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De l'enseignement moyen

Deux choses ont donné naissance à ce recueil. Une pensée de pieuse reconnaissance envers la mémoire d'un maître aimé et vénéré, jointe à l'espoir d'être utile aux jeunes membres de l'enseignement. M. le professeur Baguet a laissé dans le cœur de ses anciens élèves un souvenir qui ne s'effacera pas. Les nombreux opuscules écrits par lui sur des matières qui avaient fait l'occupation de toute sa vie, sont les fruits précieux dune expérience consommée et d'un dévouement à toute épreuve. Les jeunes gens qui entrent dans la même carrière y puiseront beaucoup de connaissances utiles,

et ils n étudieront pas ces pages dictées par un zèle si consciencieux et si éclairé sans sentir se fortifier en eux avec l'amour et le respect de leur état le désir de se mettre en mesure de répondre dignement aux exigences d'une vocation honorable et souverainement importante au double point de vue social et chrétien. Nul n'en vit mieux la grandeur et n'en pesa plus scrupuleusement la grave responsabilité queM.Baguet. Quelques détails sur sa vie et sur ses travaux seront à la fois pour ses successeurs une leçon et un exemple.

François Nicolas Joseph Ghislain Baguet naquit à Nivelles le 14 mai 1801, d'une famille honorée et profondément chrétienne. Il fit ses humanités au collège de sa ville natale , où il entra n'ayant pas encore l'âge de huit ans. Premier dans toutes ses classes, il doubla sa rhétorique, sous la direction de M. Petit, professeur de quelque renom. Le jeune Baguet atteignait à peine sa dix-septième année, quand il fut inscrit à l'université de Louvain, récemment fondée par le gouvernement néerlandais. Il hésita quelque temps sur sa vocation , mais les leçons de Becker l'enflammèrent bientôt d'un ardent amour pour les lettres anciennes, et ce fut là, selon son expression, qu'il résolut de planter sa tentée Il y avait cependant de rudes obstacles à vaincre. En arrivant à Louvain, notre nouvel étudiant ne possédait pas encore les premiers éléments de la langue

' Vitae meae tabernaculum.

grecque. Il fut obligé de se livrer à un travail opiniâtre, mais bien réglé, et il le fit avec tant de succès qu'au bout d'un temps relativement court, il fut en état de lire les auteurs grecs sans trop de difficulté. Baguet persévéra dans cette voie, et devint sans conteste Tun des hellénistes les plus distingués de notre pays. Il avait acquis la conviction que l'étude de la littérature latine sans celle des lettres grecques ne peut être que superficielle et très-incomplète. Il consigna l'expression de ses sentiments sur ce point dans deux des thèses qu'il soutint pour l'obtention des honneurs du doctorat, et qui accompagnent sa dissertation inaugurale \ Celle-ci est un commentaire sur un discours de Dion Chrysostome, où le jeune docteur révèle des connaissances grammaticales très-étendues, une lecture considérable de la littérature grecque, et l'intelligence parfaite de la manière de penser et d'écrire de Dion et de ses contemporains. Parmi les thèses ajoutées au speciyjien i?iaugurale , on en remarque une autre, la cinquième, qui fut inspi-

* Spécimen literarium inaug%f,rale exhibem Dionis Chrysostomi orationem VIII ammadversionibiùs ilhcstratam ; Lovaaii, 1823.

Voici les deux thèses mentionnées dans le texte :

Thesis Vir.Egregie scripsit Wyttenbachius, Epist. ad H. Bosch, p. XIKBibl. crit.) : « Sine graecis literis nulla est sahis in latinis, dimidiumque et lucis abest et suavitatis. »

Thesis VIII : « Igitur inepte taciunt qui poëtas latines in scholis expiicantes, eos non graecorum sed hodiernorum poëtanim coniparatione student illustrare. »

rée à rauteur par une influence d'une origine toute différente. Baguet avait suivi à Louvain les leçons d'un exilé français, qui jouit pendant quelque temps d'une sorte de célébrité. Jacotot, oublié aujourd'hui, mêlait à son enseignement, estimable sons certains rapports par le côté pratique, des paradoxes qui le gâtaient inutilement, et qui flnirent par lui enlever toute espèce d'autorité. La thèse où Baguet recommande aux maîtres de se fier beaucoup plus à l'intelligence de l'élève qu'à la mémoire de celui-ci, a certainement aussi un grand fonds de vérité pratique, mais elle est exagérée dans l'expression, et mal interprétée elle pourrait donner lieu à de regrettables méprises. Il faut cultiver le jugement sans doute, mais sans méfiance injuste envers la mémoire. A ce point de vue même, on ne doit pas oublier que c'est en grande partie" sur les éléments fournis par la mémoire que doit s'exercer le jugement. En règle générale, dans un enseignement bien ordonné, ce n'est pas l'antagonisme, mais l'harmonie qu'il faut chercher à établir entre les facultés ^

