HISTORIQUE
Si l’on désigne uniquement sous le nom d’entraînement cet ensemble de pratiques minutieuses auxquelles se soumettent les pugilistes, il est certain que cet art n'a été mis en usage qu’en Angleterre et à partir de Georges 111 (1760). Mais si Ton veut bien considérer que les points fondamentaux de cette méthode sont l’exercice continuel, la tempérance et l’emploi de l’eau froide, on en trouvera des traces dans toutes les nations et à toutes les époques. L’extrême orient seul fait exception. L’unique système employé de tout temps en Chine pour développer la vigueur est le Cong-Fou qui consiste en deux choses : La posture du corps et la
manière de respirer; on comprend que des attitudes variées et la g-ymnaslique pulmonaire puissent modifier la circulation ; mais de tels procédés n’ont rien de commun avec la méthode anglaise. Dans l’Inde et en Perse, on rencontre une masse d’hommes venant de l’intérieur, des montagnards qui pratiquent avec habileté la lutte, l’escrimeet surtout l’exercice des massues. Leurs exercices préparatoires consistent en courses et en bains fréquents ; ils y joignent des exercices prolongés du corps et des bras, les mains libres ou chargées de poids, Dans le même pays, les télingas ou coureurs, employés pour le transport des dépêches obtiennent par le même procédé une vitesse considérable.
En Grèce et à Rome, l’éducation si connue des jeunes soldats nous montre à quels points les anciens connaissaient les principes de l’hygiène et leur application au maintien de la santé ; leur méthode ne diffère du système actuel que par quelques détails.
Dans le grand désert du Sahara et en Arabie les populations nomades, obligées par leur genre de vie et leur religion à un travail continuel, une grande tempérance et des ablutions fréquentes, se font remarquer par une énergie et une résistance à la fatigue qui semblent prodigieuses, si l’onsonge au climat écrasant sous ■lequel elles vivent, et aux privations quelles subissent à chaque instant. Dans l’Amérique du sud, les Paulistes et les Gauchos, passant leur vie à la chasse du tigre, présentent à peu près le type du coureur anglais : « Petit et maigre, l’air impassible, le Gaucho semble une ruine près de s’écrouler; mais, qu’il se trouve en danger, il sait trouver, dans ses membres
d’apparence chétive, la souplesse etd énergie de la bete fauve. » Peut-être,néglige-t-il un peu l’emploi de l’eau froide ; mais cette cause d’infériorité doit;être pn partie compensée par sa nourriture: presque exclusiveuient animale. Les Indiens Peaux-Rouges de l’Amérique du Nord ont la même vie de chasseurs et les mêmes mœurs.. i laf.iM, , ^
En Europe, les systèmes d’éducation physique employés par les diverses nations, se rapprQchent plus du régime des athlètes anciens que de celui des pugilistes. A l’époque actuelle, l’entraînement est pratiqué en Angleterre dans de grandes proportions, et par quelques sujets isolés dans , d’autres pays.
La première époque de l’entraînement commença en 1743, et ce fut Jack Brougthon qui, le premier, l’a mis en pratique ; ce fut dans son collège qu’on rédigea, pour la première fois, des règles pour diriger les combats des boxeurs. La seconde époque de la science commença en 1780, et Mendoza en fut le plus grand maître ; la troisième époque date de 1795 ; c est la défaite de Mendoza par Jackson qui se plaça, sans nivaljidans la science des pugilistes. ■ iitac • n;li]'
Londres a toujours été, regardé coniflae le siège de cette science; elle y a^ en efïetv toujours été étudiée avec fanatisme, et enseignée avec talent par des professeurs de difïérent mérite. ' < jn i ' ,
^ eiuf ! ■
DES.PROCÉDÉS DE d’ENTRilNEMENT.
Ces procédés n’ont été indiqués jusqu’à présent que par quelques auteurs anglais; comme ils sont, eii général, peu connus, je vais reproduire le passage où un
éMraîrieür, M. Cootès décrit le rég^itù'é â süiWé conhime préparation à un travail péhible : je traiterai ensuite en particulier cliàqüé point de là méthodè.
