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CHAPITRE VI. — RÉSULTATS SCIENTITIQLES ET MORAUX

cette époque , on a , pour établir la population des écoles , tenu compte du nombre des enfants ayant de sept à quatorze ans.

On peut dire que , de 1840 à 1866 , la proportion des élèves s'est élevée de 10 à 11 p. c. de la population.

Il a donc fallu trente ans pour augmenter de 1 % de la population le nombre d'élèves des écoles primaires ; mais l'impulsion donnée dans les dix dernières années a produit des résultats assez satisfaisants. Ainsi, en 1860, les écoles primaires comptaient 516,000 élèves de sept à quatorze ans. Le chiffre correspondant de 1869 étant de 593,000 , on trouve à neuf années de distance une augmentation de 73,000 élèves. C'est-à-dire que de 1840 à 1860 , en vingt ans , le nombre d'élèves ne s'est accru que de 0.10 7o » tandis que dans la période suivante, ne comprenant que neuf ans , ce nombre s'est accru de près de 1 7o (i).

Ce résultat , sans satisfaire complètement la juste impatience des amis de l'instruction populaire , doit néanmoins les encourager, d'autant plus qu'il a été obtenu sans contrainte aucune , par les voies de la liberté seulement.

Nous avons vu plus haut (2) qu'en 1863, le nombre des enfants qui ne fréquentaient aucune école était évalué à 25.79 7o du chiffre total des enfants w à l'âge d'école. »

En 1866, cette proportion était diminuée, car elle

(i) Voy. Rapport fait au nom de la section centrale de la chambl des représentants par M. Sabatier pendant la session de 1869n° 157.

(2) Voy. plus haut , p. 243.

DE l'enseignement PRIMAIRE DEPUIS 4842. 299

n'était plus que de 24.60 %. La statistique complète de 1869 n est pas encore publiée : il en résultera probablement une nouvelle diminution du chiffre des absents. Dans les 121 concours , auxquels ont pris part 2167 écoles , pendant la période triennale finissant au 31 décembre 1863 , la moyenne générale des points obtenus pour chaque concurrent a été de 73.96 sur un maximum moyen de 166,66. « Cette moyenne ne parait pas très-satisfaisante , surtout si l'on considère que les questions à résoudre n'étaient pas bien difficiles pour les élèves d'une bonne école primaire , parvenus au terme de leurs études. » Cette remarque n'est pas de moi; je l'emprunte au rapport officiel (i).

Pendant la période triennale finissant au 31 décembre 1866 , il n'y a eu que 109 concours auxquels ont pris part 1991 écoles. La moyenne générale des points obtenus pour chaque concurrent a été de 65,25 sur un maœimum moyen de 143,57. Ces moyennes, dit le rapport triennal (2), sont peu élevées. Comparées à celles de la période antérieure, elles présentent cependant une augmentation dans toutes les provinces , celles de Limbourg , de Luxembourg et de Namur exceptées. Beaucoup d'écoles ne prennent part aux concours que pour la forme. « J'en pourrais citer , dit un inspecteur , dont les élèves n'ont jamais atteint le quart du nombre maximum des points. »

Ces résultats ne paraissent pas très-satisfaisants ;

(1) Voy. p. ciii.

(2) Voy. p. Lxxxv.

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