‹ De l'enseignement obligatoire; mémoire présenté à l'EmpereurChapitre 9 sur 43 · IG · texte numérisé non relu

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rapports avec le monde surnaturel qui l'environne, qui ne lui est pas étranger, mais qui au contraire le complète merveilleusement , et lui assigne dans le grand ensemble des choses humaines ses véritables proportions et sa véritable place.

Que serait un architecte qui s'enfermerait dans un monument , comme dans un tombeau , sans en sortir jamais pour admirer le ciel qui brille au-dessus, et les magnifiques perspectives au milieu desquelles il est placé!

Venez donc dans le temple de Dieu , qui que vous soyez et quel que soit l'objet de vos investigations : vous trouverez dans la Religion et dans ses sublimes enseignements de quoi agrandir votre esprit ; et puis ne faut-il pas aussi que votre coeur s'élève ? Il tombe quelquefois et se dessèche dans les calculs et dans les rudes labeurs de la science. Venez le rafraîchir et l'émouvoir par les pensées d'en haut. Donnez cet exemple aux jeunes générations qui vous écoutent et que vous formez. Qu'elles apprennent de vous qu'à côté du monde physique , il y a un monde moral , et par delà tout ce qui est créé , le règne éternel des choses invisibles , ce monde incréé auquel notre esprit , livré à ses propres forces, peut en partie atteindre, sans doute, mais que la Foi nous découvre dans toute sa

magnificence , en l'illuminant des plus éclatantes clartés. Venez apprendre ici à n'estimer la science que quand elle marche dans la vie accompagnée de la vertu , et quand elle conduit l'homme de ce inonde à Dieu, de la créature au Créateur.

Et vous, ministres de la Religion, que la Toi anime, et que le zèle de la maison de Dieu dévore , poursuivez , embrassez la science avec ardeur. Gardez-vous de la mépriser, elle vient de Dieu, et sa volonté est que vous la fassiez servir à ses desseins. Il a attaché deux ailes à l'âme , la Science et la Foi, pour quelle s'élève plus facilement au Ciel. Sachez vous servir de ce double secours pour atteindre votre fin et la fin du ministère divin que vous exercez parmi les hommes. Si vous savez parler le langage de la science aux hommes qui se sont voués à son culte , il vous sera bien plus facile de pénétrer dans leur àme et de les. ramener à la Foi.

Une des plus grandes consolations de notre cœur, un des signes pour nous les plus manifestes que Dieu a sur notre société des pensées de miséricorde, c'est cette ardeur plus vive pour les études qui se réveille dans le sein du clergé, en même temps qu'une tendance plus favorable semble faire incliner vers la Religion les savants que les impressions du siècle dernier en avaient éloignés. Ali ! ministres de la Religion , c'est à

nous qu'il appartient de favoriser ce mouvement des esprits , que la main de Dieu leur imprime. Pour cela , mêlons-nous y de plus en plus. Versons sur la science cet arôme de la Religion dont Dieu nous a laits lés dépositaires , et qui doit l'empêcher de se corrompre. Appliquons-nous à démontrer que les formules de la Science n'ont rien de contraires aux formules de la foi ;et que si leur domaine est différent , leur point de depart est le même , ainsi que leur fin. Aimez donc la science, aimez-la pour elle-même, parce qu'elle est belle, parce qu'elle vient de Dieu, parce que , sans elle , il y a des pages du livre de la création que vous ne pouvez plus lire; nais aimez-la surtout pour le secours qu'elle apportera à votre ministère ; aimez-la parce qu'elle sera dans vos mains un levier puissant pour remuer les âmes ; aimez-la, rien qu'en comprenant combien elle vous sera utile pour procurer ici-bas la gloire de Dieu et le salut de vos frères.

En conséquence, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Article I". Chaque année, le dimanche qui précède l'A vent , nous célébrerons , dans l'Église de Sainte-Geneviève, la fêle des Écoles.

Cette année, exceptionnellement et par suite . de circonstances particulières , la fête des Écoles aura heu le 27 Novembre, premier dimanche tle IWvent.

Article 11. Une Messe basse, accompagnée de chants , sera dite à midi précis , elle sera suivie du Panégyrique du saint Docteur, que nous au* rons désigné pour Patron de la fête. La cérémonie se terminera par le chant du Te Deum et la Bénédiction du Saint-Sacrement , etc.

Donné à Paris, sous notre seing, le sceau de nos armes, et le contre-seing du Secrétaire de notre Archevêché , le 16 novembre 1853.

MARÏE-DOMINIQUE-AUGUSTE ,

Archevêque de Paris.

Par mou Je ment de Mgr l'Archevêque ,

Coquand , Chan. Secret. G en.

DISCOURS

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