‹ De L'EpicondylalgieChapitre 11 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Thèse de M. Couderc.

R..., 37 ans, adjudant maître d'armes, au 6° hussards. Le madade n’accuse rien dans ses antécédents héréditaires et personnels, si ce n’est quelques douleurs rhumastoïdes dans sa jeunesse.

IN ya5ans,à la fin d'un assaut ayant duré deux heures environ, le malade a ressenti une lourdeur et une fatigue dans l'avant-bras droit. Pendant la nuit ayant suivi l'assaut il est réveillé par une douleur très forte qui l'empêche de reprendre son sommeil. Cette douleur principalement localisée au niveau de l’épicondyle s’irradie dans la suite en arrière sur une longueur de 10 centimètres dans le sens du radius. Le malade dit -avoir observé un petit gonflement au niveau du point douloureux. Cette douleur augmente à la pression.

Après cet accident le malade reste longtemps sans pouvoir faire assaut. 11 continue à tenir un peu le fer, mais avec les plus grandes difficultés. La parade de seconde au fleuret, le mouvement de « prendre de flanc » au sabre, mouvements dans les- -quels l’avant-bras est en pronation forcée et le poignet abaissé

SAT 2 fortement lui sont atrocement douloureux pendant longtemps. Le haut du fer ou une parade frappée dans le vide lui causent une douleur correspondant au point épicondylien douloureux.

Pendant trois mois, le malade use, sans succès aucun, de massages, frictions de teinture d’iode, bains de vapeur, etc., ele.

ll se décide alors à recourir à l'électricité. IL est soigné à la clinique électrothérapique à l’aide du courant électrothérapique, à l'aide du courant galvanique continu et de massages aux tampons faradiques au niveau de la partie douloureuse.

Au bout de quinze jours, c’est-à-dire après cinq ou six séances, une guérison complète est obtenue.

Pour s'assurer que sa guérison était bien effectuée, le malade se fatigua, tint la planche très longtemps sans réveiller la

moindre douleur.

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