‹ De l'ensemble des moyens de la solution pacifisteChapitre 7 sur 9 · DE LA. REALISATION DÉFINITIVE · texte numérisé non relu

DE LA. REALISATION DÉFINITIVE

Lorsque tout ou partie des moyens ci -dessus auront éti3 employés, l'idée pacifiste sera mûre, la préparation terminée, et il s'agira de passer à la réalisation définitive, c'est-à-dire à l'abolition de la guerre et de la paix armée. Sans doute, si les peuples et les gouvernements étaient d'ores et déjà convertis à cette idée, point ne serait besoin d*aucun relard, on pourrait les abolir tout de suite, mais il faut d'abord qu'ils le veuillent et c'est à quoi les préparations indiquées aux deux chapitres précédents pourront conduire.

Au point de vue de cette réalisation, deux systèmes possibles sont en présence. Le premier abolit la guerre et conserve la paix armée, son moyen est l'arbitrage. Le second abolit à la fois la guerre et la paix armée, c'est

celui que nous avons pro|30so pour la première l'ois dans une brochure publiée en 189A, intitulée : Des moyens pratiques de parvenir à la suppression de la (juerre et de la paix armée. Il faut choisir.

I" Système de V arbitrage préconsliiuê ,

Ce qui est le plus en vogue parmi les Sociétés de la Paix, et le plus généralement adopté par les auteurs pacifistes, c'est l'arbitrage. Voici en quoi il consiste. Lorsqu'un conflit éclate, les parties en litige nomment un arbitre, et se soumettent à sa décision, c'est l'arbitrage actuel, on conçoit combien il est fragile et dinicile à obtenir, il ne saurait guère se constituer pour les questions importantes ; il peut cependant être facilité par l'intervention d'un tierspeuple, mais il dégénère alors en médiation. Au-dessus apparaît l'arbitrage préconslitué ; deux nations conviennent d'avance que pour les conflits d'un certain ordre (clause compromissoire) ou pour tous les conflits (arbitrage permanent) ils auront recours à un arbitre. Cet arbitrage, supérieur sans doute, renferme deux vices. D'abord, si le conflit est grave, les deux nations ou l'une d'elles, malgré la convention antérieure, peuvent se refuser à l'accomplir. Puis dans leur convention môme, elles mettent des restrictions qui en détruisent presque entièrement reiîet.

Il*

OE I: ENSEMBLE IIKS \

CVal ainsi que récemment la Franco a conclu un traité J d'arbitrage prûconslituiî, d'une part, avec l'Italie (aS oc< tobre 1903), d'autre part, avec l'Angleterre (i4 octobni igoS). Mail voici les restrictions : sont exclus : 1° les difTéH rends d'ordre politique : a° ceuK loucbant aux intérêt* vitaux ; 3° à l'indépendance; Ix" a l'honneur; 5" t^rfits de tierces nations. Une seule exception est juBlïDce, celle relative a l'indépendance, une nation 1 permettre son propre suicide ; maïs toutes les autre même celle invoquant l'honneur, sont élastiques troires, l'bonneur étant plus ou moins rliatouilleux 1 s' entendant do beaucoup de manières dilliîrontes ; que 1 l'une dos nations refuse d'exécuter la convention, q pourrait l'y contraindre? Enlin apparaît l'nrhilrage ^ néral et forcé, il n'a plus lieu entre deux nations 1 ment, mais entre toutes, et si a la naissance d'un c une nation refuse do recourir à l'arbitrage ou d'exi la décision arbitrale, toutes les autres l'y contraignent p leurs forces réunies. Il semble qu'on soit arrivé cettP I Nullement, l'État réiractaire peut Mre un des plu! sanls Ëtats, il peut doubler encore sa force par une 1 liance momentanée avec un autre. Ce n'est pas tout. Po^ qu'une nation puisse être contrainte, en cas de besoiaa par toutes les autres, il faut que celles-ci conservent leu;j armfc et une armée considérable. Dès Ion, on aura biwi

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