‹ De L'EpicondylalgieChapitre 25 sur 31 · NP: - ANNE · texte numérisé non relu

NP: - ANNE

DC De à 2

Rd 1 2 2

. Enfin que l’algie soit spontanée, ou qu’elle soit le résultat de la pression, dans un cas comme dans l’autre, elle se produit toujours à l’occasion des contractions de la masse

musculaire épicondylienne.

Cette épicondylalgie semble s’irradier à la région antéro-externe de l’avant-bras, quelquefois aussisur la tête du Radius et jusque dans la main. A la pression comme le fait remarquer justement M. Molle les muscles sont indolores mais viennent-ils à se contracter, la douleur apparaît et retentit sur l’épicondyle.

À linspection de l’avant-bras on ne trouve ni déformation ni gonfiement, aucun changement de couleur l’aspect de l’articulation est normal. Rien en un mot ne peut faire supposer une altération quelconque de ia région du coude. Ce sont là des signes négatifs accessoires, mais précieux, et qui ont leur importance comme nous le verrons au chapitre du diagnostic.

Après le signe pathognomoni que, nous trouvons un autre symptôme très important. Quand, voulant faire contracter les muscles de l’avant-bras, on prie le malade de serrer fortement la main qu’on lui tend, on est frappé du peu de force qu’il développe, et comparant avec le côté sain on constate une différence très appréciable. Aucune des observations ne relate ce fait. Nous l'avons constaté d’une façon constante chez tous nos malades. Nous considérons cette diminution notable de la force musculaire comme un excellent signe.

Nous avons également signalé dans 5 de nos observations une certaine difficulté dans l’opposition du pouce avec

* lannulaire et le petit doigt.

Cette impotence fonctionnelle jointe à l’épicondylalgie mettent les malades dans la nécessité absolue de supprimer tout travail du membre.

Il est un troisième symptôme dont la valeur au point de vue du diagnostic est considérable. C’est la localisation dans certains muscles de cette affection douloureuse. Quels sont ces muscles ?

D’après toutes les observations nous pouvons conclure que ce sont ceux qui concourent aux mouvements d’extension de l’avant-bras seulement, ou bien encore aux mouvements combinés d’extension et de préhension.

Quand un malade se présente, il a son avant-bras en demi-flexion supprimant ainsi ou atténuant son épicondylalgie. Si on lui ordonne de mettre son avant-bras en extension il ne le peut ou s’il y arrive ce n’est qu’au prix de très vives douleurs. Lui fait-on serrer la main qu’on lui tend, la douleur s’accuse encore très intense.

Enfin il nous reste à voir quel est l’état de la sensibilité aussi bien au froid et à la douleur que de la sensibilité tactile. Nous ne relevons rien de particulier dans les observations citées. Pour notre part nous avons examiné minutieusement les malades à ce point de vue et nous avons trouvé l’état de ces différentes sensibilitès absolument normal.

Résumons maintenant et voyons quels symptômes doit prèsenter un malade atteint de cette affection. T1 doit avoir:

4° L’Epicondylalgie pouvant s’irradier aux muscles épicondyliens et à la tête du Radius ;

2 Une diminution de force musculaire dans l’avant-bras

Le

ON

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3° Une impotence fonctionnelle dans les mouvements d'extension avec préhension. En possession de ces signes principaux, quand n’on n’a ê “trouvé à jinspection ni déformation, ni gonflement, ni rougeur de la partie douloureuse, ni troubles trophiques ni troubles sensitifs, et qu'aucun symptôme de paralysie en] 'est constaté, le diagnostic s’impose.

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