TRAITEMENT
Nous n’avons pas la prétention d’instituer un traitement infailhible. Nous allons nous borner à signaler les résultats satisfaisants obtenus par le repos et le massage.
Quatre des malades dont nous avons exposé les observations plus haut ontèté traités etguéris par ce traitement. Les deux premiers sont les malades de MM. Paul Raymond et Triboulet (Observations XV et XVI. Les deux autres sont les malades des observations XVIII et XIX, malades que nous avons massés et suivis.
La malade de l’observation XVIII est une femme, elle présentait à la suite du surmenage de son bras droit tous les symptômes de l’épicondylalgie:
Elle avait consulté antérieurement et avait pris du salicylate de soude, de l’antipyrine, on lui avait fait de la révulsion, pointes de feu et vésicatoires. Elle souffrait toujours.
Connaissant les résultats obtenus chez les malades des observations XV et XVI nous lui fimes du massage, lui conseillant en même temps un repos absolu.
Les séances furent faites pendant quinze jours, une pa
jour, leur durée ne dépassait pas 1 /4 heure. Les manœuvres consistaient en effleurage et pétrissage légers ; après chaque séance la malade accusait dans l’avant-bras un bien-être auquel elle n’était pas habituée, enfin au bout de 15 séances notre malade put reprendre ses occupations.
La deuxième observation est celle d’un jeune homme de 15 ans plongeur de son métier.
La douleur datait d’un mois. On lui fit suivre le même traitement. Repos et massage et après la dixième séance le malade pouvait serrer la main sans douleur et supporter la pression sur l’épicondyle. Il a repris son travail.
Nous croyons aussi qu’il faut bien s’assurer des antècédents des malades et rechercher s’il n’existe point de syphilis, d’alcoolisme, de saturnisme ou d’hystérie.
Ce qui le prouve c’est le Cas enregistré par M. Molle d’un syphilitique chez lequel il avait constaté de l’épicondylalgie et qui guérit par le traitement spécifique.
« Chez un de mes malades, ancien syphilitique, qui « avait des exacerbations nocturnes, dit-il, J'ai prescrit « avec succès le sirop de Gibert.
GONCLUSIONS
1° Il existe une affection douloureuse de lavant-bras limitée à l’épicondyle, au territoire des muscles épicondyliens et quelquefois à la tête du radius.
2° Cette affection a un signe pathognomonique qui est lépicondylalgie.
3° On peut obtenir de bons résultats dans le traitement de cette affection par le repos et le massage.