Cl Six semaines sont d’ordinaire le delai accordé pour sé préparer à un combat où à une course. Commencez par prendre une pilule (bleus Pils), lé soir, et une médecine noire le lendemain matin, et cela deux fois pendant la première semaine. Quand vous êtes convenablement purg'é, prenez vos qüartiers d’entraîiienient ; choisissez une habitation commode à quelques distances des villes populéùsesj que vos exercices soient modérés au début pour les graduer de jour en jour sur l’accroissement de vos forces. Le sujet en train doit se lever de bonne heure (six heures), se laver avec Soin, puis prendre un œuf cru, en mélang-eant le jaune dans un demiverre dé hon vin de Sherry, après quoi il fera une promenade au pas d'environ deux milles, avant l’heure du déjeuner (neuf heures). L’exercice doit d’ailleurs être proportionné aux deg“réSde condition de l’individu. Plus il est charg'é d’etnbonpoint, plus long-ues seront les épreuves. Après déjeuner, il fera une pronlenade de deux milles,.entremêlée de petites échappées de trois cents mètres à toute vitesse, et terminée par une course d’un mille, pour amener une suée que l’on séchera immédiatement en le frottant énerg-iquement avec une serviette. Après quoi il se rhahillera et marchera doucement pendant quelque temps. S’il a soif, il boira un peu de Xérès coupé d’eau. Vers onze heures, il pourra prendre un quart de pinte de vin de Porto aromatisé, ou une demi-pinte de vieille ale. 11 doit constamment porter dans sa poche un biscuit dur pour prévenir la faim. Souvent même il préviendra la soif en mâchant
(lu biscuit plutôt que d’user trop fréquemment des liquides qui portent à la transpiration et nuisent à l’haleine. IJ dînera vers une heure ou à deux si l’appétit n était pas bien ouvert. Après dîner, un exercice modéré, tel que bêcher la terre, lancer le disque ou mouvoir des dumb-bells, du poids de quatre livres chacun; enfin choisir le g’enre d’exercice qui plait le plus, sans s exposer à des efforts outrés. Il faudra faire encore dans la journée une nouvelle course d’un mille. Si la fatig'ue cause de la somnolence, on se permettra une heure de sommeil. Le dernier repas aura lieu vers deux heures du soir, sept heures avant de se mettre au lit. On fera ^ bien de s abstenir de fumer. Proscrivez de votre rég'ime les spiritueux, lait, les soupes, tous les ragoûts et les aliments épicés. Les repas se composeront de viandes maig-res; si, bien entendu, on a déjà l’habitude de ces sortes d’aliments; mais quel que soit votre mode d’alimentation, restreig-nez-le toujours au simple nécessaire. Une selle par jour (chaque matin, après déjeuner, est 1 heure désirable) indiquera que le corps fonctionne avec rég'ularité. Plus de fréquence procédera d’excès dexercices, et alors on les diminuera; ou du chang’ement de rég'ime, et dans ce dernier cas, on prendra l’aliment qui tentera le plus, mais en petite quantité. Pesez-vous chaque jour, et quand vous êtes au poids voulu, bornez vos exercices à des promenades lég-èrement prolongées, sans oublier de continuer les petites courses rapides pour entretenir l’haleine. Evitez de garder de la flanelle humide; ayez bien soin de vous frotter ou faire frotter, et de changer, aussitôt après les transpi rations. Tous les exercices dangereux doivent être interdits.
Barrion. „
« Tous les tours de force g-ymnastiques exig-ent à peu près le même mode de préparation.'S’il ‘s’ag'it d’une course de loog-ue haleine, il faudra mulljpU'ie'r, en les g^raduant, les courses d’essai ; s’il s’ag-it d un assaut de boxe, c’est au dumb-bells qu’il faudra demander un plus grand développement de muscles et d’ênerg-ie. Il faudra d’ailleurs, dans sa conduite <et sa manière de 'vîrre,-se rapproeber de la nature ét tenir compte de ses -habitudes. Le régime auquel la consititution est faite, sag-ement modifié, est toujours celui qui convient le mieux.
