K. T., 39 ans, sapeur-pompier, pèse 100 kilg
Cet homme se trouvait, le 3 avril 1907,sur sa voiture, au trot, lorsqu’à la suite d'un tamponnement, il fut projeté à terre avec une telle violence qu'il tomba à 5 mètres de distance de la voiture. Il arriva sur le sol « en crapaud », sur la paume des mains, les genoux et les jambes écartés, les jambes étant fléchies. [l éprouva une douleur vive au niveau du genou, put se relever, mais la marche fut impossible. Le malade est transporté à l'hôpital. Le lendemain l'hémarthrose est abondante des deux côtés, mais plus marquée à gauche. On constate de chaque côté les signes de l’entorse du genou par arrachement de l'insertion supérieure du ligament, douleur à la pression au-dessous du tubercule du condyle interne, douleur à ce niveau dans l’abduction de la jambe, douleur légère en avant de la tête du péroné; choc du plateau tibial, mobilité latérale.
& avril. Apparition d’une ecchymose qui part de la face interne du genou pour remonter à la face interne de la
TT cuisse, à droite jusqu’à mi cuisse, à gauche jusqu’au voisinage des bourses.
28 avril. I] persiste encore un peu d’épanchement articulaire des deux côtés. A droite l'exploration n’est plus douloureuse. À gauche elle réveille les mêmes points douloureux, mais la douleur est beaucoup moins vive.
# mars 1909. Le malade a repris son service de pompier, il se plaint surtout de troubles fonctionnels : gêne et engourdissement des jambes le soir, douleur dans les genoux, hydarthrose.
Depuis son accident, il n’a jamais essayé de sauter, il lui semble qu'il tomberait. Pendant la première et la deuxième année qui ont suivi l'entorse, plusieurs fois ses jambes se sont dérobées sous lui.
A l'examen: Hydarthrose des deux genoux. Le genou gauche, qui était le plus malade et où la radiographie a montré un arrachement osseux, est encore maintenant le genou le plus douloureux et le moins fort. Les mouvements s'accompagnent d’une grosse crépitation et la synoviale, au niveau de sa réflexion sur le fémur, en dedans, préserte un épaississement considérable. Sur le bord externe du ligament rotulien, on sent de grosses masses en grappe, peu douloureuses et peu mobiles et de volumes variables ; quelques-unes semblentavoir le volume d'un gros pois.
Au niveau de l'insertion supérieure du ligament latéral interne, la pression réveille une légère douleur, et l’on sent un petit corps dur, profond, un peu douloureux, et que l’on
peut faire glisser légèrement sous le doigt. Légère mobilité latérale.
Genou droit: Grosses masses en grappe, analogues à celles trouvées sur le genou gauche; mais elles ont un volume plus gros; elles siègent aussi sur le bord externe du ligament rotulien. Crépitation dans les deux genoux. Légère mobilité latérale.
Les corps étrangers dans les deux genoux sont adhérents,
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peu mobiles. Jamais n’on a eu de signes de luxation du ménisque.
Radiographie. Sur le genou gauche la radiographie montre un petit corps osseux, arraché exactement au niveau de l'insertion supérieure du ligament latéral interne.
Sur le genou droit, on ne voit rien de caractéristique.
Os. IT. — Hémohydarthrose du genou gauche par arrachement du ligament latéral interne. Blennorhagie (Obs.due à l’obligeance du Dr Vennin, médecin-major).
B... H., vingt-deux ans, soldat, entre à l'hôpital militaire pour des douleurs du genou gauche. Le malade glisse en descendant un escalier et tombe sur le dos. Pendant sa chute il éprouve une vive douleur au genou gauche qui devient rapidement volumineux et chaud. Le malade ne put se relever qu'avec l'aide d’un autre soldat. Il boite et ne peut marcher que la jambe en demi-flexion.
24 novembre. Le lendemain le genou est distendu, un peu douloureux à la palpation. Choc rotulien, douleur au niveau de l'insertion supérieure du ligament latéral interce. Le membre est en demi-flexion, les mouvements sont douloureux.
25 novembre. Ponction articulaire ; on retire environ 40 grammes de liquide séro-hémarique. Le malade est soulagé. Immobilisation dans une gouttière. Pansement légèrement compressif.
