‹ De l'enseignement médical, dans ses rapports avec la chimie, considérée comme science accessoire à la théorie de la médecine; suivi d'un nouveau plan d'organisation des sociétés de médecine et de chirurgie et des études médicales, pour le maintien de la chaire d'Hippocrate, fondée aux Écoles de Médecine de ParisChapitre 23 sur 25 · NS EN · texte numérisé non relu

NS EN

» et je ne pourrois l’abandonner sans désobérr à ses » ordres; je dois garder avec courage ce poste que » Dieu m'a assigné au milieu de vous. J'irai plus loin, » si vous preniez le parti de m’absoudre, à condition » que je garderois le silence; je vous dirois : O mes » juges ! je vous aime et vous honore, sans doute, » mais je dois obéir à Dieu plutôt qu'à vous; tant que » je respirerai, je ne cesserai d'élever ma voix comme » par le passé, pour soutenir les principes que j'ai » embrassés ».

En eflet, l'on ne doit pas supposer que les dix plus belles années de ma vie se soient passées à travailler

dans le silence du cabinet, dans l'unique intention d'entretenir avec animosité une lutte qui d’ailleurs m'a

été si peu avantageuse : et certes, si une récompense plus durable que les louanges des hommes n'avoit nourri mon courage, Croit-on que constamment en proie aux suggestions de l'envie, j'auroiïs continué des travaux si longs et si pénibles, et toujours perfectionnés ? Comment d’ailleurs la jalousie pourroit-elle en- ‘trer dans mon âme ? Moi, que l’on a appris depuis si long-temps à mépriser les trompeuses espérances de la fortune? Comment l'instabilité des choses humaines ne m'auroit-elle pas frappé, en voyant les trônes se briser, et les grandeurs si passagères et si fort vantées dans ce siècle, rentrer, pour ainsi dire, dans le néant? La condition, le rang des personnes, la considération, la fortune, la naissance, l'éducation même n'’ont-ils pas

été des titres de proscription dans nos jours de trouble et de deuil ?

nur.

de très grands ravages dans les hôpitaux ; c’étoit donc, en observant les maladies que je faillis être victime de mon zèle.

CE RO à

Comment, après avoir assisté à de pareilles catastrophes, ne pas être cruellement détrompé sur les honneurs? comment ne pas s'abaisser humblement devant les décrets de la providence, qui à la vérité récompensera chacun selon ses œuvres! Si donc l’on pouvoit me blâmer en dépit des lois divines et humaines, de vouloir rétablir une institution utile aux hommes, ce seroit devant le juge suprême, que ma cause devroit être plaidée? et 1à ceux qui se seroient faits impunément mes accusateurs auroient à répondre de leurs injustices, car ce n’est pas de moi qu'il s'agit, mais du bonheur de l'humanité.

En rétablissant le culte d'Hippocrate, c’est un exemple donné par la France au monde savant! Ne sera-t-il pas 1mité chez les autres nations? l'édifice du dieu de la médecine ne sera-t-il pas consacré dans toutes les universités. Les auteurs des sectes, des hérésies * et des systèmes, qui se jouent avec tant de facilité de la vie des hommes, n'iront-ils pas eux-mêmes s'engloutir dans le chaos où ils veulent replonger la médecine (1). TS UE RES DUREE CO CASE PE A RS M RO CNE

G) Enfin, si l’on supprimait la chaire d'Hippocrate, ce seroit commettre à la fois un attentat contre la science et les belles= lettres, puisqu'il est reconnu que la langue grecque a formé nos meilleurs écrivains ; et que les écrits d’Hippocrate ont toujours servi de modèle aux meilleurs médecins. Est-il croyable , d’ailléurs , dans le siècle dés lumières où l'on vante si fort la raison, et où lon divinise en quelque sorte l'instruction publique, qu'il ne soit pas permis d'enseigner publiquement Hippocrate à nos élèves , au moins, pour les perfectionner dans l’art de guérir, €E assurer leurs progrès dans la carrière immense de la médecine ? L'esprit le plus borné en conçoit d'avance la nécessité. Comment donc des hommes éclairés se refuseroient-ils d'être favorables à nos. vœux? Seroit-il possible qu'une édition d’Hippocrate , et surtout

( 119) Pronostics de Cos et Epidémies, par M. de Mercy (1)