'« Tous les entraîneurs ang-laîs interdisent formellement tous les rapports sexuels pendant reritràînement. Je ne partage pas cèt avis ; je pense que la nature veut 'être satisfaite sur ce point avec modération, et que la privation absdlue lest plutôt une cause d’affaissement.
« On apprécie g'ènérailement la condition d un individu par l’aspect de son corps a Té'tat de nudité ; on préfère la maigreur à Tembonpoint; les dhairs doivent être fermes, blanches et exemptes d’éruptions. 'Chaque once de chair, au delà du poids voulu, est une chance de défaite, en cas de lutte prolong-ée ; la condition entre pour moitié dans l’issue d’un combat
D’après ce qui précède, on voit que les entraîneurs désiren t éliminer les solides ou liquides Inutiles â l’harmome des fonctions'; puis imprimer une activité nouvelle à lanutirrlion, ahn de favoriser le développement des org-anes. Leurs préceptes peuvent être rang-és sous huit litres : l” évacuants; 2° alimentation ; 3“ exercice; 4" soins delapeau ; S® air pur ; 6“ influences morales ; T® abstinence vénéfierme ; 8® abstinence de stimulants du système nerveux.
Evacuants. — Ils ont pour but et pour eSets d’élinaiT nier du corps une grande partie des liquides et de; la graisse qui infîltrerht les organes ; ils eut l’inconvénient d’affaiblir li)eauc®np ;. aussi ne sont-ils plus guère empleyés que par les jockeys pressés par le temps.
Alimentation.. Le régimei recommandé par lies entraîneurs, au début delà méthode,, était le régime anima presque pur, c’est-à-dire que les substances végétales n’y enlrademt qu’en très petites; quaiHtités. ISous allons voir qu’il y a avantage à se relâcher de <îette sévéritéS et adopter un régime mixte.
La nourriture amimalev, presque exclusive, détermine! les effe ts physiologiques suivants : le tube digestif,, tout en fonctionnant bien,, est dans un état de stimulation permanente; la soif est augmentéev la constipation est hajbifiuelle ; les matières féealesi sont peu abondantes^ d.ares, foncées en enuleur ; la peau est habituellement le siège d’une chaleur anormale, qui tient, en quelque sorte, le milieu entre la chaleur naturelle et la chaleur fébrile; le pouls est, en général, plus fréquent et plius et plus vif. Il y a de la maigreur ; l’embonpoint, s’il existait auparavant, disparaît sous l’influ ence de ce régime. Le sang se modifie, la quantité d’eau diraiuue la proportion des globules, et celle de la fibrine augmenta l’uïiiie est en général peu abondante, peu aqueuse; elle! ^stun peu foncée en couleur, très-acidie et ehargéei d’urée et d’acide urique. Ce régime est celui que suivent un grand nombre d’habitgnts des pays froids, en même temps qu’ils se livrent à un exercice musculaire' énergique; c’est par ce moyen qu’ils produisent la quantifié de chaleur amimale nécessaire pour résister à la basse température du climat. Dans les climats tempérés, l»
fiourriture animale, continuée long-temps,. peut detèrminer des maladies spéciales ; telles sont en particuliër' fes phleg-masies auxquelles ce régime dispose évideminent; l’augmentipn physiologique de la fibrine prbduite par cette alimentation explique suffisamment ce résultat. L’exemple de Banting a montré que ce régime.est suivi dans une période assez, cbui-tè d un
blissement qui oblige à l’abandonner. ^ ^
Le régime végétal, quoique peut-être inouïs dangereux, ne doit pas non plus être exclusif. L’appareil di^. geslif devient languissant, les digestions sont longues,pénibles, et souvent accompagnées de développement de gaz, les matières fécales sont abondantes, de couleüi» claire, souvent même demi-liquides; là diarrhée est assez fréquente, le refroidissement fàcilè; la constitution s’qffaiblit, les, forces sont peu énergiques. Dans quelque cas où le ^régime végétal éjmfqsif est dant, et, où, ,en ,mêrae temps,^ les iriàm^^^ soumis fpnt peu d’pxerciçé, ^^bphpbipt sè 'développé comime, /conséqüenc.e èntraî-
,neurs^ al tachent .une grande impor^|néé^'à* l'Heure des repas, qu’ils placent à neuf^heqres el‘à deux heures ; cette dii&position,. quoiq,ue^en dèi|ors de nbé bsibitùdes',
nous paradt pxcellentp, de ré¬
parer asspz rapidementle^s, pertes éproü^véèk pendant lë
sommeil,; les, organes uigesliîs, sortant d’ütt long repos, ont toutp Ipupjpuissapce et^ou{e W énefgiépour exercer leurs fbnctionspt^pur : Texércicé du jour
contribueràifayoriser ia àigisuôn; Le sommeil est aussi .éloigné que,'possible de l’instant du repas, ét la digestion complète et radicale a le temps de s’effectuer avant
... . . y . . ..jqI .
