‹ De l'ensemble des moyens de la solution pacifisteChapitre 8 sur 9 · L. SOLUTION l · texte numérisé non relu

L. SOLUTION l

; d'idées.

■ pi'Ul

s l'arbi-

ppprimé la guerrr, ruii des lléuux, mois l'auUi

s armée, subsistera tout entier,

I Or, ce fléau n'est pas moindre que l'autre, l'i

a sang, aussi vraiment que, dans un autre ordj

e temps est de l'argent. La pain armée ruine le

a guerre les dépeuple. L'ai'bi trajie II son poi

ne louclie pus à l'iin des deu\ maus el

us croyons donc que les pacifistes, doués des 1 ottioos, sont dans l'erreur lorsqu'ils voient di

calisation de l'idée pacifiste. Autant nous noua

la Iouanf,'c de celte instilulion comme élément

^aratoire, autant nous signalons son inefficacité comme

iftlisation déHnitive, ou tout au moins, son insuITisanee.

t Comment se fait-il que les pacifistes nient cependant

e telle confiance dans les destinées de l'arbitrage ? C'est

e la confédération d'Europe que nous établissons comme

t leur semble trop éloigné el utopique. Ils préfèrent.

19 doute par une raison de tactique, un but plus rap-

lis, suivant nous, ce but apparent n'est qu'un

« et ne donne pas le résultat eberché. Si l'on vou-

e pas aller jusqu'au bout, il était préférable de s'en

r h quelques-unes des préparations que nous avons

gnumérées. en y comprenant l'arbitrage qui lui aussi est

« préparation utile.

3** Système de la Confédération, européenne d* abord,

mondiale ensuite.

Nous avons, dans l'ouvrage précité de 1894, préconisé le premier croyons-nous, au moins dans son ampleur, le svslème de la Confédération, comme réalisant seul d'une manière complète la suppression à la fois de la guerre et de la paix armée. Le voici d'abord dans son point de départ.

Les nations fédératives, la Suisse, rAllemagne, les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique, etc. sont une agglomération d'Etals. Supposons ces Etats indépendants les un» des autres, non seulement ils se régiront intérieurement à leur guise, mais ils pourront se faire mutuellement la guerre, et dans ce but entretiendront chacun une armée, car qui jugerait leurs conflits? Dès qu'ils se sont fédéralisés, tout change. Leurs armées ont disparu, ils ne conservent plus qu'une sorte de gendarmerie. Ils ont seulement chacun leurs lois, mais si quelque conflit surgit entre eux, ils possèdent au-dessus un tribunal qui les juge, un tribunal fédéral. Ce tribunal statue d'après des règles communes qui constituent une législation fédérale ; que si l'un des Etats est récalcitrant et ne veut pas se soumettre h la décision, il y est contraint non point par les autres agissant comme Etats séparés, mais bien par une

armoo rodérnle. C/osl ainsi que la paix rogne toujours dans une Gonfédéralioii d'Elals et surtout dans un Etat fédéral if.

Hé bien, l'idée est à la fois juste et simple de créer entre les Etîits indépendants le même régime qui existe déjà k l'intérieur do plusieurs d'entre eux, quand ils se composent do provinces confodoroos. Voici, par exemple, la Confédération européonno, plus grande, sans doute, que la Confédération llolvétique, mais constituée absolument de la même façon. Au lieu des cantons de Genève, de Berne, de Lausanne, de Baie, etc., on aura les cantons ou les républi{[uos ou les royaumes (le nom ne fait rien à lacboso)

d'Angleterre, de France, d'Allemagne, de Russie. Cliacun sera régi par ses lois, avec la forme de gouvernement de son clioix, mais n'aura pas d'armée propre, et ses conilits seront jugés aussi par un tribunal, non arbitral, mais fédéral.

Le gouvernement européen aura ses trois organes essentiels : i" le législatif, lequel déterminera les règles générales et préconstituées qui seront employées dans la solution des conilits ; a° le judiciaire qui jugera les conflits on appliquant ces règles; 3° l'exécutif, lequel aura h son service une armée internationale qui fera exécuter les jugements. La paix armée sera donc détruite en mémo * temps (pie la guerre : sans doute, une armée sera néces-

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snïrp encore, mais elle sera interniilionnlp, se e des contingenta réunù de.s dilTérentes nations, ] breuse, car elle sera appujâe par la masse des a. nations confcdL'ri'es et ne pourra cllo-niéme ■ conflits, puisqu'aucun pays n'y dominera et i]a^;JL on garnison sur un territoire neutre.

Un tel sysl&me est ai évidemment bon qu'il o'K d'aucun arfîument ; il a pour lui rc\|jcrimentat»l> fait)! à l'intérieur de* pays confédén's.

Dans un ouvrage pulilié en lyoi, M. Novicow rangé, à ce système et il cite noire ouvra<;e de »8<( dont nous le remercions ; seulement, par une élranjû rcur que nous ne pouvons comprendre, il nous t ensuite parmi les partisans de la guerre, alors fjjU y avons construit dans les détails le système de Is 1 dérntion européenne que nous venons d'esquisser,.

Là, croyons-nous, est le couronnement de l'idée fiste, sa plus haute réalisation; l'arbitrage, malg vogue dont il jouit, ne saurait être que l'un des nom} moyens préparatoires .

La Confédération européenne, dans un avenir ply gné, mais moins qu'on ne le suppose, deviendra lu i aération mondiale, la Confédération hum

Ce n'est nullement une utopie, mais il l'aut, aVBi parvenir, que les esprits soient conquis à la cauu

paix, il faut convertir Topinion publique, non seulement à la bonté de la paix perpétuelle, mais aussi à sa possibilité, et dans ce but les préparations à l'intérieur et à Texléricur sont nécessaires; aussi avons-nous insisté sur elles parce qu'il nous semble que, pour la plupart, on les a trop négligées et qu'on s'est trop attaqué exclusivement à la réalisation directe et immédiate de Tidée.

Raoul de la Grasserie*

i5 avril 1904.

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