La faculté de philosophie de l'université de Louvain avait mis au concours, pour l'année académique 1820- 1821, une question où elle demandait qu'on recueillît, qu'on mît dans un ordre convenable et que Ton expli-

' Cette thèse était ainsi conçue : « In docendo raulto magis discentis intelligentiae quam ejus memoriae fides habenda. »

quât les fragments qui nous sont restés du philosophe stoïcien Chrysippe \ Baguet entra en lice, et remporta le prix. La faculté considérant, dit- elle, que l'auteur du mémoire soumis à son jugement avait réuni la plupart des fragments de ce philosophe épars dans les écrivains anciens ; qu'il avait fait preuve dans l'explication de plusieurs d'un savoir peu commun, qu'il avait parfaitement exposé la vie et la doctrine de Chrysippe ; tenant compte, en outre, des limites étroites du temps dans lequel il avait été renfermé, lui décerna la médaille d'or 2. Ce travail, qui forme un volume in-4'' de près de 400 pages, est et restera longtemps encore un précieux recueil de matériaux à consulter par les historiens de la philosophie, qui voudront approfondir les doctrines du philosophe stoïcien le plus considérable après le fondateur du Portique. Tel est l'avis d'un critique aussi sévère que compétent ^ et il ne fait que confirmer la

' Colligantur, disponantur et illustrentur fragmenta Chrysippi, philosophi stoïci.

- Ciim aiictor plurima saltem Chrysippi fragmenta ex omni veterum scriptoi'um génère diligenter collegerit, et in illustrandis illis accuratam hinc inde et exquisitam doctrinam exprorapserit, luculentamque insuper adjecerit de Chrysip[)i vita ac doctrina disputationem ; utilissimam fore hanc commentationem ils judicavit Ordo, qui doctius aliquando in eodem argiimento sint versaturi. Qua ratione permotus et perpendens insuper temporis angustias, quibus inclusus fuit auctor, praeraio ab augustissimo rege proposito eani esse ornandani existimavit.

' M. Roulez.

décision des premiers juges. Ajoutons que le mémoire est écrit avec une pureté et une élégance rares, aujourd'hui surtout, même chez les philologues de profession, allemands et autres. Cette pureté et cette élégance s'alliaient, chez Baguet, à une facilité, à une limpidité de diction, qui ne laissent rien à désirer, et qui contrastent avec la gêne, et l'espèce de recherche et d'affectation, auxquelles n'échappent presque jamais ceux qui ont à cœur de bien écrire dans une langue morte \

* Je citerai un passage de la préface du Mémoire, comme preuve à

la fois et de l'exquise latinité de TauTeur, et de son incomparable

modestie, et de son ardeur pour Fétude des lettres anciennes. « Sed

dixerit aliquis, quid tu tandem, et argumenti magnitudinem perspi-

ciens et tuae tibi tenuitatis conscius, opus tamen adgredi non dubi-

tasti tuas vires longe exsuperans ? An immemor tu fuisti Horatiani

illius:

quid ferre récusent,

Quid Taleant humeri ?

Et merito quidem haec mihi esse exprobranda non diffiterer, nisi Ordinis ipsius in proponeuda hac] quaestione consilium ab ejusraodi reprehensione me tueri quodammodo videretur. Neque enim exigera ille potuit, ut ab adolescentulo in tanta temporis brevitate liber conscriberetur, omnibus numeris absolutus , qui a judicii ac doctrinae ubertate et elegantia eruditioribus quoque commendetur : sed hoc nnice videtur voluisse, civibus academicis idoneam suppeditari materiam in qua exercèrent vires juvéniles suamque in frequentandis scholis assiduitatem et industriam comprobarent. Quod habens persuasum ad ineundum certamen me duxi esse accingendum, non tam praemii ambitione commotus, quod facile patiar me dignioribus impertiri, quam inci-edibili quodara incensus literarura studio, quod nullam me praetermittere sinit augsndi raeam scientiam et amplificandi

Au sortir de Funiversité , Baguet fut nommé professeur de sixième au collège communal de Nivelles. Après avoir enseigne les éléments pendant deux ans, avec la patience et le zèle persévérant qu'exigent ces humbles mais utiles et trop peu appréciées fonctions, il fut promu à la chaire de rhétorique du collège de Louvain en 1825. Il occupa cette chaire jusqu'en 1834, et y obtint le plus grand succès par la profondeur de son savoir, l'excellence de sa méthode et un dévouement sans bornes à ses devoirs et à ses élèves. C'est là que nous l'eûmes pour professeur en 1829 , et nous n'oublierons jamais les soins touchants qu'il nous prodigua, et l'affection toute spéciale dont nous fumes l'objet de sa part. 11 nous fut plus qu'un maître, il nous fut un père et un bienfaiteur.