qu il revienne.
Les entraîneurs ne .permettent à leurs élèves que très-peu de liquide; c’était aussi le système des anciens. Il est fâcheux que dans l’eng-raissemeiit des animaux on n’ait pas noté, exactement l'influence de l’eau sur le développement du tissu adipeux. Voici deux faits qui montrent l’importance de la sobriété sous ce rapport. Dans le régiment delà garde de Paris, il y a un cheval qui était maigre. Le vétérinaire du régiment fit l’expé-i riencp- suivante ; il diminua à cet animal sa ration journalière d’avoine de 1,500 grammes sans modifier la ration de paille et de foin; il fit tenir constamment dans l’auge de l’eau à la disposition du sujet; on mettait dans cette eau, de temps en temps, un peu de son dont le total chaque jour était de 500 gr. Au début, le 22 mai, le cheval pesait 512 kilogr. Le5juin, quinzième jour, 520 kilogr. Le 17 juin, 530 kilogr. Augmentation en 27 jours, 18 kilogr. Les 500 gr. de son ajoutés au régime,a,limentaire n’ont pas remplacé les 1,500 gri d’avoine; diminués, et cepend,ant l’animal a engraissé;
Pans le, même régiment, il y a une jument qui était très-grasse. cavalier. Ainsi qüè
les hommes j surchargés, d’enibonpoint, elle était éü sueur aussitôt qq’elle faisait un exercice prolongé ; Ses excréments étaient plus liquides qu’a l’étàt ordinaire'; elle,buvait P,eaucoup ; ejle absorbait 60 litres d’eau p^c jour. L’homme qui la^ monte l’a réduite à 15 litres par jour, et depuis elle a perdu^'son grds^ventre. Elle’ à acquis une vigueur qu’elle n’^âvait pas, et elle peut faire son service s,sfis suer, sans spuffrir.® -
Exercice, -r-. Le mouvement ne ié (produit que soiis l’influence de contractions, musculairesr èt ces contractions sont toujours accompagnées,^dàns leb' muscles
etrx-jnêmes, d’une élération de température qui ne dépend que de ces contractions. On renaarque aussi une accélération des battements du cœur et des mouvements respiratoires. Le sang-, charg-é d’une plus g-ran de quantité d’oxyg-ène circule avec une plus grande rapidité dans les org-anes et en renouvelle les éléments ; il se produit plus d’acide carbonique ; la chaleur du corps, s'accroît, et cette élévation de température fait naître une sécrétion cutanée plus abondante. Enfin une certaine fatig-ue est la conséquence de 1 exercice museu * laire. €es effets sont toujours d’autant plus marqué que les mouvements ont été plus violents et plus prolong-és; ils entraînent toujours une dépense, une certaine usure des OFg-anes, mais dont la réparation a© se fait pas long-temps attendre. Par l’exercice, l’appétit est aug-menlé et la dig-eslion se fait mieux; l’absorption est plus-complète, et l’assimilation est en rapport avec 1» désassimilation; de sorte que l’homme qui dépense beaucoup répare beaucoup, tandis que celui qui vit inactif diépense peu, mais répare moins encore,
«! Ceux qui, en plein air, se livrent selon leur force aux travaux corporels, dit M. Trousseau, font une énorme dépense de vitalité, mais ils acquièrent un appétit vif et vrai, qu’ils satisfont avec fruit et pour de lég-itimes besoins. Leur hématose est puissante, leur circulation active, les sécrétionsi, lesi exhalations aboor dantes et de bonne qualité, leur sommeil naturel, profond, réparateur. Chez ces individusv les lorces agissantes, par leur exercice constant et bien proportionné, loin de s’épuiser, ne font qu’augmenter la somme des forces radicales dans lesquelles elles trouvent sans cesse une seconde puissance d’action* »