Le malade présente un écoulement urétral de pus jauneverdâtre.
29 novembre. La gouttière est enlevée. La guérison est presque complète. Il persiste un point légèrement douloureux au niveau du condyle interne. Il reste un certain degré de mobilité latérale.
Ogs. III. — ÆEntorse récidivante du genou gauche, par arrachement du ligament latéral interne (Due à l'obligeance du Dr Pécheux, médecin-major).
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D... J. vingt-deux ans, soldat, entre à l’hôpital pour de l'hydarthrose chronique. Le début de l'affection remonte à quatre ans. Le malade en sautant un mur. fit une chute et « se tordit le genou en dedans. » Il ne put se relever et fut ramené chez lui en voiture. [1 reste deux mois au lit. Un an après, à la suite d’un faux pas, en descendant un escalier, nouvelle entorse, il reste un mois et demi au lit. Un an après, eq descendant un escalier, nouvelle entorse, un mois au lit. Chaque récidive se fait suivant le même mécanisme : le malade tombe assis sur sa jambe fléchie et en rotation externe, le genou porté en dedans.
Depuis le premier accident, le genou devient douloureux, surtout la nuit, après la moindre fatigue. Les phénomènes douloureux vont en augmentant à chaque récidive.
Deux jours après son incorporation le malade se tord le genou pour la quatrième fois. Il fait un séjour de deux mois à l'hôpital.
28 février 1907. Légère hydarthrose du genou gauche ; mobilité latérale anormale ei choc da plateau tibial. Douleur dans la station debout, douleur au niveau de l'insertion supérieure du ligament latéral interne. Légère boiterie du côté gauche et légère gêne dans la marche. Atrophie marquée de la cuisse.
11 mars. Ponction blanche de l'articulation.
13 mars. Le malade commence à se lever.
Os. IV. — Entorse du genou. Arrachement du ligament latéral interne. Douleur en avant de la tête du péroné.
C... À., trente-trois ans, ménagère, fait une chute dans un escalier ; elle se relève et tombe de nouveau; entre à l'Hôtel- Dieu le lendemain de son accident, 22 octobre, dans le service du Dr Vallas.
22 octobre 1907. Hémarthrose considérable du genou gauche, le choc rotulien est supprimé par la tension du liquide; douleur spontanée considérable. Pas trace de contusion. Douleur à la pression très vive au niveau de l’inser-
De. Gi —
tion supérieure du ligament latéral interne, et en arrière du tubercule du jambier antérieur. Laxité articulaire marquée, sur le côté interne. Douleur à la contraction des adducteurs.
26 octobre. Apparition d’une ecchymose à la face antéroexterne du genou, au niveau du point douloureux, et à la face interne au-dessous du tubercule du condyle interne. Cette dernière remonte le long de la cuisse.
9 novembre. Les ecchymoses ont disparu, la mobilité latérale et les points douloureux persistent. La malade quitte l'hôpital.
O8s. V. — Arrachement partiel de l'insertion du ligament lateral interne.
X..., vingt-sent ans, chaudronnier, très vigoureux. En faisant un saut périlleux retombe sur le sol, le genou porté en dedans. Il éprouve une douleur vive au niveau du genou, marche avec peine et entre à l'hôpital dans le service du Dr Vallas.
0 août. Gonfilement rapide du genou apparu presque tout de suite après l'accident. Douleur diffuse à la face interne du genou, maximum au niveau de l'insertion supérieure du ligament latéral interne, douleur à la contraction des adducteurs, léger écartement du plateau tibial, légère mobilité latérale.
11 août. Apparition d'une petite ecchymose au-dessous du tubercule du troisième adducteur.
15 août. Le malade sort de l’hôpital.
4 octobre. Le malade conserve une certaine douleur à la pression, localisée exactement à l'insertion supérieure du ligament. Choc du plateau tibial très léger ; un peu de fatigue le soir après une marche pénible, légère gêne dans la marche sur un terrain inégal.
20 décembre. Le malade n’éprouve plus aucune gêne dans la marche.
Ogs. VI. — Arrachement du ligament latéral interne du côté gauche.