Pendant que Baguet professait au collège de Louvain, une chaire d'un rang plus élevé lui avait été offerte au collège philosophique par le gouvernement hollandais,

oppoitunitatem. Nec autem unquam dubium mihi fuit quin talis in scribendo periclitatio, tametsi manca sit iieqne contribuât quidquam ad fines doctrinae, in qua versetur, proferendos , plurimum certe scribenti afferat utilitatis eumque excitet ad majora in })osteruni suscipienda. Quofl si enim a reliquis commodis discesseris, hoc saltem habet ejusmodi exercitatio, ut laboris assiduitati nos adsuescat viamque doceat ac rationem, qua meliori aliquando ciim successu in simili argumento elaboraturi et de literis bene promerere aliorumque studia adjuvare et nobis ipsis laudem parère atque doctorum hominum benevolentiam conciliare possimus. »

qui lui ouvrait ainsi l'accès de l'enseignement supérieur. Il refusa par un scrupule légitime de conscience , sans en faire de bruit, tant la chose paraissait simple et naturelle à un homme qui en toutes choses ne connut jamais que le devoir. Lors de la création de l'université catholique en 1834, il était manifestement appelé à en occuper une des chaires principales, celle de littérature grecque et latine. Baguet l'accepta avec reconnaissance, mais on eut beaucoup de peine à lui faire recevoir le titre de professeur ordinaire, dont il ne se croyait pas digne. Il fut seul de son avis, car personne n'y avait des titres plus légitimes et plus incontestés que les siens. Il fut chargé en même temps des fonctions de secrétaire de l'université, qu'il exerça jusqu'à sa mort avec un noble désintéressement, honoré de l'amitié et de la confiance la plus entière des deux premiers recteurs de cette grande institution.

Baguet se montra dans l'enseignement académique ce qu'on lavait vu déjà dans ses modestes chaires de collège, professeur avant tout et par-dessus tout. Le savant et l'écrivain furent absorbés en lui par le maître. Heureux ceux qui peuvent se partager ! lui ne le sut jamais : il fut tout entier à son enseignement et à ses élèves. Ceux-ci ne l'ont pas oublié et ils sont toujours là pour lui rendre ce glorieuxtémoignage. Ses leçons étaient préparées et étudiées avec le soin le plus minutieux, et bien qu'il possédât à fond les matières et les auteurs qu'il

était chai'gë d'expliquer, nulle différence ne se fit remarquer chez lui, quant au travail, entre le commencement et la fin de sa carrière. Dans Tinterprétation des textes, il s'attachait surtout à faire saisir la pensée qui avait guidé l'écrivain dans la composition de son œuvre ; il mettait en relief le but que celui-ci s'était proposé, montrait comment toutes les parties se rapportaient au tout, et comment chaque détail contribuait à la perfection de l'ensemble. Il excellait, on l'a remarqué avec infiniment de raison \ à faire comprendre l'économie d'une composition littéraire, à désarticuler, pour ainsi dire, le mécanisme du discours et du raisonnement. Cette analyse judicieuse lui servait de base pour élever les jeunes intelligences à l'intuition des beautés de la pensée antique. Ses explications toujours simples etlumineuses donnaient à sa méthode la confirmation de l'exemple ; et les succès constants de ses leçons , les maîtres qu'il a véritablement formés et qui honorent aujourd'hui l'enseignement public en gardant le souvenir reconnaissant de leurs années d'apprentissage passées sous ce guide , si dévoué et si capable, attestent mieux que tous les ouvrages qu'il eût pu écrire quelles étaient en lui la science et l'habileté du professeur.

Le professeur Baguet avait longtemps enseigné les humanités. Placé, selon la remarque de Mgr Lafo-

' Mgr Cai'tuyvels, Annuaire de V Université catholique ^ 1868.

ret ^ par la chaire qu'il occupait, aux contins des études moyennes et recevant les jeunes gens au sortir de ces études, il eut constamment l'œil ouvert sur les collèges, et travailla sans relâche à en fortifier l'enseignement. C'est cette attention, ou plutôt cette préoccupation incessante, qui a fait éclore de sa plume les nombreux opuscules réunis dans notre recueil. En 1842, donnant l'éveil, il signalait deux défauts graves qui tendaient de plus en plus à envahir cet enseignement : la trop grande multiplicité des matières, et la façon légère et superficielle de les traiter. Non 7nulta, sed multmii, disait-il, et il ajoutait : il faut que ce qui fait l'objet de l'étude de l'élève soit examiné sous tous les rapports d'une manière approfondie. L'auteur insistait sur l'utilité qu'il y aurait, selon lui, à confier l'enseignement de chaque branche à des professeurs spéciaux, et sur la nécessité de ne faire étudier les langues anciennes qu'après que les élèves ont déjà acquis une connaissance assez étendue de la langue maternelle. Tout le système pédagogique de l'auteur est en germe dans cette première brochure '. Ce qu'elle renferme d'un peu systématique, d'un peu hasardé, il faut bien le dire, nuisit beaucoup, alors et plus tard, au résultat qu'on avait le droit d'attendre, pour l'amélioration et

' A 7inuaire de l'université catholique, 1868.