Les deux volumes que nous annonçons forment le troisième et le quatrième de la traduction des OEuvres d'Hippocrate, que M. de Mercy a entreprise, et qu'il poursuit avec ardeur ( malgré les efforts de quelques personnes , pour le décourager ). Je ne peux guère prononcer sur l'utilité dont peuvent être les ouvrages d'Hippocrate dans l'état actuel de la médecine. Quelques médecins prétendent qu'elle est à peu près nulle : mais deux hommes célèbres que j'ai eu l'avantage de connoître, Barthès et Cabanis , en pensoient bien différemment. Ils regardoient tous deux l'étude des ouvrages d’Hippocrate commé indispensable , et j'ai en-

une traduction dans notre idiome national, devenu en quelque sorte celui des autres nations, n’excitassent pas la protection du gouvernement ; comment ne pas espérer que le service rendu à la science et aux lettres, par des travaux commencés sous les auspices les plus favorables et honorés du suffrage le plus auguste, dans l'intérêt général, ne seroit aucunement apprécié des amis de l'humanité ? Osons le dire, depuis trop long-temps la politique a absorbé l’atiention des Français ; et c'est à cette seule cause qu'il faut sans doute attribuer les difficultés que j'ai rencontrées dans le chemin que j'ai toujours suivi pour faire triompher la bonne cause. En effet, j'ai trop bonne opinion du goût et des lumières de mes compatriotes , que pour leur supposer une indifférence qu’ils ne pourroient ensuite justifier par des encouragemens ou une récompense tardive , s'ils souffroient que mes travaux littéraires, consacrés à une si louable enire-

. prise, régardée comme nationale , fussent interrompus par les

circonstances ou par une économie qui ne pourroit jamais passer que pour un prétexte douteux de reconnoître la doctrine d'Hippocrate.

(1) Article de M. Clavier , membre de l'académie des inseriptions et de belles lettres.

(ft20:3 tendu plusieurs fois Cabanis presser vivement mon savant ami, le docteur Coray, d’en entreprendre une traduction qu’il regardoit comme un travail nécessaire pour les progrès de la médecine. Peu de médecins étudient le grec, ou tout au moins l’étudient assez à fonds pour pouvoir se passer de la traduction latine : mais ces traductions sont rarement de quelque utilité dans les passages difficiles. Le latin en effèt se prête à toutes les inversions , de sorte qu’il estspossible, en traduisant mot à mot, de rendre ce qu’on n’a pas compris. Il n’en ést pas de même en français. Une traduction en cette langue devient nécessairement un commentaire. Il est malheureux que d’autres occupations aient empêché M. Coray d'entreprendre un travail dont il étoit si capable comme on le voit par le traité des airs, des eaux et des lieux. Ce n’est qu'après avoir acquis la certitude qu'il y avoit renoncé, que M. de Mercy a entrepris sa traduction. Les deux volumes qu'il vient d'offrir au public contiennent les pronostics de Cos ; le premier et le troisième livre des Epidémies, le traité des crises et celui des jours critiques. Le texte grec est en regard de la traduction ; ce qui est un mérite de plus; les éditions d’'Hippocrate étant assez rares, 1l a été revu avec beaucoup de soin sur les manuscrits de la bibliothèque du Roi, et M. de Mercy y a joint des notes critiques écrites en latin, dans lesquelles il rend compte des chargemens qu'il y a introduits, et des diverses lecons que les manuscrits lui ont offertes. La traduction m’a paru exacte; elle suit fidèlement le texte, ce qui est trèsimportant pour ceux qui veulent s’en aider, comme d'un commentaire. Je n’en peux parler qu’en homme qui a quelque usage de langue grecque : mais le ju-

(par)

sement qu’en ont porté les médecins n’est pas moins favorable ; les divers journaux de médecine en ont parlé avec éloges, et le docteur Bosquillon, qui n'étoit pas moins habile en grec qu'en médecine, y a joint son suffrage dans la traduction qu’il a donnée lui-même des Aphorismes d'Hippocrate. IL y parle de M. de Mercy dans les termes les plus honorables. Une entreprise aussi utile ne pouvoit pas échapper aux regards d’un gouvernement ami des sciences et des lettres, M. l'abbé de Montesquiou, alors Ministre de l’intérieur, sur le compte favorable qui lui fut rendu du travail de M. de Mercy , a bien voulu souscrire pour deux cents exemplaires, et il lui a en même temps assuré une pension pour le mettre en état de la continuer (1). Nous pouvons donc être assurés de voir terminer cette entreprise, l’une des plus utiles qui aient été faites depuis long-temps, non-seulement pour les médecins, mais encore pour les amateurs de la littérature ancienne dont les ouvrages d'Hippocrate méritent toute l’attention, à cause de l'élégance de son style qui est à peu près le même que celui d'Hérodote.

