos législateurs; je ne le serai pas, je crois, de présenter à ce Congrès quelques idées communes à beaucoup de personnes bien pensantes et d’ailleurs très au fait de la question que je traite.
Et d’abord, l’enseignement antialcoolique peut être donné de triple façon.
1.—Comme enseignement spécial, de même sorte que la grammaire, l’arithmétique, etc., et avoir sa place quotidienne au tableau des leçons.
2.—Comme lecon fondue dans une autre matière: par exémple le catéchisme, l'hygiène, etc.
3.—Comme enseignement occasionnel. Dans cette méthode la tempérance n’a pas une heure spéciale, ni de manuel particulier ; elle ne tombe sous aucune rubrique du programme d’études, mais tout ce qui s’enseigne lui profite: une leçon d'arithmétique comme une leçon de catéchisme. Elle est l’orient vers lequel est tourné sans cesse ou à l’occasion l'esprit des élèves.
Laquelle de ces méthodes semble la meilleure ? dans quelle mesure l’adopter ? Jè vais essayer de répondre à ces questions, ou plutôt je vais dire ce qu’on en pense là où l’on pense à ces choses. ;
L'enseignement antialcoolique incorporé à une autre matière, comme il l’est actuellement à l’hygiène pour Îe cours intermédiaire, paraît être tout à fait insuffisant.
; ne est Lu.
ae Mois qu il disparaisse de la place cuite qu'il