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flammation et les parties molles glissent facilement sur la tumeur.
La vaginale peut quelquefois être le siège d’épanchement. Nous l'avons noté dans l'observation qui nous est personnelle (obs. IT) où la présence du liquide empêchait l'examen complet de l’épididyme et du testicule.
Si l’on palpe le testicule on trouve un organe de consistance normale, sans plaques ni noyaux d’induration, sans modification de volume, ayant conservé sa sensibilité spéciale. |
Le cordon est sain. Bien que les auteurs signalent quelques cas de gommes localisées au cordon, nous n’en avons pas trouvé coïncidant avec l’épididymite tertiaire.
Passons maintenant à l'étude du syphilome épididymaire lui-même.
Susceptible d’envahir la totalité ou une partie de l’épididyme, il est le plus souvent diffus (6 fois sur 9) et intéresse tout l’organe sous forme d’une tuméfaction de consistance ferme et résistante. Cette tumeur est irrégulière. Dans certains cas, on peut nettement isoler par la palpation plusieurs noyaux dans la tête, le corps et la queue ou bien deux des segments de l’organe sont réunis en un seul nodule (obs. V). Les dimensions ordinaires de ces noyaux d’induration varient entre celles d’une noisette et celles d’une noix.
Quand la tumeur n’envahit pas tout l’épididyme, tantôt c’est la tête (obs. IV et IX), tantôt c’est la queue (obs. IT) qui est prise isolément. Mais le plus souvent, et nous insistons sur ce fait, l'organe est intéressé dans sa totalité.
Un fait important à signaler c’est la netteté avec laquelle on isole du testicule sain les noyaux indurés de lépididyme.
COR TRE Ici point de ces adhérences que l’on constate dans l’épididymo-orchite blennorragique.
Un dernier caractère propre à cette forme d’épididy-mite, et qui nous parait avoir une certaine valeur clinique, ‘consiste dans l’unilatéralité des lésions. Dans les neuf observations que nous rapportons, l'affection n’atieit qu'un seul épididyme. Allen (loc. cit.) nous cite deux cas d’épididymites bilatérales survenues huit et dix ans après le chancre, maisle tertiarisme des malades n’étant affirmé par aucun accident contemporain de ces lésions, nous en contestons la valeur clinique.
Quelle est l’évolution de cette iésion abandonnée à ellemême ?
Lorqu’elle est aiguë, le malade consulte et s’il est trouvé en puissance de syphilis on institue le traitement. On ne peut pas dans ces cas être renseigné ni sur la durée, ni sur la marche de l’affection.
Mais, il n’en est pas de même quand le néoplasme a évolué silencieusement. Le malade ne se préoccupe pas d’une affection qui ne le fait point souffrir et ce n’est que bien longtemps après le début de l’affection ainsi abandonnée à elle-même, lorsqu'une fistule s’est produite, qu’il se décide à recourir au praticien.
Les cas publiés par Thomas (obs. V) et par Allen (obs. VIet VIT) sont pleins d’enseignements au sujet de la marche et de la terminaison du syphilome. Ils nous mon trent que ces noyaux épididymaires évoluent comme tout néoplasme tertiaire tantôt vers la sclérose, tantôt vers la dégénérescence gommeuse,
Dans l'observation de Thomas, le malade portait sa tumeur depuis six mois et la palpation donnait au doigt
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la sensation d’une gomme ramollie. La durée de laffection peut donc être assez longue. Le traitement mixte suivi pendant cinq mois laisse un petit nodule induré et l’auteur ajoute à juste titre: «Gette petite induration ne disparaitra jamais, parce que vraisemblablement elle est de nature fibreuse, le contenu de la gomme ayant été complètement résorbé. »
Persistance d’un noyau scléreux après résorption du syphilome, tel est, après la guérison, le second mode de terminaison de l’épididymite tertiaire.
Dans d’autres cas et les observations VI et VIT en font foi, on peut voir l’induration épididymaire subir l’évolution classique de la gomme. La tumeur perd sa consistance ferme, elle devient le siège d’une pseudo-fluctuation, en d’autres termes elle se ramollit, Bientôt des adhérences se forment avec les tissus voisins, le scrotum devient violacé, s’ulcère, une fistule s’établit à la partie inférieure ou postérieure du sac scrotal et par l’orifice s’écoule un liquide assez semblable à une solution de gomme. (Allen.)
En résumé, début en général subaigu, induration irrégulière et souvent lotale de l’épididyme sans adhérences au testicule, tendance à la sclérose ou à l’évolution gommeuse (crudité, ramollissement, suppuration) tels sont les caractères cliniques que nous croyons pouvoir attribuer au syphilome tertiaire de l’épididyme.