‹ De l'Épididymite syphilitique: tertiaireChapitre 10 sur 26 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(Pascalis, thèse de Paris, 1884.)

Chancre en mai 1880, — Un an et demi aprés et presque simultanément avec une gomme à la joue gauche, épididymite aiguë localisée à la tête, — Guérison en quatre semaines,

X.., quarante ans. Comme antécédents personnels, fièvre typhoïde, scarlatine et pleurésie dans son enfance. Vers quatorze ans, deux pneumonies. À seize ans, fièvre intermittente, Depuis lors, excellente santé,

Chancre en mai 1880, En juillet, roséole et plaques muqueuses dans la bouche et dans la gorge. Le traitement est difficilement supporté, Phénomènes d’intolérance,

En janvier 1881, plaques d'ecthyma qui cèdent vite au traitement.

Vers le 15 novembre, le malade éprouve des douleurs très vives dans le testicule gauche, s’irradiant le long du cordon. Elles sont spontanées et exagérées par la plus légère pression. ;

Epididyme gauche augmenté de volume au niveau de la tête, on sent une tuméfaction élastique. T'esticule sain.

Traitement. — Sirop de Gibert, { cuillerée matin et soir, à midi À gramme de KI. Repos au lit.

C’est en fin novembre 1881, c’est-à-dire dix-huit mois après le début du chancre qu’est survenue l’épididymite aiguë et c’est alors que le malade consulte le D' Reclus.

10 décembre, — Le malade qui depuis trois semaines a pris 4 grammes de KI est complètement guéri de son épididymite,

En janvier 1892, apparition d’une gomme à la joue gauche.

Traitement. — Sirop de Gibert et KI.

Depuis lors, aucun accident.

Le Ogre

Cette observation, ajoute Pascalis, nous démontre l’acuité de la lésion et l'apparition dela gomme de la joue gauche nous autorise à en faire un accident tertiaire.

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