PATHOGÉNIE
Quelle est la pathogénie de cette affection douloureuse ? Sommes-nous en présence d’une « névralgie professionnelle », comme l'ont appelèe MM. Bernhardt et Molle, d’une amyosthénie, d’une rupture tendineuse ou musculaire ou bien encore d’une névrite ?
Cette affection n’est pas une névralgie de l’avant-bras; car, dit M. Féré « s’il n’est pas douteux que la douleur est « liée à la présence des nerfs il n’est pas moins certain
« qu’elle ne peut pas être rattachée à une lésion d’un
« cordon nerveux déterminé, l’affection ne saurait done « répondre au terme de névralgie, c’est une douleur, une « algie qui siège avec une prédominance marquée au ni- « veau de l’épicondyle. Cette douleur épicondylienne ne « répond pas à la définition des névroses fonctionnelles « qui ne se manifestent qu’à propos de l'exercice d’une « fonction spéciale.
Est-ce un épuisement musculaire, qu’il soit survenu brusquement ou lentement, est-ce une amyosthénie ?
L'hypothèse est séduisante. Cette affection douloureuse pourrait se rapprocher de la douleur que l’on rencontre dans tous les muscles qui ont trop fonctionné. Ce serait
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un épuisement musculaire qui plus intense que la simple fatigue, n’irait cependant pas jusqu'à la crampe. Ce serait pour ainsi dire un moyen terme, un êtat intermédiaire.
Par suite du fonctionnement exagéré des muscles, nous savons qu’il se produit des substances toxiques qui sont de véritables poisons et dont l’action se fait sentir sur l’élément fibrillaire en le rendant douloureux. C’est là la douleur des chasseurs et des coureurs pouvant quelquefois être suivies de véritables crampes.
Epuisé, le muscle refuserait de fonctionner normalement, ce qui constituerait la parésie et même pourrait aller jusqu’à la véritable paralysie.
Alors, pourquoi telindividu serait-il plus prédisposé que tel autre qui fera le même travail, aura la même fatigue.
C’est là, nouvelle hypothèse, qu’on pourrait faire intervenir les névrites et rechercher les causes premières, les véritables causes déterminantes : l’alcoolisme, le saturnisme, la syphilis et l’hystérie.
M. Couderc dans sa thèse émet l’idée que la douleur est le résultat de la rupture ou dela distension des fibres tendineuses ou musculaires.
Dans ce casnous devrions constater une ecchymose ainsi qu’une légère déformation.
Il est vrai que M. Couderc dans ses deux premières observations signale, un peu de gonfiement au point où se produisit la douleur, mais c’est le malade qui, ciuq ans
après, le lui raconte.
M. Couderc n’a pu le constater lui-même et a dû s’en
rapporter au malade. Dans la seconde observation on ne