‹ De l'Épididymite syphilitique: tertiaireChapitre 18 sur 26 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Anatomie pathologique.

En quoi consistent les lésions de cette épididymite tertiaire? En l’absence d’autopsie, il nous est difficile de résoudre cette question. Malassez et Reclus, étudiant les altérations histologiques qui caractérisent le sarcocèle syphilitique, nous décrivent les lésions qui peuvent se trouver en même temps dans l’épididyme.

« Ge sont les mêmes productions de tissu RE à la périphérie : la coque prend une épaisseur plus grande et la péri-épididymite l'emporte sur la péri-orchite. Des tractus scléreux parcourent l'organe et limitent des territoires où le canal parait sain. Mais la néorfomation peut être assez abondante pour étoufler le tissu primitif dont il ne reste plus trace. Dans un cas, nous avons trouvé au niveau de la tête une masse jaunâtre, du volume d'une grosse amande. »

Plus loin, nous lisons :

« Les gommes peuvent envahir le parenchyme glandu-

2290 2 lire et l’albuginée, les enveloppes scrotales, l’épididyme et le tissu cellulaire qui l'entoure. »

C’est aussi opinion de Monod et Terrillon : « L/épididyme peut être aussi le siège de gommes suppurées et fistuleuses. »

Pour Allen {loc.cit.) le processus morbide peut revêtir l'aspect de gommes minuscules disséminées dans l'organe et donnant au toucher la sensation d’un corps irrégulier et nodulaire ; il peut se présenter sous la forme d’une infiltration ou d’une hyperplasie gommeuse diffuse constituant des masses gommeuses unies, parfois de véritables tumeurs, il peut enfin évoluer vers la sclérose et l’épididyme devient alors dur et fibreux.

En résumé, sclérose ou gomme, tel parait être dans l’épididyme, comme dans les autres organes, le processus anatomique du syphilome tertiaire. Il rentre pas dans notre rôle de décrire en détail la physiologie de ce processus et nous nous contenterons, avec M. Etienne Rollet, de nous ranger à l’hypothèse tres vraisemblable d’une 2nfiltralion scléro-gommeuse épidrdymaire et surtout péri-épididymaire.

Dans l’épididymite secondaire, les lésions seraient, au contraire, de nature résolutive d’après l’opinion de Dron et de Cuilleret.

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