INTRODUCTION
L’épilepsie cardiaque n’est pas une entité morbide. bien définie et c’est vraisemblablement pourquoi, après avoir soulevé d’ardentes polémiques de 1880 à 1905, peu d'auteurs lui ont consacré de l'intérêt et elle n’a pas acquis la place qu’elle mérite dans les traités.
Cependant, quelle que soit la pathogénie que l’on veuille lui reconnaître, on peut affirmer sans réserve que de nombreux cas signalés dans la littérature médicale rapportent le fait de « grand mal » tardif apparu en dehors de toute autre étiologie chez des sujets atteints de cardiopathie.
Certains auteurs ont invoqué la rareté des crises comitiales chez les cardiaques et le faible pourcentage des épileptiques atteints d’une lésion cardiovasculaire pour conclure à la coïncidence ; et Huchard, en particulier, niait l'existence de l’épilepsie cardiaque, en dénonçant l’erreur qui consistait à la décrire, et, par conséquent, à essayer de la traiter comme telle.
Beaucoup d’autres furent séduits par les cas absolument indéniables de cardiaques présentant tardivement des manifestations épileptiques au moment précis de la décompensation de leurs lésions.