SORTE
F... L., trente-neuf ans, ménagère, à la suite d’un choc, tombe les deux jambes prises sous elle; le membre droit reposant sur le sol par sa face externe, le membre gauche pris sous elle. Elle perçoit un craquement au niveau du genou en même temps qu’elle ressent une vive douleur.
2 juin 1907. Elle entre à l'hôpital deux heures après son accident. Le genou a déjà acquis son maximum de gonflement, la marche est impossible. Choc rotulien, mobilité latérale, baillement de l’interligne, choc du plateau tibial, douleur à la contraction des adducteurs. Douleur à la partie supérieure du ligament latéral interne, maximum à sa partie supérieure, très légère crépitation à ce niveau; irradiation douloureuse à la face interne de la cuisse.
13 juin. L'épanchement articulaire est en grande partie résorbé. La douleur persiste au niveau de l'insertion supé-
rieure du ligament interne.
Oss. VII. — Entorse du genou droit par arrachement du ligament latéral interne.
V...,trente-six ans, manœuvre.En descendant du train, le pied porte à faux, le genou en adduction. Le malade sent un craquement au niveau du genou, accompagné d’une douleur vive, mais il ne tombe pas. Deux heures après l'accident, le genou a acquis son gonflement maximum.
21 avril 1907. Deux jours après l’accident apparaît une ecchymose partant du genou et remontant à la face interne de la cuisse ; quelques irradiations douloureuses à la face interne de la cuisse et le long du couturier.
23 avril. Entrée à l'hôpital dans le service du Dr Gangolphe. Douleur diffuse et légère entre la rotule et le ligament latéral interne, douleur nette au niveau du ligament interne, maximum à son insertion supérieure. Légère mobilité latérale, avec un peu de choc du plateau tibial, douleur à l’abduction de la jambe. Crépitation sanguine fine, sur le
bord interne de la rotule et au niveau du ligament interne
ON
25 avril. La crépitation persiste seulement au niveau de
l'insertion supérieure du ligament. L'hémarthrose commence à diminuer.
O8s. VIIT. — Æntorse du genou gauche.
B..., cinquante-sept ans, service du Dr Vallas, manœuvre, fait le 21 mars une chute sur le genou; douleur et gonflement articulaire.
23 mars 1908. L’épanchement articulaire a augmenté, douleur au niveau du ligament latéral interne et dans le creux poplité au niveau de l'interligne. Flexion douloureuse et limitée, mobilité latérale.
25 mars. Ponction, 30 à 40 grammes de liquide sérohémarique.
5 avril. Ecchymose légère à la face interne du genou.
22 avril. Le malade garde un peu d’épanchement articulaire qui ne présente aucune tendance à se résorber. La douleur persiste au niveau du ligament latéral interne et des ligaments croisés, La marche est pénible et fait augmenter l’épanchement, la descente des escaliers est très difficile.
Os. IX. Entorse du genou gauche.
P..., trente-quatre ans, domestique, vigoureux, saute de voiture, le pied porte à faux ; le genou gauche est en adduction. Le malade sent une vive douleur au genou, mais ne tombe pas. Il fait à grand’peine 200 mètres pour gagner sa maison. Une heure après, il va voir un médecin; la descente des escaliers est très pénible. Dans la nuit le genou augmente beaucoup, insomnie. [1 entre dans le service du Dr Poncet.
3 avril 190%. Trois Jours après l’accident, le genou est très distendu, il n’y a pas de choc rotulien ; douleur au niveau de l'insertion supérieure du ligament, douleur à la contraction des adducteurs, mobilité latérale peu marquée, léger choc du plateau tibial, relâchement du ligament interne dans l’abduction de la jambe. Ponction : 40 grammes de liquide séro-hématique.
Sos
6 avril. Apparition d’une ecchymose.
& avril. Crépitation fine au niveau de l'insertion supérieure du ligament. Encore un peu de distension du genou. Le malade quitte l'hôpital.
25 avril. Le malade conserve une très légère mobilité latérale et un peu d'épanchement.
Oss. X. Entorse récidivante du genou gauche par arrachement de l'insertion supérieure du ligament latéral interne Méniscite traumatique chronique. Luxation du mésisque (Radiographie).
M. X.…, soldat dans les Alpes, en faisant du ski, en mars 1907, à la suite d’un saut, voulut rapprocher son ski gauche, la jambe étant en légère flexion et en rotation externe. I] fit un effort violent en portant le genou gauche en dedans. Il ressent une douleur excessivernent violente au genou gauche et tombe à terre. Il est rapporté au fort par un chasseur.
Une demi-heure après, le genou très distendu avait atteint son maximum de gonflement. Pansement compressif. Le malade reste une huitaine de jours au lit et se remet à marcher en boitant. L’épanchement articulaire met longtemps à se résorber, un mois et demi environ; le malade marche sans difficuité après ce temps.
En juin 1907, nouvelle entorse. Le malade se trouvant sur un sol très égal veut se retourner et ressent une vive douleur au genou. Epanchement articulaire, le malade ne garde pas le lit.
En Jjuillei 1907, nouveile entorse en descendant de tramway, pansement compressif, trois semaines de repos au lit.
Dans l'intervalle de ces récidives, le malade eut plusieurs accidents qu'il faut mettre sur le compte des ménisques. Voici comment ces accidents se produisaient.
En descendant un trottoir, ou simplement en voulant se retourner, le malade ressentait une douleur vive à la face nterne du genou, et la jambe s'inmobilisait en légère