(1) Il étoit question alors de me nommer à la chaire d'Hippocrate. Son Excellence m'avoit accordé , en attendant, des encouragemens mensuels ; la souscription est de 1815.

Nouvelle traduction des Aphorismes d'Hippocrate, et Commentaires spécialement applicables à l'étude de la Médecine prauque, dite Clinique, par M. de Wercy (1).

La nature de cet ouvrage d'Hippocrate nous dispense d'en donner une longue analyse, et la réputation dont il jouit semble encore rendre notre recommandation moins nécessaire. Le scepticisme qui de nos jours surtout s’est attaché à la personne et aux écrits d’homère, a tenté aussi, sur le nom et les ouvrages d'Hippocrate, le même outrage; mais non avec le même succès; et la gloire du philosophe de Cos a résisté encore à l'indifférence dont son livre s’est vu l’objet dans les cours d'enseignement public. C'est pour combler cette afiligeante lacune que M. de Mercy a consacré ses veilles à la traduction des œuvres d'Hippocrate, et qu'il publie aujourd’hui les Æphorismes de ce grand homme avec des Commentaires spécialement destinés aux gens de l'art, et dont le principal objet est d’éclaircir les sentences et de justifier les principes du philosophe grec au moyen des découvertes et des procédés de la science actuelle. Nous ne pouvons qu’applaudir à une si louable entreprise, pour le succès de laquelle M. de Mercy avoit déjà donné de bonnes garanties en 1811, par une traduction des OEuvres complètes d'Hippocrate. La version des Aphorismes a été revue avec soin, et nous pouvons confirmer de notre suffrage le témoignage que l’auteur se rend à lui- FU qu il n'a rien négligé pour perfectionner son

(1) Journal des savans , août 1817. pag. 504.

(rs

travail. Cette version nous a généralement paru fidèle et digne d’être mise avec confiance dans les mains de ceux des élèves, et même des maîtres auxquels la lecture de l'ouvrage original ne sauroit être familière; et les uns et les autres trouveront, dans les commentaires dont chaque sentence est accompagnée, des lumières nouvelles, sur le mérite desquelles nous n’osons toutefois prononcer vu notre incompétence en ces matières ; mais que nous croyons pouvoir recommander, du moins à leur attention.

Raovur-Rocuerre., de l’Académie des

Fnscriptions et Belles-Letires.

Aphorismes d'Hippocrate, par M. de Mercy (à).

Les Aphorismes d’Hippocrate sont tellement célèbres, depuis long-temps, que, d’après Suidas, les anciens les regardoient comme s’élevant au-dessus de l'esprit humain, Ürepéa))oa rh auvéow, et qui jouissent encore maintenant d’une égale faveur, viennent de recevoir de M. de Mercy, qui a déjà bien mérité de l'ouvrage d'Hippocrate sur les épidémies ( imprimé en 1605 ), un nouvel éclat qui honore l’un et l’autre. L'habile et laborieux auteur a consulté plus de trente manuscrits de la bibliothèque du Roi; ce qui a contribué beaucoup à la bonté du texte. La bibliothèque de Fabricius ( bibliotheca græca ) , même depuis l’édition du laborieux Harles , pourroit profiter de maintes

(1) Gazette de Goëttingue , 1814, page 1840.

corrections qui se trouvent dans cette édition. Ce n’est que rarement que l’auteur a consulté les étrangers, à l'exception des anglais, ce qui n’est pas tout à fait à l'avantage de celui-ci. Dans la deuxième section, n. 23. M. de Mercy adopte ( & efxoow fuépnst, au lieu de éy teocapeonaiden« fuéonor. ) Les mêmes changemens ont lieu dans la section 1v, n. 36, et sections vi et vu, 7 17» 937 98,61, 71 ; sur lesquels l'auteur s'explique dans sa préface. La table des matières est celle si connue de Verhoofd. L’érudition, la connoissance de la langue grecque et un jugement sain, rendent l’auteur et l’édition recommandables. |

Pronostics d'Hippocrate, par M. de Mercy (1).