* Revue de V instruction imhlique en Belgique, 1867.

le progrès des études, des observations et des conseils d'un maître si sage et si autorisé.

Trois ans plus tard, la division des collèges en section des humanités et en section professionnelle, avait reçu un commencement d'existence dans un certain nombre d'établissements de notre pays. Ce fut une occasion pour le professeur Baguet de proposer une modification considérable dans l'organisation des études moyennes. Distinguant les cours communs, nécessaires à tous, des cours spéciaux, il demande que les premiers soient faits avant les autres. Parmi ces cours communs, la langue maternelle a droit à la place principale. Ces cours dureront trois ans. Trois autres années seraient consacrées , pour les uns, à l'étude des humanités ; pour les autres, à l'enseignement professionnel. L'auteur était convaincu que ces trois années étaient suffisantes pour initier convenablement les jeunes gens à la connaissance et à la pratique des langues anciennes, si on ne les abordait, bien entendu, qu'après avoir acquis une connaissance approfondie de la langue maternelle. Cette conviction ne fut partagée que par un petit nombre de personnes. Pour notre part , nous ne la repousserions pas, si l'on pouvait nous donner l'assurance que nous n'aurions affaire qu'à des jeunes gens bien doués et très-laborieux. Malheureusement ce n'est pas le cas ordinaire dans nos collèges. Une autre idée exprimée par le professeur dans

cet écrit, c'est que tous les exercices des élèves devraient se rapporter à un seul auteur principal, Xénophon pour le grec, César pour le latin. Il y a là une réminiscence de Jacotot, mais sans l'exagération propre à ce dernier. Pratiqué raisonnablement, avec les exceptions voulues, ce procédé ne nous parait avoir rien que de louable et d'avantageux.

La Revue catholique de 1819 contient trois articles fort remarquables du professeur Baguet sur la méthode d'enseigner. On y a vu à juste titre ce que l'auteur a écrit de meilleur sur cette ^rave question. Mgr Laforet en a extrait la substance dans ces lignes que nous lui empruntons en les résumant : « Il y a un principe, un axiome, que le maître ne doit jamais perdre de vue , c'est que l'élève, quelle que soit la richesse de ses facultés, ne s'instruira et ne se formera qu'autant qu'il travaillera par lui-même. Sans ce travail personnel, l'enfant ne se développera point, et l'homme ne se formera jamais. Le grand souci du maître doit donc être de susciter ce travail, de le stimuler, de le diriger, de le faciliter, de façon que l'élève s'approprie ce qu'on lui donne, et s'en serve pour se diriger ensuite par lui-même. Pourquoi, dit le professeur Baguet, après un autre célèbre pédagogue , le père Girard, pourquoi s'obstiner à ne voir dans les jeunes têtes des élèves que des vases vides où l'on peut mettre tout ce qu'on veut, et qu'on renverse ensuite pour trouver tout ce que Ton

y a jeté? L'instruction ne s'acquiert que par le travail ; elle ne se donne pas, elle se prend. Ainsi l'activité personnelle de l'élève, son intelligence mise en exercice par sa volonté, voilà ce que Baguet appelle le lait principe, la règle fondamentale de l'enseignement. Tout est là. »

Le recueil que l'on présente au public offrira au lecteur un grand nombre de développements et d'applications de cette théorie fondamentale. Ce sont en général des morceaux lus dans les séances de l'académie de Bruxelles, dont le professeur Baguet faisait partie depuis 1841 . Ces opuscules contiennent tous , sauf quelques idées légèrement systématiques dans quelques-uns, des vues très-remarquables et d'excellents conseils. Dans le tome XXIII des Mémoires de la docte compagnie, figure un travail assez étendu du professeur Baguet: c'est une notice biographique et littéraire sur un célèbre humaniste du XVP siècle, le jésuite anversois André Schott.

Après avoir parlé du professeur et du savant, il nous resterait à dire quelque chose de l'homme et du chrétien. Mais Mgr Laforet l'a peint, sous ce rapport, avec une vérité si parfaite, que nous ne pouvons rien faire de mieux que de reproduire ce portrait... « Baguet fut invariablement l'homme du devoir et du dévouement. Dans l'ordre moral comme dans l'ordre littéraire et scientifique, il avait horreur du superficiel. D'une foi

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