CIRCONFÉRENCE
delà cuisse.
poitrine.
abdomen.
15 août.
2 sept.
■■au.: •
— kl —
Le régime suivi par M. X... était le suivant :
Lever à six heures du matin ; immédiatement deux heures de marche réglées de façon à parcourir environ 12 kilomètres, et suivies d’une heure de repos, A neuf heures, une demi-heure d’exercice actif de manière à amener une suée et bain froid accompagné de frictions avec un tissu de crin. A dix heures, déjeuner composé de pain dur, de viandes variées et de légumes frais ; en sortant de table, deux heures d’exercices non interrompus ; repos jusqu’à trois heures; travail varié de trois heures à cinq heures ; à cinq heures, dîner composé comme le déjeuner. Dans la soirée, promenade plus ou moins longue, mais d’une heure en moyenne.
M. X... a remarqué qu’à la suite de ce traitement, il pouvait exécuter tous ses exercices habituels avec beaucoup plus d’aisance et sans aucune fatigue ; ses muscles, assez peu développés auparavant mais très-durs, étaient devenus plus marqués par suite de la disparition du tissu adipeux, sans avoir augmenté de volume. Sa santé était bonne habituellement, il n’a trouvé aucune différence sous ce rapport. La constipation était habituelle pendant le traitement. Il a éprouvé au début un léger mouvement fébrile dû sans doute à ce qu’il a voulu exécuter complètement sa méthode dès le premier jour, et non progressivement comme le recommandent les entraîneurs anglais.
Il m’a enfin signalé un phénomène produit par la privation de boissons; c’est un faible écoulement muqueux de l’urèthre qui a cédé en deux jours par une simple augmentation dans la quantité des liquides ingérés. En résumé, M. Xo.. estime que sa puissance musculaire est sensiblement la même qu’au début du
rég-ime; mais il a beaucoup aug-menté ses moyens, ce qu’il attribue surtout à la perte de poids subie par le corps; de plus, ibest devenu très-peu sensible à la chaleur qui le fatig-uait beaucoup auparavant.
Si l’on jette les yeux sur les tableaux qui résument ces essais, on voit immédiatement que le début durég’ime est suivi d’un affaiblissement très-sensible. Ce résultat n’a rien qui doive surprendre ; on sait depuis longtemps qu’un travail violent soutenu pendant plusieurs jours diminue les forces. Contrairement à ce qui s’observe chez le hoxeur,Ie poids du corps diminue constamment et est loin de revenir à son chiffre initial. Ce résultat peut tenir à deux causes: M. X... a nég-lig*é l’usag-e des évacuants et n’a pu maig-rir que par les suées et l’exercice; il était soumis depuis plusieurs années à des travaux g’ymnastiques journaliers qu’il faisait toujours suivre d’une douehe froide. Sa puissance d’assimilation n’a pu être que très-peu aug-mentée par ce rég’ime qui n’avait de nouveau pour lui qu’un peu plus de fréquence et de rég-ularite dans les exercices, et l’ahstinence de rapports sexuels et d’excitants du système nerveux.-Relativement à ce dernier point, il a remarqué que la privation de spiritueux introduit une g’rande uniformité dans l’état des forces ; on n’observe pus de ces états indéfinissables que l’on appelle vulg-airement : être bien ou mal disposé ; si l’on observe une lég-ère diminution dans l’énerg’ie du sujet, ce qui d’ailleurs est contestable, elle est bien rachetée par la rég'ularité des fonctions locomotrices et l’aptitude constante au travail.
Si l’entraînement a pu produire une amélioration sensible chez un homme placé déjà dans de bonnes
conditions hygiéniques, habitué à des travaux gymnastiques, continuels et à des pratiques hydrathérapiques soutenues, quels résultats, n’obtiendrait-on pas chez ces hommes épuisés par la misère ou les excès, qui ont toujours vécu dans des appartements étroits, privés d’air et de lumière, et qui ont toujours laissé leurs organes dans l’inaction la plus complète.
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