‹ De L'EpicondylalgieChapitre 13 sur 31 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Thèse de Couderc.

D..., adjudant maitre d'armes au 14%e de ligne.

Rien à signaler dans les antécédents du malade.

Il y a 3 mois, dans le courant de juillet 1893 le malade l'affirme nettement, dans une parade de contre de quarte et frappant dans le vide, il a ressenti une violente douleur localisée à l'épicondyle qui l’obligea à cesser l'assaut. Il compare celte douleur subite à celle que doit produire un coup de fouet. Interrogé sur les autres symptômes qu’il a présentés à cette époque, le mala de nous dit qu’il n’a jamais remarqué ni dépressions, ni saillie ni coloration ecchymotique en ce point.

Il accuse toutefois une exagération nobable de la douleur à la pression faite sur l’épicondyle.

Cette douleur dont le maximum est nettement localisé à l’épicondyle, s’irradie dans les mouvements provoqués et quelque temps le début de la lésion à la partie postérieure le long duradius.

Les mouvements de pronation et de supination sont difficiles mais ceux d'extension et d’adduction de la main sont particu-

lièrement douloureux.

Un poids même léger ne peut être supporté sans réveiller aussi-

tôt la souffrance,

Quand le malade serre la main, la douleur épicondylienne se fait sentir en raison directede l'intensité du serrement. La force est notablement diminuée dans la main droite. Pendant lrois mois le malade n’a pu tenir le fer. Durant ce temps il a employé

OU des frictions aux baumes et huiles de toutes sortes, le massage les bains, sans en ressentir le moindre soulagement.

C’est alors que le malade est venu à la clinique électrothérapique de l'hôpital Saint-André pour se faire traiter.

11 fut soumis pendant une mois à raison de trois séances par semaine à l’action du courant galvanique et des badigeonnages faradique . Il ne peut donner de renseignements sur l’intensité des courants employés. Au bout de douze séances du trai-

tement éleclrique le malade a obtenu une guérison complète.

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