OBSERVATION IV
Thèse de Couderc.
D.., 38 ans, adjudant maître d'armes au 144e+ ligne, se présente dans le courant du mois de mai 4896 à la clinique électrothérapique de l'hôpital Saint-André.
Il raconte avoir ressenti, durant un assaut, une douleur violente et brusque dans une parade de contre de quarte. Cette douleur est nettement localisée par le malade au niveau de l’'Epicondyle.
Il accuse absolument les mêmes symptômes que ceux qu'il avait présentés dans l'accident qui lui était arrivé trois ans auparavant, accident qui a fait l’objet de l'observation I.
Pas d’ecchymose, pas de gonflement. Exagération dela douleur épicondylienne à la pression.
Dans la suite irradiation de cette douleur dans les muscles pobtérieurs de l’avant-bras sur une longueur de 10 centimètres.
Tous les mouvements mais surtout ceux d'extension et d’adduction de la main, tout effort pour lever un poids occasionnent la douleur épicondylienne.
La main droite serre moins énergiquement que la gauche ; ce serrement éveille la souffrance du malade. , Toutes les parades
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faites, reçues ou frappant dans le vide répondent douloureusement au point épicondylien.
A cette époque on institue le traitement électrique à l'aide de courants galvaniques de 15 milliampères d'intensité !
Mais par suite de circonstances indépendantes de sa volonté le malade n'a pas suivi un traitement régulier. A la suite de trois ou quatre séances qui avaient donné de l’amélioration, mais non la guérison complète, le malade n’aæepris son traitement électrique que deux mois après, c’est-à-dire au mois de juillet 1896.
Il est soumis de nouveau à l’action du courant galvanique d’une intensité de quinze à vingt milliampères et à des badigeonnages faradiques durant trois semaines.
À la suite de ce traitement le malade peut reprendre l'assaut, mais le point épicondylien est encore légèrement douloureux dans les mouvements brusques dans les parades sèches en frap* pant dans le vide.
15 novembre. — Le malade que nous aviors été obligé de quitter durant Je mois d’août, septembre et octobre est en ce moment-ci complètement guéri.
Ces derniers temps il a soutenu des assauts de plus d’une heu-
re de durée sans éprouver de douleur,
OBSERVATION V Thèse de Couderc.
H..., maître d'armes au 49° de ligne.
Le malade a ressenti durant un assaut une douleur brusque le forçant à s'arrêter. Cette douleur est localisée au niveau de l’épicondyle, Pour lui la parade de sixte seule peut être mise en cause. |
Impotence relative consécutive. Il est obligé de travailler de
la main gauche pour ne pas souffrir.
La douleur se renouvelle à ladite parade et se prolonge dans l'avant-bras. L'action de verser du vin, d'agrafer le haut de la tunique réveille la douleur au point épicondylien.
Le malade a souffert durant six mois, et à l’heure actuelle il redoute encore la parade de sixte qui est restée douloureuse.
Il a essayé un traitement varié sans résultat. Pointes de feu, douches, massages, frictions à l'huile et eau-de-vie camphrée,
remède de Mérignac (panne de porc) aucun remède n'a agi.
OBSERVATION VI Th. de Couderc.
Dr D... à Bayonne. SE
A ressenti une vive douleur au niveau de l'épicondyle durant un assaut et dans une parade brusque qu'il ne peut préciser.
Mal gré la douleur, le travail a toujours été continué.
Plusieurs mouvements sont douloureux. La douleur nefte surtout au début, au point épicondylien s'irradie au-dessous du coude en avant et en arrière.
Difficulté à lever un poids, même léger. N'a pas remarqué de gonflement au point douloureux. La pression augmente la douleur, le malade met longtemps à guérir mais il n’a appliqué
aucun traitement. La douleur s’est éteinte peu à peu.