Nous voyons avec plaisir que l’auteur s'occupe de la traduction des œuvres du père de la médecine, et nous nous félicitons que cette entreprise ait été faite par des mains si habiles. Ayant publié il y a trois ans la traduction des Aphorismes, accompagnée de notes critiques , l’auteur continue son travail d'après la même méthode; et, en suivant le même plan, il fait paroître le livre des Pronostics et les deux livres des Prorrhétics, qui, après les Aphorismes, sont les meilleurs ouvrages du philosophe de Cos. Pour la traduction des Pronostics, M. de Mercy s’est servi de l'excellente édition de Bosquillon ; et pour les Prorrhétics, de celle de Vanderlinden. D’après le conseil de M. Coray, le

(1) Gazezte de Gottingue 1814. pag. 1992. S dialecte

dialecte ionien a été introduit dans tout l'ouvrage. La traduction est facile et ne fait pas apercevoir tout lé travail qu’elle à dû coûter à l'auteur. Les analyses lui nt en outre parfaitement réussi : mais nous avons à regretter qu'il n'ait pas fait usage dés ouvrages de la ittérature allemande. è

L'auteur a collationné dix-neuf manuscrits pour lés ronostics ét huit pour les Prorrhétics. Nous sommes , lu reste, entièrement d'accord avec M. Bosquillon, quand il dit, que le texte et le sens d'Hippocrate, ont JEauUCOup gagné par les savans travaux de M. de VLércy ; et nous l’'engageons beaucoup à continuer et à chever l'ouvrage estmable qu’il a sibiéncommencé(t).

Pronostics de Cos, par M. de Mercy (2).

L'auteur, déjà avantageusement connu à nos leceurs par ses traductions du père de la médecine Voy. gaz. littér., p. 1840 et 1992 ), ne césse pas, au rand plaisir des amis d'Hippocrate, de gagner sur ce hamp de nouveaux lauriers. Une nouvelle preuve est ouvrage annoncé, qui ne doit pas être confondu avee elui dés Prorrhétics dont nous avons parlé (en 1814, . 1992 ); car il y en a deux parmi les œuvres d'Hipocrate qui portent le titre de rpoyvocueor et mooyvoure oœnat; et c’est le dernier dont il est question ici. Dans a préface, l'auteur insiste beaucoup, ét avec raison, ER UN RE tu tte QG) Il seroit impardonnable d'abandonner un ouvrage qué les tangers eux-mêmes ont récommandé à l'attention publique et là protection du gouvernement: &.

(2) Gazette de Goëttingue 1818-

( 126 ) sur le temps de deux ou trois ans, pour prouver qu'il, ne suffit pas, pour former de bons médecins, comme: quelques-uns le croient; et il maintient que la lecture: et l'étude des ouvrages d'Hippocrate doivent être reprises avec zèle pour y apprendre l’art observateur.

Il parle ensuite en connoisseur des traductions latines et françoises, où nous ne regrettons rien de plus que tout ce qu'ont fait pour Hippocrate les savans distingués de l'Allemagne, qui étoient aussi des critiques instruits ; surtout Gruner et Grimm , lui sont restés entièrement inconnus. Ses observations et son travail n’auroient pu que gagner par la connoissance de ces

auteurs (1) comme M. Coray (2) l’aflirmera, connols: A dr 2 ES

(1) Mon intention n’a point été de faire un travail purement philologique ; mais, de me borner strictement pour l’intelligence du texte., à la comparaison des manuscrits tels que nous les avoni à la Bibliothèque du Roi, que je dois supposer avoir donné naïsl sance aux commentaires et aux lecons des scholiastes grecs ; j'ai donc voulu remonter à la source : d’ailleurs , dans mes noter latines sur les Pronostics de Cos, j'ai comparé tous les auteur! francois et anglois ; ilest facile de s’en convaincre par la lecturt des notes. Ce travail, très-fastidieux, m'a coûté beaucoup di peine et de temps, sans que je fusse convaincu , que mon pre mier plan pût y gagner beaucoup : sans doute , je n'aurois pl que m'instruire, en mettant à contribution les doctes veilles de savans de tous les pays, et plus particulièrement des docteur allemands , dont l’érudition est si profonde ; mais, le temps mi presse, «et je désirois donner de suite, et en quelques livres: la collection -des-œuvres légitimes du père de la médecine , afil de faire mieux goûter sa doctrine.

