‹ De L'Envahissement Du Système Lymphatique Dans Le Cancer De L'Estomac Et De Ses Conséquences ChirurgicalesChapitre 30 sur 43 · RUE · texte numérisé non relu

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de la face postérieure. Au niveau du pylore, la muqueuse semble amincie et adhérente au plan musculaire sous-jacent. Au niveau du duodénum, elle est saine. Au niveau du vestibule pylorique, elle présente une saillie mamelonnée qui siège sur la paroi antérieure. Cette saillie est molle, pulpeuse et dépasse d'un centimètre environ le plan de Ja muqueuse voisine. Elle est implantée sur la paroi par une portion un peu rétrécie, sorte de pédicule. Elle semble se terminer brusquement au niveau de la section stomacale. L'ablation est donc

incomplète. Sur une coupe, les parois, au niveau de l'estomac, semblent

normales ; il en est de même au niveau du duodénum. Par contre, au niveau du pylore, la paroi est très modifiée ; la musculaire est hypertrophiée et stenosée ; la sous-muqueuse, très épaissie, a pris l'apparence d’un tissu dur, scléreux, soudant la muqueuse au plan musculaire sous-jacent, et ayant environ 6 millimètres d'épaisseur, |

Les épiploons sont d'apparence normale. Il existe le long des courbures des ganglions dont les dimensions varient du volume d'un pois à celui d'un haricot.

Examen histologique. — L'examen histologique a porté : I) sur la portion végétante, prépylorique de la tumeur ; IL) sur la paroi du pylore ; III) sur un tractus pseudo-cicatriciel sous-péritonéal ; IV) sur un des ganglions.

I) Portion végétante. — L'examen à un faible grossissement montre que la coupe intéresse toute l'épaisseur de la paroi stomacale dont on reconnaît aisément les différentes couches.

a) La muqueuse a subi une transformation carcinomateuse complète. Le tissu néoplasique est essentiellement formé de cellules épithéliales ne se groupant en aucun point en formations pseudo-glandulaires. Le stroma est extrêmement réduit, Les cellules néoplasiques sont très polymorphes ; leur noyau est voiumineux, contenant de nombreux corpuscules chromatiques. Sur des préparations à la safranine, on voit de nombreuses figures de kinèse. Un certain nombre de cellules ont subi la dégénérescence muqueuse. Leur protoplasma est devenu clair et leur noyau, considérablement réduit, est rejeté à la périphérie de la cellule. Ces éléments muqueux sont disséminés dans toute l'étendue de la coupe et ne s'agminent que rarement en petits amas isolés. — Le tissu de soutien est peu abondant. Il est formé par de nombreux éléments cellulaires et par de minces faisceaux conjonctifs qui suivent les capillaires. En certains points, il existe une infiltration embryonnaire abondante dont les éléments dissocient les cellules épithéliales. — L'épithélium de revêtement de la surface libre de l'estomac est conservé par places. Au niveau des points où il a disparu, la surface du tissu néoplasique est recouverte par un exsudat amorphe. Vers la périphérie de la coupe on retrouve des culs-de-sac glandulaires. Certains de ces culs-de-sac, bien que complètement entourés par le tissu néoplasique, présentent une remarquable intégrité. Dans certains autres, au contraire, les cellules glandulaires en voie de prolifération ont détruit la membrane propre de la glande et se continuent avec la masse principale des cellules néoplasiques.

b) La muscularis mucosæ est encore très nette; mais elle est traversée en plusieurs points par des traînées épithéliales.

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c) La sous-muqueuse a conservé sa texture lâche normale, ce que la mobilité de la végétation néoplasique sur la musculaire permettait du reste de prévoir. Elle n’en contient pas moins de nombreuses traînées épithéliales.

d) La musculaire est, au niveau de la coupe, indemne de tout envahissement. En revanche, nous retrouvons dans la sous-séreuse des trainées épithéliales ; étant données leur forme arrondie sur les sections transversales et leur situation para-vasculaire, nous aurions quelque tendance à les regarder comme des lymphatiques, bourrés de cellules néoplasiques. Ces traînées sous-séreuses ont déterminé autour d'elles une forte réaction fibreuse.

IT) Paroi du pylore, — La paroi de l’orifice pylorique est intéressée sur toute son épaisseur,

La tunique muqueuse est extrêmement épaissie ; elle est complètement envahie par le néoplasme, Vers la surface de la muqueuse, nous retrouvons une disposition analogue à celle que nous avons rencontrée au niveau de la portion

végétante : cellules épithéliales, disséminées sans systématisalion apparente dans un stroma presque exclusivement formé d'éléments cellulaires. Par contre, vers les parties profondes de la muqueuse, ce tissu de soutien subit la transformation fibreuse et devient extrêmement abondant. Il segmente le tissu épithélial en petit amas de formes et de dimensions variables, séparés par de larges espaces conjonctifs.

La muscularis mucosæ à, en grande partie, disparu, on n’en retrouve que quelques faisceaux segmentés par les travées fibreuses du stroma. Au-dessus de la muscularis mucosæ, on aperçoit des amas lymphoïdes, remarquablement conservés. — La sous-muqueuse est remplacée par un tissu dense qui soude la muqueuse au plan musculaire sous-jacent. — La tunique séreuse est épaissie, mais elle ne contient que de rares traînées épithéliales.

III) Tractus pseudo-cicatriciel sous-péritonéal, — [examen d’un des tractus sous-péritonéaux, décrits plus haut, m'a montré qu'il était formé de trainées épithéliales, entourées par de nombreux faisceaux conjonctifs.

TT s'agit donc dans ce cas d’un carcinome médullaire, avec tendance à la transformation en carcinome squirrheux.

IV) Ganglions, — J'ai examiné le plus volumineux des ganglions de la

grande courbure. Malgré un examen attentif et des coupes multipliées, ilne m'a pas été possible de rencontrer le moindre envahissement (OS Il n'existait pas non plus de lésions inflammatoires.

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