‹ De L'EpicondylalgieChapitre 30 sur 31 · LEO · texte numérisé non relu

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peut non plus affirmer l'existence du gonflement puisque le malade en a encore été le seul témoin.

Il en fait une ténosite consécutive à une rupture tendi-

neuse voilà comment: « Si dans une rupture musculaire, « cela est suffisamment démontré, ilse produit une myosite

« consécutive; pourquoi à la suite d’une rupture tendi-

« neuse ne pourrait-il pas exister une ténosite et par pro- « pagation une myosite d’ailleurs assez limitée dans notre « Cas. »

Nous l’avons dit plus haut, il ne s’agit pas là de ténosite ni de myosite consécutive car nous ne trouvons dans l'affection qui nous occupe ni rougeur, ni gonflement, ni relief plus considérable des muscles.

En admettant que la conception de M. Couderc puisse

expliquer cette épicondylalgie consécutive à uneffort violent, comment expliquer la rupture tendineuse et muscu- laire dans les cas où il n’y à eu aucun effort, et où cette douleur ne survient qu’à la suite de mouvements modérés mais répétés comme dans lesobservations de M. Molle et nos observations.

Le pronostic n'offre aucune gravité. Cependant si les malades n’ont aucune complication à redouter, leur impotence fonctionnelle est suffisante pour leur faire interrompre tout travail.

La durée de cette affection est variable, et si parfois elle ne dure que quelques jours comme dans les cas cités par M. Féré elle va aussi jusqu’à persister six mois. C'est la durée la plus longue que nous ayons constatée.

Malgré la bénignité de cette affection il faut intervenir le plus tôt possible.

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