‹ De l'entéro-anastomoseChapitre 46 sur 47 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les rétrècissements intestinaux, — rectum exceptè — de quelque nature qu’ils soient, se révèlent par un ensemble de symptômes constants, de troubles digestifs, par lesquels se manifeste la lutte des parois musculaires de l'intestin contre l’obstacle du cours des matières, et qui permettent de porter un diagnostic tout au moins de probabilité à un moment plus éloigné du début de leur évolution, et de tenter la laparotomie exploratrice.

2° L'intervention doit être précoce dans le traitement des tumeurs et des rêétrécissements simples de l'intestin : elle doit autant que possible se faire en dehors des accidents d’obstruction intestinale, avant leur apparition.

3 L’entérectomie suivie d’entérorraphie peut être rarement appliquée dans le cas de tumeur petite, isolable, sans infection ganglionnaire lointaine, et tout en réservant le pronostic, étant donnée la constance de la récidive.

4° Dans le cas de tumeur inopérable, ou s’azcompasnant d'infection ganglionnaire étendue, l’intervention de

choix sera l’entéro-anastomose simple, en un temps, sans résection.

5° Dans le cas de rétrèécissement simple, l'intervention de choix sera l’entéro-anastomose simple, en un temps,

sans résection.

6° Si l’entéro-anastomose est contre-indiquée par les accidents d’obstruction, par l’état général ou par l’âge du sujet, on se résignera à établir un anus contre nature qui pourra n’être que temporaire dans quelques cas.

Vu : le Président de la thèse,

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