‹ De l'Épididymite syphilitique: tertiaireChapitre 14 sur 26 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

In thèse Sonnart, 1895. (Recueillie dans le service du professeur Duplay.)

Forme subaiguë d'épididymite en 1895. — Chancre en 1882. — Epididyme droit pris en totalité: il est gros, dur, bossele. — Testicule intact. — Blennorragie antérieure. — Le traitement à rapidement raison de la tumeur, mais laisse une induration à la queue de l'organe. — Coexistence de syphilides tertiaires.

M. Marc B..., quincailler, trente-sept ans, entré jà l'Hôtel-Dieu

le 22 février 1895 pour une affection du testicule droit. Antécédents héréditaires. — Mère bien portante ; père mort

d'attaque d’apoplexie, un frère et une sœur veuve en bonne santé, Antécédents personnels, — Rhumatisme articulaire à l’âge de

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cinq ans, qui dure dix-huit mois. A sept ans, fièvre typhoïde sans complications. — En 1878, bronchite et anémie consécutive. Depuis ce temps, le malade tousse très peu et ne crache pas. En 1879, fièvre intermittente. En 1880, ictère hénin émotif.

En 1882, chancre induré à la verge,

Roséole, six semaines après, — Plaques muqueuses des régions buccale, nasale et pharyngée. Croûtes dans les cheveux. Le malade suit un traitement consistant en pilules de protoiodure d'hydrargyre à raison de 5 centigrammes par jour, Bains au sublimé. Gargarismes, Sirop de Gibert, deux cuillerées par jour.

Le traitement est suivi pendant trois ans environ, en alternant le sirop de Gibert et l’iodure de potassium.

Actuellement il présente des traces de sa vérole sous forme de syphilides cutanées tuberculo-ulcéreuses et tuberculo-croûteuses et d’un engorgement des ganglions inguinaux.

En 1892, chaudepisse non compliquée d’orchite,

Depuis cette époque, l’iodure de potassium a été continué avec des intervalles de repos. Ë

16 février 1895. — Le malade en s’asseyant se pinça le testicule droit, il en ressentit sur le moment une vive douleur et vit au bout de peu de temps se développer une tumeur qui lui tirait sur le cordon.

Un médecin consulté, l’engagea à entrer à l'hôpital, ce qu'il fit.

Il présentait, au moment de son entrée, tout les symptômes d’une épididymite blennorragique ou tuberculeuse subaiguë. L’épididyme était pris en entier ; il était gros, dur, bosselé, enchâssant le testicule qui avait conservé son volume et sa consistance ordinaires.

La partie inférieure du canal déférent contiguë à l’épididyme présente une légère tuméfaction qui aurait pu être prise pour un nodule tuberculeux de ce canal.

Cependant les bourses étaient parfaitement saines ; l'affection était peu douloureuse et l’absence de blennorragie et d’accidents tuberculeux firent penser, en raison des antécédents syphylitiques non douteux, qu’il s'agissait d’une épididymite syphiltique tertiaire,.

me Orne

On institue le traitement mixte le 8 mars. Le malade prend le premier jour 3 grammes d’iodure de po'assium. La dose en est portée le lendemain à 6 grammes : il prend en même temps une pilule de protoiodure, de 5 centigrammes.

18 mars. — On cesse le traitement,

La tumeur est considérablement diminuée et l'épididyme a presque repris son volume normal ; toutesois, la queue de l'organe est encore grosse et présente une dureté anormale. La pression, au niveau de l’épididyme, qui au début était douloureuse, montre à cette époque une sensibilité normale. x

Le malade sort de l’hôpital très amélioré.

Nous le revoyons le 3 avril. Le testicule droit est plus volumineux que le gauche, disposition qui, au dire du malade, a toujours existé. Il a une consistance et une souplesse normales, et ne présente en aucun point de sa surface, de plaques de blindage. On sent actuellement l’épididyme absolument sain au niveau de Ja tête et du corps. Il reste au niveau de la queue, sur une hauteur de 2 centimètres environ, une induration du volume d’un haricot, d’ailleurs complètement indolente à la pression.

Le canal déférent est absolument sain.

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