Les hoiïimès qui prennent habituelletnent de 3'exercice résistent mieux aux fatigues, aux privations, et ressentent moins les efîets fâcheux d’une mauvaise alimentation. L’examen comparatif des urines et des matières qu’elles renferment y constate aussi une oxygénation plus avancée chez ceux qui travaillent que chez ceux qui vivent dans le repos ; par conséquent, ces hommes sont moins exposés à la gravelle urique et à la goutte.
Il est difficile de préciser davantage lés effets de l’exercice. Cependant, on a pu remarquer les phénomènes suivants. Le système sanguin et le système musculaire se développent d’une façon remarquable, tandis que le tissu adipeux disparaît, soit en partie lorsque le travail est modéré, soit totalement, al exception de ces pelotons graisseux placés au voisinage des articulations, de la boule de Bichat, et des matières grasses du système nerveux. Le cœur devient gros et musculeux; ses fibres, nettoyées de la graisse qui les surcharge, se contractent facilement; fson jeu est plus fibre et plus vif. 11 n’est pas nécessaire de maigrir beaucoup pour se débarrasser du tissu adipeux qui entoure les viscères; car de nombreuses expériences ont montré que c’est elle qui disparaît la première; l’autre graisse est ainsi brûlée, pendant que les muscla résistent encore.
Les exercices exagérés peuvent devenir nuisibles; de même qu’une alimentation insuffisante épuise 1 organisme, ainsi un. exercice disproportionné et continu amène le corps à un état de détérioration qui le rend plus accessible à toutes les causes morbifiques. Le repos absolu peut devenir aussi dangereux qioe l’exeès de
travail ; ses premiers effets sont l’atrophie des muscles et l’envahissement de la graisse, et dans ces conditions, non-seulement l’organisme absorbe les matières grasses fournies par les aliments, mais encore le corps, contenant une quantité de graisse supérieure à l’augmentation de poids qu’il éprouve, il faut que leurs muscles s’atrophient ou se transforment eux-mêmes en graisse.
Bains froids. — Bien que l’usage des bains ne soit pas indispensable dans l’entraînement, on l’ajoute souvent aux autres pratiques qu’il complète heureusement; les ablutions nécessaires à la propreté du corps exposent plus aux refroidissements partiels que le bain général; il est donc préférable. Je vais décrire ici les effets consécutifs du bain froid, les seuls qui intéressent l'entraînement.
Ces effets sont de deux sortes : stimulants ou toniques, sédatifs ou contro-stimulants. Les effets toniques sont intimement et nécessairement liés à la réaction de l’organisme sollicité par l’impression de l’eau froide; les effets sédatifs, au contraire, tiennent à la concentration, soit primitive, soit consécutive. Les uns et les autres sont sous la dépendance de deux éléments principaux : i®la température; 2° la durée du bain. Plus la température est basse et la durée courte, plus la réaction est énergique et le bain stimulant. En général, lorsqu’on veut obtenir les effets toniques du bain froid, on doit lui donner une température de 8® à 14° et une durée de une a cinq minutes. Au-dessous de 8°, la sensation du calorique est quelquefois tellement rapide que la réaction peut manquer. Par l’usage habituel du bain froid, la peau est tonifiée et s’anime, conserve sa fraîcheur et