II
ne l'ai pas voulu ; mais daignez considérer au moins que de plus puissants adversaires au-
I * raient mieux répondu, et que ce que j'ai dit
| n'est rien auprès de ce qu'il y aurait à dire.
J'invoque encore votre indulgence, Mon-
; seigneur, pour le style de cette longue lettre.
' Je l'ai écrite à la hâte, et si contre mon inten-
tion il m'était échappé une expression qui pût blesser le moins du monde l'opinion respectable qui n'est pas la mienne, je la désavoue, et je vous prie de l'excuser. Vos amis vous ont engagé à publier ces lettres : c'est parce que nous avons été élevés chez nos parents, disent-ils, que nous ne voulons pas que nos enfants , le soient. Et moi qui ai cru devoir élever mon
fils comme je l'ai été moi-même , je ne vous
en remercie pas moins d'avoir fait cette pu-
, blication. Elle m'a vivement intéressé, elle m'a
inspiré de profond es réflexions, elle m'a fait un i instant douter de moi-même, et quelle que soit
mon opinion sur l'ouvrage , j'ai senti en le lisant redoubler ma vénération pour l'auteur.
Marsan , le 5 novembre 1851.
DISCOURS
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