OBSERVATION X
M, Féré, médecin de Bicêtre.
M.., épileptique, 32 ans, sans antécédents névralgiques, était Sorti en permission le 4 octobre. Il était rentré ivre, mais le lendemain me paraissait présenter d’autres troubles que de la courbature ; il fut occupé une grande partie de la journée à étendre du gros linge. Il éprouva une difficulté inusitée en étendant les avant-bras et les mains, si bien qu'il fut obligé de renoncer à son travail plutôt à cause de la fatigue qu'à cause de la douleur.
. Ce n’est que dans la soirée après plusieurs heures de repos que la douleur se fit sentir non seulement à propos des mouvements mais aussi spontanément.
11 éprouvait des élancements à la partie supérieure et externe de l’avant-bras dans les masses musculaires symétriquement des deux côtés. Le lendemain l’impotence douloureuse avait augmenté, tous les mouvements de l'avant-bras et de la main étaient pénibles. Il n’y avait aucun changement de l'aspect extérieur ; mais la pression était douloureuse non seulement au niveau de l’épicondyle, le long du deuxième radial externe de l’extenseur commun des doigts, de l’extenseur du petit doigt et du cubital postérieur mais aussi le long du radial externe el du long supinateur jusqu’à leurs insertions humérales. Les
différentes parties étaient plus sensibles du côté gauche.
Le malade n’a pu reprendre son travail qu’au bout de 8 jours et encore était-il très gêné par la douleur à chaque contraction. La pression des muscles était encore sensible. Huit jours plus
“tard l’épicondyle était encore douloureux.
} OBSERVATION XI 7 M. Féré, médecin de Bicêtre.
Mme B..., 40 ans, a eu autrefois des accidents hystériques et
elle a conservé longtemps de la douleur dans le flanc gauche,
douleur qui a disparu après la cessation des règles à 38 ans.
Actuellement elle ne présente aucun stigmate nystéri que, .
elle a souffert autrefois de névralgies dentaires. Après avoir lavé à la brosse pendant une après-midi exposée à un courant d’air elle sentit une douleur dans la région externe du coude gauche. Les mouvements d'extension de la main étaient douloureux. Quand elle se présente le lendemain à la consultation 14 avril 1896, elle tient ses doigts demi-fléchis, la main légèrement étendue ; l’entenseur commun, l’extenseur du pelit doigt et le cubilal postérieur sont sensibles à la pression, principalement à quelques centimètres de leur insertion supérieure et l'épicondyle est lui-même douloureux. 1l suffit de corriger l’extension de la main pour provoquer de la douleur à la partie supérieure des muscles ,ndiqués. La malade affirmant qu’elle allait devenir paralysée se lamentait, au lieu de se borner à lui conseiller un repos relatif on [ui recommanda le repos complet et les onctions avec la pommade belladonnée.
Elle guérit en une quinzaine de jours comme les autres malades.
OBSERVATION XII M. Féré, médecin de Bicêtre.
Madame CG... 29 ans, sans antécédents névropathiques
ni arthritiques, est employée à la lingerie depuis trois ans.
Elle a souvent porté de lourdes charges sur les bras et n’a
PTE UN
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