(2) M. le docteur Coray , a pu concevoir le projet de consulte les savans de tous les pays , seulement pour la traduction dk Traité des airs des eaux -et des lieux ; mais, moi, j’avois à cœui de rétablir, par des commentaires, la doctrine pure qui nous : été transmise par le père de la médecine ; si j'ai réussi, voi) mon excuse.

(rar à

ant notre littérature. Comme il lui paroît très-justement que le texte mérite encore beaucoup de critique et d'attention pour être rétabli autant que possible, il a rien négligé pour collationner les manuscrits dont il donne le détail dans sa dissertation sur les manusrits. Il en a trouvé huit dans la bibliothèque du Li ont il regarde comme le meilleur celui cotén. 2140, A. u'il suppose être du douzième siècle de notre ère. Les notes critiques qu'il a ajoutées méritent autant de conidération que ses observations sur les Pronostics, et 1 conclut que si cet ouvrage n est pas dphvadte même , il lui a au moins servi pour texte. L'analyse a Sté faite par l’auteur, » d'après Duret, dont les explica- 1ons sont regardées comme un chadt œuvre ; surtout ‘analyse des chapitres, p. 414 et suivantes , est claire it très-propre au sujet. à

La traduction françoise se trouve en regard du texte le 649 paragraphes; des pages 319 à 414. Suivent es notæ in varias lectiones et in textum. Le même tuteur fit imprimer en 18:17, dans le même format, a nouvelle traduction.

Je suis trop heureux de saisir cette occasion de ténoigner toute ma reconnoissance aux universités qui n'ont fait l'honneur de m'accorder une distinction lautant plus honorable qu’elle est impartiale, et qu'elle me donne l'espérance de profiter des conseils le la critique, et de joindre aux travaux que j'ai enrepris les recherches des savans étrangers, dont je n'efforcerai toujours de mériter l'estime et la bieneillance.

Je m’abstiens de citer les rapports encore plus favorables de la Gazette littéraire de Goëttingue, relativement à la traduction des premier et troisième livres des Epidémies, des Traités du Régime dans les Maladies aiguës, et des airs, des eaux et des lieux, d'Hippocrate ; je n’ai pas cru devoir passer sous silence le suffrage des universités dont la vénération pour la doctrine d'Hippocrate , a été le principal motif de l’honorable accueil qui m'a été accordé : d'où est résulté la nécessité de consacrer dans la république des lettres. le Service rendu à la médecine, par la nouvelle édition et la traduction complète des OEuvres d'Hippocrate. Peut-être me pardonnera-t-on cet aveu, afm qu'on ne m'accuse pas de vouloir tirer vanité des éloges qu appartiennent à notre illustre auteur : |

Soli Deo honor et gloria.

DIPLOMATA UNIVERSITATUM.

Propter eruditionis copiam et elegantiam Hippocraticorum operum editionibus eximiæ declaratam Et insignia in Rempublicam lütterariam merita Universitatis litterarum Tenensis Sodalis Honorarius

| Cooptatus In ejusque rei fidem ac monimentum Publica hæc tabula Senatus auctoriate ipsi decreta

Signo academico munita et prorectoris manu subscripta 3 est.

Jenæ calendis Novembribus A. C. MDCCCXVIIT.

Jo. Hewr. VOIGT,

h. t. prorector.

Ob magna , quæ singulari operum Hippocraticorum studio , et librorum ejus eximiis

Editionibus sibi comparavit, merita Universitati liütterarum Lipsiensi ÆEjusque civibus Honoris causa adscriplus est

În cujus rei publicum documentum Hæ tabulæ sunt propositæ

In Univ. lit, Lips, Domin. XXL. P. Fest. Trinit, A, C. MDCCCXVIIE.

‘ Quod felix faustumque fortunatumque sit

Societas Latina Tenensis, Ob ingenit doctrinæque elegantiam Et præclara in Rempublicam litierariam merite *

Liberis omnium suffragiis electum Sociorum Honorariorum numero adscripsit, Ljusque cooptationis has litieras testes

Quibus impressum est sigillum Socielatis

Promulgavit.

Tenæ mense Decembre anni À, S. N. ci IocecX VIII «a societaie condita LXXXIIL,

Care abonner ge EAN

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