‹ De L'Épilepsie CardiaqueChapitre 12 sur 25 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

A l’épilepsie cardiaque, nous entendons rapporter les cas d’épilepsie tardive survenant au cours d’une affection cardio-vasculaire et en dehors de toute autre étiologie.

C'est dire qu'avant d'affirmer une relation de cause à effet avec les troubles circulatoires, on aura éliminé . l'épilepsie essentielle préexistante qui apparaît dans l'enfance, à la puberté ou pendant l'adolescence ; l’hérédité nerveuse, l’épilepsie traumatique, toutes les lésions cérébrales ou méningées, dues ou non à des troubles cireulatoires (en particulier lésion cérébrale en foyer ou lésion corticale bien déterminée et cliniquement appréciable) ; la syphilis qui peut entraîner à la fois des lésions nerveuses et vasculaires ; l’urémie, dont nous savons l'importance dans le déterminisme des convulsions ; enfin, les intoxications chroniques, et en particulier, l'alcoolisme.

Aussi aurons-nous grand soin de dépister l'existence d’une tumeur cérébrale ou méningée, d’un foyer épileptogène, d’une intoxication quelconque, et attendronsnous de faire un examen soigneux des urines et du

Lite

Sang, (fant au point de vue de la réaction de B. W.; qu’à celui de l’azotémie), avant de poser le diagnostic d’épilepsie cardiaque.

On ne peut affirmer qu’une maladie de cœur suffise toujours à développer l’épilepsie chez des sujets dont le système nerveux n’a subi aucune tare.

Peut-être la fait-elle naître plus souvent chez des prédisposés, mais de toute façon, il est certain qu'elle est la cause occasionnelle, le coup de fouet qui vient réveiller la névrose et fait surgir des accidents qui auraient pu ne jamais se produire. |

Et cependant il est des cas où de simples troubles cardio-vasculaires réalisés expérimentalement ont dé:clenché des accidents convulsifs :

Nous voulons parler de l’épilepsie anémique.

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