PAP
jamais été atteinte de rien qui ressemble à la douleur actuelle, :
On avait placé sur ses avant-bras fléchis en supination les mains formant crochet, une certaine œuantité d’alèzes. La personne qui la chargait était placée sur une échelle et disposait de haut les pièces de linge ; le chargement était encore incomplet lorsqu'elle dut monter pour prendre le linge dans un casier plus élevé, au lieu de le déposer doucement sur la partie supérieure de la charge elle jeta un paquet d'alèzes. La malade éprouva un choc douloureux au-dessous des coudes ; mais elle ne lâcha pas prise et put porter sa charge à destination à l'autre extrémité de ja salle.
Quand elle fut débarrassée de son fardeau la douleur n'avait
- pas disparu, elle dut renoncer au travail parce que les mouve-
meuts de flexion de l’avant-bras étaient trop pénibles. Le lendemain, 3 avril, lorsqu'elle fut amenée dans le service, la douleur avait diminué, elle pouvait faire des mouvements de flexion et d'extension sans trop de gêne et à l’état de repos, il ne restait qu’une sensation locale de tension au-dessous du pli du coude. Il n'existe aucune modification extérieure, c’est le
mouvement de supination qui est pénible. La pression des
* muscles fléchisseurs n’est pas sensible. Celle du long supina-
teur est plus sensible que celle du côté opposé mais ne frapperait pas l’attention. Aucune sensibilité sur le trajet des nerfs. L’épicondyle n’est que peu sensible mais la pression profonde directement au-dessous du condyle de l'humérus au-dessous et en dehors de la tubérosité occipitale du radius et en dehors le pourtour de la tête du radius est extrêmement douloureux.
La douleur s'étend en bas sous le long supinateur dans une étendue de 5 à 6 centimètres. Si on serre transversalement le long supinateur, il est à peine sensible. Les mêmes phénomènes
existent des deux côtés mais bien plus marqués à gauche. Quand
ON la malade est revenue le 14 avril, la douleur à la pression avait
disparu, elle avait repris le travail le lundi 6.